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 Mascarade

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MessageSujet: Mascarade   Jeu 18 Déc - 21:05

Je vous laisse découvrir l'histoire tous seuls, je sais pas résumer en fait.
Drarry.

chapitre 1


La nuit était claire et pleine d'étoiles. Tout semblait paisible et seuls les cris de quelques hiboux venaient déchirer le silence fragile qui régnait en cette soirée tranquille d'automne.

Harry Potter regardait le ciel du haut de la tour d'astronomie et ne pouvait retenir quelques soupirs. Sa vie semblait s'être compliquée davantage depuis la mort de Voldemort, quelques semaines plus tôt lors de l'ultime bataille entre les mangemorts et l'Ordre. Il s'en était sorti, encore une fois, et le monde était hors de danger... pour l'instant du moins. Le survivant avait cruellement conscience que les seules personnes à avoir réellement vu la fin de la guerre étaient les morts engendrés par celle-ci. Il savait que c'était pessimiste de penser ainsi mais qui l'en empêcherait ? Ron était plongé dans le coma et Hermione avait tendance à avoir la même opinion que lui.

La guerre avait fait de nombreuses victimes dans le camp du bien comme dans celui des mangemorts mais elle avait eu aussi des conséquences bénéfiques. Fudge avait été remplacé par Arthur Weasley qui s'efforçait tant bien que mal de réparer les dégâts causés par la guerre et par son prédécesseur. Les lycanthropes, les vampires et autres hybrides n'étaient plus des parias et pouvaient vivre comme bon leur semblait sous la vigilance bienveillante du service de régulation des créatures magiques régi par Remus Lupin. Certains mangemorts avaient rejoint les forces du bien ainsi que la plupart des serpentards qui voyaient là une occasion de se démarquer de leurs parents. Draco Malfoy avait même fait l'effort surhumain de se lier d'amitié avec Hermione et de cesser ses disputes avec Harry.

Une amitié se formait lentement entre le serpentard et le gryffondor mais Harry savait déjà que leur haine n'avait plus lieu d'être. Ce semblant d'entente avait commencé à apparaître à la suite d'une soirée particulièrement traumatisante pour les deux adolescents. La guerre venait juste de se terminer. Harry et Draco discutaient tranquillement dans la bibliothèque en essayant de se consoler l'un l'autre des pertes qu'ils avaient essuyé lorsqu'un gémissement venant de la pièce d'à côté les avait fait sursauter. Ils étaient allés voir ce qu'il se passait et avait assisté au spectacle d'un Sirius complètement nu embrassant un Lucius Malfoy pas plus vêtu. Les deux garçons avaient eu le choc de leur vie. La vision d'un Remus Lupin se faisant papouiller par Severus Rogue dans le couloir n'avait pas vraiment arrangé les choses.

Harry eut un léger sourire en pensant à cela. La guerre avait permis à de nombreux couples de se former. La peur de la mort, l'angoisse de perdre l'être cher sans avoir pu lui avouer quoi que ce soit avaient hâté ce genre de liaison. Quand on ne sait pas de quoi peut être fait demain, quand la mort vous semble si proche que vous croyez entendre le grincement sinistre des roues du chariot de son messager l'Ankou qui vient prendre les âmes, votre timidité et les œillères que vous pouvez avoir s'effacent en vous laissant presque sans défense. Aimer devient alors le seul moyen de se sentir vivant, de se prouver que son cœur n'est pas encore gelé et que cet impression d'étouffer sans cesse sous le coup de l'angoisse n'est qu'un effet pervers de votre imagination.

Le gryffondor eut tout de même une grimace en songeant que ces événements avaient aussi eu leur contrepartie légèrement ennuyeuse. Ginny n'arrêtait pas de lui faire des avances depuis la fin de la guerre, elle avait commencé bien avant, bien sûr, et Harry pensait qu'elle se calmerait une fois la bataille contre le seigneur des ténèbres terminée mais elle avait persisté, poussant parfois le pauvre garçon dans ses derniers retranchements. Le survivant appréciait Ginny mais la considérait plutôt comme sa sœur et n'envisageait pas de pouvoir un jour répondre à ses attentes.

En effet, le survivant était gay même s'il ne le criait pas sur tous les toits. Le monde des sorciers avait beau être plus tolérants que celui des moldus, il craignait encore de faire son coming-out, il avait peur de décevoir ceux qui l'aimaient. Il se souvenait avec clarté du jeune homme blond qui lui faisait la classe quand il était petit, de cet instituteur gentil et doux qui guérissait les bleus à l'âme à grand renfort de sourires. Il se rappelait de ce même homme, quelques jours seulement après la découverte de son homosexualité par les parents d'élèves. Il n'avait jamais cessé de sourire, même quand on l'accusait de pédophilie, même quand on lui crachait dessus au détour d'une rue. Non, monsieur Taylor n'avait jamais perdu son sourire, il souriait encore dans cette chambre d'hôpital blanche et aseptisé alors que le petit Harry, qui s'était enfui de chez lui pour venir le voir, pleurait toutes les larmes de son corps tandis que le compagnon de son maître lui frottait le dos. Son sourire était demeuré le même lorsqu'on le mit en terre quelques jours plus tard. Harry avait compris depuis ce qu'était l'homophobie et pourquoi son instituteur était mort.

Un bruit de pas le sortit de sa torpeur et il sursauta en sentant deux bras fins l'enlacer. Il étouffa un soupir et se retourna en souriant vers la personne.

"Alors, c'est ici que tu te cachais ?

-Ginny, fit le survivant avec un petit sourire forcé. Que fais-tu ici ?

-Je voulais savoir si tu as réfléchi à ma proposition... Tu sais... Mes parents seraient vraiment heureux que tu fasses vraiment partie de la famille... Et puis je t'aime depuis si longtemps, tu ne trouveras personne pour t'aimer autant que moi.

-Je sais, répondit Harry, gêné. Mais... mais j'ai besoin d'un peu de temps, tu comprends. J'ai besoin de faire le point, d'être un peu seul, tu vois ?

-Oui, je vais te laisser. Mais ne reste pas debout trop longtemps, tu as besoin de repos."

La jeune fille partit en souriant et Harry retint un soupir. Encore maintenant, il n'arrivait pas à comprendre pourquoi Ginny s'acharnait, il ne lui avait jamais fait clairement comprendre qu'il l'aimait. Certes, il pouvait dire crûment à la jeune fille qu'elle ne l'intéressait pas, qu'il la considérait comme une amie très chère mais il ne voulait pas lui faire de mal. Elle avait trop souffert lors de la guerre et il voulait la voir heureuse. Il espérait sincèrement trouver un moyen de lui faire comprendre sans trop la brusquer qu'il ne l'aimerait sans doute jamais.

La semaine qui suivit fut d'un ennui mortel pour Harry et ses camarades. La guerre les avait obligé à apprendre la plupart des sorts et potions qu'on enseignait en septième année ou, pour certains, à l'université. Ils avaient grandi trop vite, étaient devenus des adultes sans trop s'en rendre compte même le quidditch commençait à manquer d'attraits, peut-être parce que bon nombre de joueurs des équipes des différentes maisons avaient trouvé la mort ou se trouvaient dans un sale état. Le survivant continuait toujours à s'entraîner. Voler était devenu une sorte de drogue pour lui. Pendant quelques minutes, seul sur son balai, il rejouait dans sa tête certains de ses matches et oubliait pour quelques heures que la guerre avait eu lieu.
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MessageSujet: Re: Mascarade   Jeu 18 Déc - 21:07

Chapitre 2


On était samedi soir. Harry avait volé quelques heures avant d'aller se poser sur un rocher au milieu du lac. Il faisait froid et il n'était qu'en T-shirt mais il se sentait bien, serein. Il s'étendit doucement sur le sol et laissa son regard d'émeraude se perdre dans l'immensité du ciel étoilé. Il avait l'impression d'être dans l'espace, de n'avoir plus aucuns soucis. Ses cheveux noirs, qui lui tombait maintenant sur les omoplates s'étalaient doucement autour de sa tête, vagues d'ébènes et d'encre de chine sur la pierre claire. Le survivant avait certes changé durant la guerre mais il demeurait presque aussi fragile qu'une fille avec son visage fin et son corps frêle.

Au loin, il entendit le cri des loups. Pris d'une impulsion soudaine, il se leva et se transforma en un cygne aussi noir que les ténèbres. Il vola gracieusement vers la berge et se métamorphosa à nouveau, en un loup au pelage sombre cette fois. Rapidement, il rejoignit sa meute. On était un jour de pleine lune et la clairière dans laquelle l'attendaient les siens baignait doucement sous la lumière argentée.

Un chien au pelage noir et un loup garou l'accueillirent en lui faisant la fête. Perché sur la branche du seul arbre de la clairière, un faucon bleuté battit des ailes. Une panthère noire aux yeux d'onyx vint à son tour souhaiter la bienvenue au nouvel arrivant mais plus dignement que les deux canidés, un tigre blanc se contenta de hocher la tête avec indolence. Le dernier animal, une panthère des neiges au regard de mercure s'étira longuement. Tous ensemble, ils se mirent en chasse.

Après avoir batifolé quelques heures, ils se rendirent à la cabane hurlante pour pouvoir dormir un peu. Le loup-garou se pelotonna contre la panthère noir, le chien se roula en boule tout contre le tigre blanc. Le faucon bleu alla se percher sur le canapé et mit son bec sous son aile. Harry le loup alla s'allonger près de lui tandis que la panthère des neiges mettait son museau sur son dos. Un peu plus tard, alors que l'aube pointait le bout de son nez, le survivant fut réveillé par un rayon de soleil particulièrement vicieux. Ses yeux lourds de sommeil se posèrent sur les autres dormeurs. Malfoy senior et Sirius n'avaient pas bougé d'un poil, Remus s'était retourné dans l'étreinte du professeur Snape, Hermione dormait tranquillement dans le canapé et Draco... Bah Draco avait un rêve érotique à en juger par les gémissements qu'ils poussaient. Harry eut un sourire amusé et retint un fou rire le sujet du rêve du blondinet. Si on lui avait dit un jour, qu'il entendrait Malfoy fantasmer sur Ronald Weasley, le gars le plus hétéros de la planète, il aurait explosé de rire au nez de son interlocuteur.

Le survivant réussit tant bien que mal à réfréner ses accès de fou rire. Si jamais Hermione apprenait que Draco fantasmait sur son petit ami, le pauvre ne ferait pas long feu. Une idée complètement tordue germa alors dans l'esprit du gryffondor. Il pouvait utiliser ce qu'il savait à son avantage. Patiemment, il attendit que le serpentard se réveille. Il était toujours le premier à sortir du sommeil. Harry n'eut pas à attendre bien longtemps. Deux yeux gris ensommeillés se posèrent bientôt sur lui et un faible bonjour s'éleva doucement dans les airs.

"Bien dormi Drake ?, demanda innocemment le survivant.

-Oui, et toi ?

-Pas mal, j'ai entendu des choses intéressantes.

-Mon père et Black ont remis le couvert hier soir ? Je croyais qu'ils avaient arrêté de le faire devant nous depuis que mon parrain les a engueulé."

Harry eut un sourire amusé en se remémorant l'événement. C'était bien la première fois qu'il voyait le professeur Snape péter ainsi les plombs. Les deux amants pris en faute n'avaient pas pu le regarder de toute la semaine.

"Je ne parle pas de çà, reprit le survivant, mais de tes rêves. Tu as été bruyant cette nuit, tu sais ? Ron est si doué que çà dans tes songes ?"

Draco piqua un fard mais il parvint à rester digne.

"Est-ce que tu pourrais garder çà pour toi ? J'ai pas franchement envie qu'Hermione me décapite.

-Je ne dirais rien mais je mets une condition.

-Laquelle ?

-Je veux que tu fasses semblant de sortir avec moi pendant quelques temps. Ginny devient de plus en plus collante et je veux lui faire comprendre qu'elle n'a aucune chance avec moi. (ha le marché ! ha le chantage !!! trop bien !!!!!!!)

-Tu ne te serais pas trompé de maison, par hasard ?

-Le Choixpeau voulait me mettre à serpentard, pourquoi ?

-J'accepte tes conditions mais comptes pas sur moi pour coucher avec toi. Pas que tu sois moche mais j'ai ma fierté.

-Je ne crois pas t'avoir demandé de devenir un gigolo. On doit seulement faire semblant d'être amoureux. Dès que Ginny aura compris que je la considère comme ma sœur et non comme une compagne potentielle, elle me laissera tranquille et tu pourras me plaquer."

OoO

Une semaine s'était écoulée depuis la "mise en couple" des deux princes de Poudlard. Les élèves l'avaient plutôt bien pris, certains avaient même eu des visages triomphants et rapportaient à qui mieux mieux qu'ils l'avaient toujours su. Ginny elle-même avait reconnu qu'ils formaient un beau couple et n'avait pas semblé trop souffrir de sa déconvenue. Oh bien sûr, elle avait pleuré toutes les larmes de son corps quand Harry lui avait annoncé la nouvelle mais le survivant malgré sa maladresse habituelle avait su trouver les mots pour la consoler et la jeune fille avait accepté le fait que celui qu'elle aimait la considérait comme sa sœur. Draco se montrait tendre et gentil en public mais les nuits qu'ils passaient ensemble étaient peuplés de discussions sur tout et rien. Le serpentard et le gryffondor avait resserré leurs liens et étaient devenus amis.

Puis vint le jour où Ron se réveilla enfin de son long sommeil. Harry fut heureux de retrouver son ami, Draco aussi mais pour une raison tout autre. Le rouquin revint à Poudlard le premier jour de décembre alors que les premières neiges tombaient doucement sur le château, recouvrant tout de leur blancheur virginale. Tous furent heureux de le recevoir et tous les sixième année rescapés de la guerre organisèrent une fête en son honneur. Ce fut lors de cet événement qu'Harry décida de prendre Draco à part pour le libérer de sa promesse. Rester l'un avec l'autre ne rimait plus à rien puisque Ginny avait abandonné l'idée de sortir avec le survivant. De plus, le gryffondor estimait qu'il était grand temps pour Draco comme pour lui de trouver enfin chaussure à leur pied. Il savait qu'Hermione ne sortait pas avec Ron, le serpentard avait donc toutes ses chances.

"Draco, commença Harry alors qu'ils se trouvaient tous deux dans une salle de classe vide. Je te remercie énormément pour tout ce que tu as fait pour moi, et aussi pour avoir accepté de te prêter au jeu du chantage que je t'ai fait. Seulement, aujourd'hui, Ginny a enfin compris que je ne l'aimais que comme une sœur et qu'Hermione sortait avec Blaise ce qui veut dire que tu as toutes tes chances avec Ron. Par conséquent, cette mascarade n'a plus lieu d'être. Merci encore pour tout. Va dire ce que tu éprouve à Ron."

Le serpentard regarda un long moment le brun avant de le serrer dans ses bras en lui soufflant un merci. Harry sourit d'un air joyeux et accompagna Draco jusqu'au dortoir des gryffondor où avait lieu la fête puis se dirigea vers le parc le cœur en fête. Ses amis allaient tous être heureux à présent et la guerre semblait si lointaine, comme un rêve étrange dont les détails deviennent flous au fil du temps. Il ne vit pas l'ombre qui le suivait, menaçante.

OoO

Draco prit Ron à part et lui demanda s'il pouvait lui parler en privé. Le rouquin le regarda un instant d'un air surpris avant d'acquiescer doucement. Ils allèrent ensemble dans le dortoir et le roux ferma la porte magiquement afin de ne pas être dérangé par les autres. Ils s'assirent sur l'un des lits et le blond parla. Il avoua ses sentiments, il dit qu'il n'avait jamais vraiment été en couple avec Harry et lui expliqua pourquoi. Il parla encore et encore sans savoir que le roux apercevait quelque chose d'un peu particulier, de fragile dans les mots qu'il utilisait mais que ce quelque chose n'avait rien à voir avec lui. Lorsque Draco eut fini, Ron lui dit seulement ce qu'on dit dans des moments pareils : "désolé" et bizarrement le blond ne fut pas anéanti du tout ou en tout cas moins qu'il ne l'aurait cru mais il ne comprit pas pourquoi.

OoO

Harry flânait tranquillement le long du lac. Ses amis avaient tous trouvé le bonheur, son parrain allait bientôt prendre la place que Narcissa Malfoy avait laissé vacante aux côtés de son mari depuis qu'elle avait préféré suivre Voldemort plutôt que son fils et son époux et Remus Lupin s'appellerait dans quelques mois Remus Snape. Tout le monde était heureux auprès d'un être cher et Harry ne pouvait s'empêcher d'attendre avec impatience que vienne enfin son tour. Il se prit à rêver d'hommes plus grands que lui au sourire tendre et au regard amoureux.

Il sursauta lorsqu'il entendit des pas derrière lui. Il n'eut pas le temps de se retourner qu'il sentit le froid mordant d'une lame entre ses côtes. Il tomba dans les bras de son agresseur qui en profita pour lui enfoncer encore trois ou quatre fois le couteau dans son corps. Puis vinrent les coups au visage et au ventre, Harry ne sentait même plus la douleur. Son corps se refroidissait à vue d'œil autant à cause du sang qui s'échappait doucement de ses veines qu'à cause de la neige dans laquelle il était tombé. Le survivant eut le temps de voir une crinière rousse briller sous la lumière blafarde de la lune avant que les ténèbres ne l'engloutissent. Sa dernière pensée fut qu'il mourait sans regrets, il avait tué Voldemort, et que tout le monde était heureux, enfin.
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Mascarade

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