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 Le château de Draco

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MessageSujet: Le château de Draco   Jeu 18 Déc - 21:00

Voilà, j'écris depuis quelques temps et j'aurais besoin d'avis et de conseils constructifs sur mon style... et puis avouons-le franchement j'aime bien qu'on me lise ^^. Le château de Draco est une adaptation du château de Hurle de Dianna Wynne Jones (ou du château ambulant de Miyasaki) à la sauce Drarry. Les personnages et le fil de l'histoire ne m'appartiennent donc pas.

Chapitre 1 : Où Harry rencontre un étrange inconnu.


Ivalice était un pays calme et paisible. La magie y était courante. Les sorciers et magiciens côtoyaient les gens normaux sans problèmes. Dans ce monde, où les capes d'invisibilité et autres artefacts magiques étaient des objets considérés comme "banals", c'était une véritable calamité d'être l'aîné de la famille et encore plus si vous naissiez avec la "marque", cette tâche en forme d'éclair qui garantissait votre propension à porter des enfants et ce même si vous apparteniez à la gent masculine. Chacun savait que si, d'aventure, vous entrepreniez quoi que ce soit en dehors du destin qu'on réserve au premier enfant de la famille, vous étiez amené à échouer.

Harry Potter cumulait les deux. Il était né en premier dans une famille de trois garçons avec la marque. Ses frères l'avaient aussi, bien entendu, mais l'un la portait sur l'épaule et l'autre sur la hanche. La marque d'Harry, elle, avait élu domicile sur son front. Le jeune homme n'avait même pas eu la chance de naître dans une famille peu aisée, ce qui aurait, peut-être, pu lui laisser un maigre espoir de réussir à faire ce qu'il voulait de sa vie. Sa famille faisait partie de la haute bourgeoisie et de la caste si enviée des sorciers. Son père, James Potter, tenait une boutique d'artefacts magiques en tout genre, enfin en tout genre, disons plutôt qu'il était spécialisée dans les vêtements magiques tels que les capes d'invisibilité ou encore les robes chauffantes. Harry eut aussi le malheur de perdre sa mère à l'âge d'un an. Lily Potter était morte de ce qu'on appelait la fièvre des accouchées, un peu moins d'une semaine après avoir donné naissance à un magnifique petit garçon appelé Sirius. Près de deux ans plus tard, James Potter convola en justes noces avec la plus jeune des filles de la famille des chapeliers Granger, Hermione. Ce fut elle qui donna naissance neuf mois plus tard, au dernier des garçons Potter : Ronald (ou Ron pour les intimes).

Selon les croyances locales, Harry et Sirius auraient dû alors passer au second plan puisque tout le monde savait que les secondes épouses privilégiaient généralement leurs propres enfants au détriment de ceux nés du premier mariage mais il n'en fut rien. Les trois garçons grandirent dans le même esprit et s'embellirent tous les trois (même si on s'accordait à dire que Sirius était légèrement plus beau que ses deux frères). Hermione ne fit jamais aucune distinction entre les trois enfants. Elle les éleva tous avec amour et équité sans favoriser son fils plus que les autres. Elle les aimait tous les trois et les garçons le lui rendaient bien.

Monsieur Potter était plus que fier de ses trois fils et les envoya à la meilleure école de la ville. Harry s'y montra le plus studieux. Les livres le passionnaient mais, quoique d'un naturel plutôt rêveur la plupart du temps, il avait vite compris que sa vie ne promettait guère d'être vraiment passionnante au vu de son statut d'aîné de la famille. Hermione étant souvent accaparée par la boutique, c'était lui qui devait surveiller ses cadets et réparer leurs bêtises. Sirius et Ronald étaient de vrais farceurs et ne tenaient jamais en place. Ils avaient hérité du tempérament de leur père tandis qu'Harry tenait plus de sa mère. Les deux plus jeunes semblaient toujours en compétition et Sirius ne voulait jamais faire moins bien que Ron.

Bien sûr cette compétition débouchait relativement souvent sur des disputes pour le moins houleuses voire des bagarres. Et Harry devait plus souvent qu'à son tour rafistoler les habits déchirés de ses cadets à coups de baguette magique où à coups d'aiguille. Le jeune garçon avait découvert dans la couture un passe-temps agréable où ses nerfs, mis à rude épreuve par ses cadets, se détendaient. Petit à petit, il s'était mis à coudre lui-même des vêtements pour ses petits frères. Il aimait bien cela mais il ne se voyait pas vraiment le faire pour d'autres personnes que celles appartenant à sa famille. Il réalisa de bon cœur la tenue de son frère Sirius pour la fête du solstice d'été qui précéda le début de notre histoire.

Ce fut plus ou moins à cette époque qu'on commença à parler avec crainte de l'apparition de sorciers malveillants appelés mangemorts, qui prônaient la toute puissance des sorciers sur les êtres qui ne l'étaient pas, et de leur chef, le sorcier du désert, Voldemort. La rumeur disait que cet homme en voulait à la vie du fils unique du roi Dumbledore, Remus. Le roi avait d'ailleurs envoyé son meilleur sorcier, Severus Snape, en ambassade auprès du mage renégat. Le sorcier n'était jamais revenu.

Aussi, lorsque, dans les mois suivants ces événements, on vit apparaître sur l'une des collines surplombant la ville d'Amaril (ville où vivait la famille Potter) un manoir étrange aux cheminées vomissant une fumée âcre et noire, un vent de panique souffla sur la population. Chacun pensait que Voldemort et ses sbires avaient quitté le désert où ils séjournaient pour venir envahir la contrée paisible d'Ivalice. Plus personne n'osait sortir de sa maison dès que la nuit était tombée. Les gens sans pouvoirs, surtout, vivaient dans la peur de Voldemort et ses mangemorts. Cependant, le plus terrifiant dans tout cela n'était pas tant le fait que le château appartenait probablement à Voldemort mais plutôt qu'on ne le voyait pas deux fois de suite au même endroit. Tantôt, on ne pouvait apercevoir que la fumé que crachait sa cheminée car il était caché derrière les collines, tantôt il se situait à quelques mètres seulement des limites entre la ville et la campagne. Le maire de la ville songea plus d'une fois à demander de l'aide au roi tant la présence du château se faisait oppressante.

Cependant, le manoir continua de se balader çà et là sans buts précis ou réel. Un jour, les habitants finirent par apprendre à qui appartenait le château mais ne cessèrent pas de trembler pour autant. La bâtisse était la propriété du magicien Draco Malfoy et si cet homme n'était peut être pas aussi dangereux que Voldemort et toute sa clique, il n'en demeurait pas moins peu recommandable. La rumeur disait qu'il collectionnait les conquêtes qu'elles soient féminines ou masculines. Certains allaient même jusqu'à dire qu'il dévorait le cœur de ses victimes. Bref, aucuns jeunes gens, filles comme garçons, n'étaient à l'abri du danger qu'il représentait si par malheur il le rencontrait sans être accompagné. Harry, Sirius et Ron reçurent l'ordre de ne jamais sortir seuls comme tous leurs amis ce qui contraria énormément les deux plus jeunes.
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MessageSujet: Re: Le château de Draco   Jeu 18 Déc - 21:01

Où Harry rencontre un étrange inconnu part 2


Malheureusement, ils eurent un autre sujet d'accablement. Durant l'été, James Potter était mort des suites d'une mauvaise chute de cheval. Harry avait alors dix-sept ans, Sirius seize ans et Ron quatorze ans. Seul Harry était en âge de quitter définitivement l'école. Il s'était alors avéré que James avait sans doute été un peu trop fier de ses fils. La fortune des Potter avait été sérieusement entamée par le montant de leur scolarité et les dettes avait commencé à s'accumuler. Hermione réunit donc les trois fils dans le salon de leur maison juste après les funérailles.

"Vous allez devoir quitter l'école, annonça-t-elle aux garçons. Je suis désolée mais j'ai fait et refait les comptes, c'est le seul moyen pour nous de garder la tête hors de l'eau et de rembourser toutes nos créances. Aussi, et malgré votre jeune âge, vais-je devoir vous mettre en apprentissage. Sirius..."

Le jeune garçon leva les yeux vers sa belle mère. Son regard d'azur rougi par les larmes restait fier. Sa tristesse rehaussait sa beauté encore juvénile.

"J'aimerais continuer l'école, fit-il en reniflant. J'ai tous mes amis là-bas...

-Je sais que tu voudrais terminer ta scolarité mon ange, reprit Hermione. Mais malheureusement, il m'est impossible de continuer à payer l'établissement dans lequel vous êtes et toutes les autres écoles sont trop éloignées de la maison. Je ne peux pas continuer à payer une école tout en subvenant à nos besoins, c'est pour cela qu'il vous faut vous mettre en apprentissage. Sirius, tu travailleras à la boutique des Longdubat, tu sais les botanistes qui tiennent un salon de thé. Ils ont toujours besoin de nouveaux serveurs et le propriétaire de la boutique, Neville est un bon client et un ami. Il t'accueillera à bras ouverts."

Sirius baissa la tête sans rien dire. Le sourire forcé qu'il affichait trahissait son peu d'enthousiasme pour le futur métier que lui prévoyait Hermione. Cependant, il fit contre mauvaise fortune, bon cœur et dit :

"Me...merci beaucoup, je... enfin, c'est une chance que j'aime faire le thé."

Hermione soupira de soulagement et Harry ne put que la comprendre. Sirius était le plus vif des trois fils Potter et il avait une tendance très marquée pour l'intransigeance.

"Ronald, ton tour, mon chéri, reprit-elle. Je sais que tu es encore un peu trop jeune pour que tu sois capable de supporter un travail trop exigeant. Aussi ai-je décidé de t'envoyer chez mon amie Ginny Weasley."

Ron, aussi roux que ses frères étaient bruns, fixa sa mère de ses grands yeux bleus. Il semblait sur le point d'éclater en sanglots et trituraient nerveusement sa chemise noire. Cependant, son expression était tout aussi volontaire que celle de son frère.

"Ginny Weasley ? Cette dame qui travaille pour le département des aurors ?

-Oui, comme tu as toujours dit vouloir vivre de grandes aventures, j'ai pensé que ce serait sans doute le mieux pour toi.

-C'est d'accord.

-Quant à toi Harry, étant donné que tu es l'aîné de la famille, il est normal que tu apprennes le métier de créateur de vêtements magiques même si tu n'as plus grand chose à apprendre. C'est à toi que reviendra la boutique après tout."

Harry acquiesça sans grande conviction. Ce n'était pas comme s'il ne s'y attendait pas et puis Hermione avait fait les choses en fonction des rêves de ses deux frères. Lui n'en avait aucun en particulier. Il était l'aîné, s'éloigner des affaires familiales ne lui apporterait rien de bon. Il devait par conséquent se résigner.

Le surlendemain, Sirius et Ron bouclait leurs valises et partaient vers leurs apprentissages. Harry eut le cœur serré en voyant partir ses deux jeunes frères tandis que lui restait derrière. Le jeune garçon n'eut pas beaucoup de nouvelles de sa fratrie dans les mois qui suivirent. Son apprentissage lui prenait la majeure partie de son temps et il pouvait comprendre que ses deux cadets n'aient pas eux-mêmes l'occasion de lui écrire très souvent. Comme il savait déjà tout ce qu'il y avait à savoir sur son futur métier, son père ayant trouvé bon de lui en apprendre toutes les ficelles, il se mit directement à l'ouvrage. Vu que les vêtements magiques choisissaient eux-mêmes leur propriétaire, il n'était pas nécessaire de manœuvrer les clients vers l'article. Il passa donc ses journées à coudre des robes et jeter des sortilèges sur les articles obtenus. La magie l'avait toujours fascinée mais il n'avait jamais eu l'occasion d'apprendre plus que les sorts nécessaires à sa profession. Il réussissait particulièrement bien son travail mais ne discutait guère avec les autres. La plupart des employés le tenaient à l'écart, pensant, à raison ou non, qu'il hériterait sans aucun doute de l'affaire.
Le plus intéressant, à son avis, était les conversations et babillages des clients. De l'endroit où il travaillait, Harry entendait de nombreuses choses plus ou moins dignes d'intérêt. Le sujet le plus passionnant pour lui était celui du magicien Malfoy. Les chalands se mettaient souvent à parler à voix basse dès qu'il était question de cet homme mais Harry arrivait toujours à comprendre ce qu'ils se disaient. Les murmures devenaient apeurés lorsqu'il était question du sorcier du Désert et ses serviteurs.

L'autre occupation d'Harry était de parler aux vêtements qu'il ensorcelait. Il les flattait légèrement comme on peut flatter des clients, prenant cela comme une sorte de jeu. A telle cape mordoré ou à tel costume, il disait :

"Tu feras chavirer les cœurs et une dame de la haute société tombera sans doute sous ton charme."

"Toi, c'est sûr que tu feras de grandes choses et que tu réussiras tout ce que tu entreprendras."

Et le plus étrange dans tout cela c'est que ce qu'il disait avait tendance à se réaliser. Le magasin commença à avoir une affluence telle qu'Harry fut bientôt obligé de prêter main forte aux vendeurs et passer un tablier gris autour de sa taille. Il devait souvent emporter de l'ouvrage avec lui et le finir tard dans la nuit. Sa vie lui semblait morne et sans saveur. De temps en temps, il se regardait dans le miroir. L'image qu'il lui renvoyait était celle d'un adolescent maigrelet au visage trop fin pour être vraiment celui d'un garçon et aux yeux vert éteints derrière des lunettes comme des culs de bouteille. Hermione avait toujours essayé de le convaincre de se faire soigner sa myopie mais Harry avait à chaque fois refusé. Ses lunettes étaient son bouclier. Il se promit cependant de sortir plus souvent et d'aller rendre visite à Sirius qui selon les rumeurs attiraient les hommes et les femmes comme des mouches.

Il ne tint sa promesse que quelques mois plus tard, lors de la fête du solstice d'été. La ville lui paraissait infranchissable mais il prit son courage à demain. Ce ne fut qu'en arrivant sur la grande place qu'il se souvint de l'interdiction de sortir seul à cause de la menace du mage Draco Malfoy. Il chassa vite cette pensée. La place était bondée, un enlèvement ne passerait pas inaperçu. Cette pensée le rassura mais il ne put empêcher la bile d'envahir sa gorge. Voir tant de monde sur la place lui donnait la nausée. Il n'aimait pas la foule.

Les terrasses des auberges étaient noires de monde. Des groupes de jeunes gens attablés regardaient les filles, ou les garçons selon les préférences du moment, passer devant avec concupiscence. Harry surprit un certain nombre de ces regards posés sur lui. Il secoua la tête. Il ne se pensait pas assez séduisant pour attirer ainsi les regards et surtout pas dans ce costume gris qu'il portait.

Un jeune homme de son âge attira plus particulièrement son attention. Il était habillé relativement simplement, fait étrange pour une telle occasion, d'un jean noir moulant et d'une veste en cuir de la même couleur par-dessus une chemise blanche. Harry le trouva beau avec ses cheveux blonds noués en catogan et ses yeux d'un gris bleuté. Il fut cependant pris de panique lorsque l'inconnu l'aperçut, sourit et commença à s'approcher. Il se blottit alors dans le renfoncement d'une boutique pour tenter de lui échapper. L'autre parut légèrement surpris.

"Et bien, et bien, fit-il doucement. Ce n'est pas la peine de paniquer ainsi, petit chaton apeuré, je ne veux pas vous manger mais vous proposer mon aide. Vous semblez perdu et je pensais pouvoir vous aider."

Harry se mit à rougir violemment mais ne baissa pas le regard. Il plongea ses yeux d'émeraudes dans le ciel d'orage de l'inconnu et remarqua qu'il était peu expressif. Son regard ne brillait pas et était éteint.

"Ne vous inquiétez pas monsieur, répondit Harry. Je vais voir mon frère. Il travaille chez Longdubat, ce n'est plus très loin.

-Vous êtes sûr que çà va aller, insista l'étranger. Vous semblez prêt à vous évanouir.

-Oui, çà ira. Je vous remercie de votre proposition mais je dois vraiment y aller.

-Très bien, dans ce cas, sourit le jeune homme. Je vous souhaite une bonne journée petit chat."

Harry remercia encore une fois et s'en fut. Il put sentir le parfum de l'homme lorsqu'il passa près de lui. Des effluves de rose et de jasmin l'escortèrent jusqu'à la boutique des Longdubat.

Sirius entraîna Harry dans une remise où on entreposait les gâteaux sortis du four et les différentes sortes de thé mais qui faisait également office de salle de repos vu les tables et les chaises ainsi que le billard qui se trouvaient là. Le cadet prit une pâtisserie et la tendit à son aîné tout en lui faisant signe de s'asseoir dans un fauteuil. Il se plaça en face de lui et fit apparaître une théière fumante.

"Bois çà, dit-il en tendant une tasse à Harry. Tu es tout pâle, çà te fera le plus grand bien et mange aussi. Tu as une tête épouvantable et tu es tout maigrelet. Tu te nourris bien au moins ? Je sais que tu mange peu mais fais attention à ta santé. Et je suis sûr que tu travailles comme un dingue en plus...

-Je vais bien Siri, le coupa Harry en souriant. C'est juste que je ne suis pas habitué à sortir de mon atelier et tu sais que j'ai horreur de la foule.

-Tu aurais pu venir un autre jour si ce n'est que cela !

-Je travaille les autres jours. Je n'ai pas le temps de sortir.

-Si tu le dis...

-En tout cas, reprit Harry. Cela me fait plaisir de te revoir Sirius, tu m'as tellement manqué !

-Moi aussi je suis heureux que tu sois venu mais encore plus que tu sois assis. Parce que tu vois, je ne suis pas Sirius...Je suis Ron."
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MessageSujet: WaOuH   Jeu 18 Déc - 21:23

C'est vraiment super ... je me languie de voir la suite!! t'écris vachement bien quand même ! Voui voui voui ... je veux la suite *-* frenchement l'histoire est géniale..BravoooOOOOooooo *calin*

Mtn la suite XD bisouuus
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MessageSujet: Re: Le château de Draco   Jeu 18 Déc - 21:35

Merciiiiiiiiiiii Mat.

Où Harry est transformé en vieillard


"Je te demande pardon , s'exclama Harry en se relevant brusquement. Qu'as-tu dis ?"

Le jeune garçon devant ressemblait pourtant trait pour trait à Sirius. Il portait l'habit de deuil de Sirus, avait ses yeux d'un bleu sombre et ses cheveux noirs.

"Je suis Ron, répéta son vis-à-vis. Qui as-tu surpris un jour en tran de reteindre toute la garde robe deSirius en rose bonbon ? Qui s'est cassé la jambe alors qu'il essayait d'atteindre ton balcon la nuit parce qu'il avait voulu resté plus longtemps à la fête de l'un de ses copains, était rentré bien après le crépuscule et que tu avais soigné en secret d'un seul coup de baguette magique ? Je ne l'ai jamais dit à personne et surtout pas à Sirius et toi ?

-Bien sûr que non, répondit Harry en se rasseyant. Tu sais bien que je ne suis pas du genre à rapporter. Et puis c'étaient tes affaires, je n'ai fait que t'aider du mieux que je pouvais.

-Tu vois."

A présent, Harry commençait à reconnaître Ron sous l'aspect de Sirius. C'était bel et bien les intonations claires et précises de sa voix, sa façon de regarder les gens droit dans les yeux, sa manie de ramener une mèche derrièr son oreille en signe de nervosité.

"Je dois t'avouer que la perspective de ta visite m'effrayait un peu. J'avais peur de tes réactions en apprenant la vérité. Je n'ai jamais pu te mentir. Tu parvenais toujours à deviner le mensonge, même bien dissimulé, rien qu'en lisant dans mon regard. Tu te rend toujours compte des supercheries. Maintenant, promets-moi que tu ne le raconteras à personne, s'il-te-plaît, je sais que tu tiendras parole.

-Si tu veux... C'est d'accord mais j'aimerais quand même avoir une explication.

-Sirius et moi, on s'est arrangé, répondit Ron en passant la main dans ses cheveux. Il voulait devenir auror, pas moi. Tu sais comment il est. Sirius a besoin d'action, ilest intelligent et courageux. Il ne désirait pas passer la fin de sa vie dans une herboristerie ou un salon de thé. Cependant, va expliquer cela à ma mère ! Elle estime que Sirius est trop agité, qu'il lui faut une vie calme. Elle ne voudra jamais reconnaître qu'elle peut avoir tord parfois"

Harry acquiesça. Hermione avait de nombreuse qualité mais elle était aussi têtue qu'une mule et plutôt intransigeante.

"Et alors ? Comment avez-vous fait ?

-J'ai passé deux semaines à lire des livres chez Ginny. J'en ai trouvé qui parlait d'une potion dérivée du polynectar qui permet de prendre l'apparence de quelqu'un d'autre pendant une période relativement longue et dont les effets s'estompent peu à peu. J'en ai parlé à Sirius. Il était d'accord. Alors j'ai demandé à Ginny, quelques jours de congé en prétextant que ma famille me manquait, elle a tout de suite accepté. J'ai pris la potion que j'avais faite avec moi et Sirius et moi nous l'avons bu. Et avant que tu dises quoi que ce soit, oui j'ai fait vérifier la mixture par un spécialiste. Sirius est parti chez Ginny et moi j'ai pris sa place ici. Il m'a fallu un certain temps d'adaptation, bien sûr, mais maintenant tout va pour le mieux. Les gens sont gentils avec moi et j'aime bien mon boulot. Quant à Sirius, vu que Ginny ne l'a pas renvoyé chez nous avec un coup de pied au derrière, je suppose que tout se passe bien pour lui."

Harry resta quelques instants sans parler et but lentement quelques gorgées de thé.

"Pourquoi as-tu voulu faire cela ? Pour Sirius, je comprends mais toi ?

-Tu me promet de ne pas rire ?

-Bien sûr.

-J'aimerais me marier et avoir toute une ribambelle d'enfants. J'aime les hommes, tu le sais, alors la marque que je porte sur mon omoplate droite est une véritable bénédiction pour moi. La potion commence peu à peu à ne plus faire effet. Je redeviens Ron graduellement. Gràce à cela, je vais pouvoir savoir si le garçon qui me courtise en ce moment et qui me plaît bien m'aime pour moi-même ou non."

Harry le regarda un instant. La situation lui paraissait légèrement irréelle. Ron voulait des enfants ? Le brun retint un éclat de rire. Il avait vraiment l'impression d'être tombé dans la quatrième dimension.

"Bah vas-y, fit Ronald un peu vexé. Marres-toi, je te dirai rien.

-Excuse-moi Ron, dit Harry en pouffant. Mais j'ai vraiment beaucoup de mal à te voir entourer d'enfants, non pas que tu ne ferais un "mapa" merveilleux, mais tu peut être parfois si puéril. Et puis tu es si jeune...

-Je sais bien. C'est pour cela que je peux prendre mon temps pour réflechir et tourner la question dans ma tête. Je pense que maman sera heureuse d'avoir pleins de petits enfants même si elle va nous passer un sacré savon à Sirius et à moi pour avoir légèrement pris une autre direction que celle qu'elle nous a choisi. En parlant de cela, tu veux vraiment reprendre la boutique de papa ?

-Et bien, je suis l'aîné et puis c'est pas si mal...

-Ah non Harry, le coupa Ron. Ce genre de niaiseries, c'est bon pour maman et même elle sent bien que tu n'es pas heureux. Elle vient souvent me voir tu sais ? Bien sûr, elle pense rendre visite à Sirius mais elle s'épanche pas mal. Maman s'inquiète énormément pour toi. Elle voit bien que tu n'es pas vraiment heureux et que le métier de papa ne te plaît pas plus que cela. Elle aimerait vraiment que tu en parles avec elle, que vous puissiez discuter de ton avenir. Elle t'aime beaucoup, autant que nous, et a l'impression de s'être trompée largement sur tes envies mais ne sait pas quoi faire.

-Je ne veux pas l'inquiéter.

-C'est justement le contraire que tu fais. Je sais que ma mère peut être très intransigeante, crois-moi je la connais, mais il lui arrive parfois de voir ses erreurs. Il faut juste qu'elle les ait sous le nez. Tu sais qu'elle s'en veut de nous avoir retiré de l'école ? Elle aurait aimé pouvoir faire autrement mais elle n'avait pas vraiment le choix. C'est vrai que maintenant, la boutique marche pour le mieux mais nous sommes déjà tous en apprentissage... Alors elle ne peut qu'espérer nous voir heureux et tu ne l'es pas grand frère. Tu as pourtant toujours été le plus rêveur d'entre nous et le plus fragile aussi peut-être est-ce pour cela que tu ne parviens pas à prendre ton envol. Regardes-toi Harry. Tes yeux sont vides, où est-elle passée cette lueur que papa aimait tant ?

-Ron, je..."

Harry ne put terminer sa phrase. Un serveur aux cheveux châtains et aux grands yeux clairs fit irruption dans la pièce. Il eut un grand sourire en voyant Ron-Sirius dans la pièce.

"Te voilà toi, rit-il. On te demande en salle Sirius donc, désolé mais tu vas devoir dire au revoir à ton frangin.

-Compris Kevin, j'arrive tout de suite."

Ron raccompagna son frère à l'entrée de service du magasin. Il le laissa là tout en lui demandant de réflechir à ce qu'il lui avait dit. Harry soupira. Il était l'aîné de la famille. Son devoir était de reprendre en main le commerce de leur père mais son coeur se rebellait à cette idée. Il aurait aimé vivre une aventure, quelle qu'elle soit, juste pour se dire que sa vie valait ne serait-ce qu'un peu la peine d'être vécue.
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MessageSujet: Re: Le château de Draco   Jeu 18 Déc - 21:38

Où Harry est transformé en vieillard part 2


Les semaines qui suivirent ne lui laissèrent guère l'occasion de réflechir. Le travail prenait tout son temps et s'il dormait encore un peu la nuit, ce n'était que parce qu'Hermione venait lui arracher son ouvrage pour le mettre sous clefs. Harry devait se rendre à l'évidence, sa belle-mère s'inquiètait plus qu'un peu. Il pouvait voir une lueur angoissée dans les grands yeux chocolats à chaque fois qu'ils se posaient sur lui. Bien des fois, Hermione vint vers lui dans l'espoir d'avoir une conversation et à chaque fois il fuyait. Elle laissa alors tomber.

Le mois de juillet venait à peine de commencer lorsqu'un client assez étrange vint dans la boutique Potter. Harry était resté seul ce jour-là. Hermione, malade, avait dû aller se coucher et les autres vendeurs et vendeuses étaient en congé. Une cliente était arrivée dans la matinée pour des retouches. Le jeune garçon les avait faites de bonne gràce et la femme était repartie plus que satisfaite de son ourlet.

L'après-midi venait à peine de commencer quand Harry entendit à nouveau le carillon de l'entrée. Un homme d'une vingtaine d'années pénétra dans la boutiques en compagnie de deux autres, l'un plus jeune, l'autre plus vieux. Comme ils étaient entrés ensemble, Harry pensa qu'ils devaient se connaître. Il remarqua que l'homme de vingt ans semblait commander les deux autres. Il avait les cheveux et les yeux aussi sombres que les ténèbres.

"Bonjour, dit-il d'une voix froide et hautaine. Je cherche une cape d'invisibilité. On m'a dit que vous en faisiez de très efficaces.

-Oui monsieur, répondit Harry. Si vous voulez bien vous donner la peine d'attendre quelques instants, je vais chercher les modèles que nous avons en stock."

Harry montra toutes les capes d'invisibilité que le magasin possèdait. Le client les refusait une à une en faisant la grimace. Ses deux accompagnateurs semblaient de plus en plus mal à leur aise. Ils paraissaient n'avoir plus qu'une envie : partir.

"Tout ce que vous me montrez est relativement surfait, finit par dire l'homme. Les sortilèges sont puissants mais l'allure générale est peu avantageuse. Je me vois mal porter ce genre de fripes sur le dos et ce meêm si je suis invisible.

-Nous ne sommes qu'une petite boutique dans une ville modeste, rétorqua Harry qui commençait à perdre patience. Vous n'êtes pas ici dans un de ces grands magasins de la capitale, monsieur. Si vous vouliez des capes vraiment luxueuse, vous n'avez pas frappé à la bonne porte ! Je me demande vraiment pourquoi vous êtes entré ici, sachant cela !

-Je suis venu ici, dit le client sur une voix étrangement basse, parce que je prend toujours la peine de venir jauger mes concurrents potentiels. Maintenant que je vous vois, Harry Potter, je me dis que votre caractère et votre concurrence ne valent sans doute pas la peine que je m'y arrête. Cependant, vous vous dressez tout de même contre moi et je punis toujours ceux qui osent me défier. A l'avenir, refléchissez-y à deux fois avant de vouloir être le concurrent de Voldemort."

Il leva la main et prononça quelque chose qu'Harry ne comprit pas.

"Alors c'est vous Voldemort , demanda-t-il d'une voix qui lui parut beaucoup trop chevrotante à son goût. Je vous imaginais plus effrayant.

-C'est exact, répondit le sorcier avec un semblant de sourire. Et toi, tu n'es plus rien. Peut-être apprendras-tu alors à éviter de me voler ce qui m'appartient.

-Je ne vous ai rien volé du tout !

-Cessez de mentir ! J'ai des yeux et des oreilles partout vous savez ! Lucius, Snape, venez ! (Les deux autre hommes le suivirent tandis qu'il sortait tranquillement de la boutique) Ah ! Et avant que je parte, vous ne pourrez parler à personne de ce charme."
Le bruit de la porte se fermant fit sortir Harry de sa stupeur. Il eut un rire hystérique qui lui parut chevrotant, pourtant, ce n'était pas ce foutu sorcier qui lui faisait peur. Il porta ses mains à ses tempes pour se les frotter longuement et remarqua qu'elles étaient ridées. Il se tourna vers un miroir et retint un cri d'effroi en se voyant. Il avait vieilli, abominablement vieilli. Il se sentit saisi d'une colère froide en songeant qu'il devait sans doute cela à ce satané Voldemort.

Il monta dans sa chambre. Il boitillait un peu mais s'en moquait pas mal. Sa nouvelle situation ne le dérangeait pas plus que cela. Il avait une excuse pour partir. Il ne pouvait décemment pas rester chez lui. Hermione risquait de ne pas s'en remettre si elle le voyait ainsi.

Il prit quelques vêtements de rechange et sa bourse. Hermione le payait pour son travail et largement. Il ne riquat pas de manquer avant un bon moment. En se dirigeantvers la sortie, il fit un détour par la cuisine et prit une miche de pain, du fromage et un peu de viande séchée.

Il s'en fut doucement après avoir mis le panonceau "fermé" sur la porte de la boutique. Il avait laissé une lettre à Hermione disant qu'il avait besoin de se retrouver seul pendant quelques temps. Il marchait d'un pas lent mais alerte. Il n'était pas trop courbé par l'âge et avait juste un peu mal aux articulations. Ce fait le soulageait. Il était encore robuste.

Il n'alla pas faire ses adieux à Ron. Son cadet ne l'aurait certainement pas reconnu. Il sortit plutôt de la ville et se dirigea d'un pas claudiquant vers les collines où se baladait le château du mage Draco. La journée était belle quoiqu'un peu trop chaude à son goût. Il devait s'arrêter régulièrement afin de prendre un peu de repos et de boire de l'eau.

Ayant un peu mal au dos, il se mit en quête d'un bâton. Il en trouva un qui semblait convenir dans les bissons alentour. Cependant, il se révéla être un pauvre épouvantail abandonné avec une tête faite de chiffons relativement sales.

"Et voilà mon pauvre ami, fit-il en gloussant. Tu as la tête en haut maintenant...Qui t'as laissé ici mon pauvre bonhomme. Tu ferais mieux de trouver un autre endroit ou un autre champs... Moi je vais trouver l'aventure. Je te souhaite donc bonne chance."

Harry se remit en marche en riant. Il rencontra plusieurs persones sur son chemin qui le saluèrent ou lui proposèrent de l'aide. Il refusa à chaquefois en souriant, disant qu'il n'était pas encore assez vieux pour avoir besoin d'aide pour se déplacer. Il accepta tout de même le bâton qu'un berger lui offrit en riant.

La soirée tomba rapidement sur les collines. Harry se demandait s'il allait passer la nuit à la belle étoile. Il chercha un endroit protégé dans cette idée.
Il entendit soudain un bruit derrière lui.

Le château de Draco vint se poser tout près de lui. Ce n'était pas une demeure trop vilaine. Il ressemblait à un manoir de maître avec des jambes. Il avançait en brinquebalant doucement, se balançant dans la brise du soir comme un bâteau étrange et grotesque. De la fumée oscillant entre le gris foncé et le noir sortait de ses deux cheminées gigantesques. Il n'était pas vraiment effrayant.
Une porte apparut devant Harry.

"Et pourquoi pas , se dit-il en voyant les battants s'ouvrir devant lui. Draco n'est sans doute pas beaucoup plus terrifiant que le sorcier du désert et même lui ne m'a pas effrayé. Et puis ce mage ne va pas dévorer le coeur d'un pauvre grand-père."

Sur ces réflexions, il entra dans le manoir.
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MessageSujet: Re: Le château de Draco   Ven 19 Déc - 20:51

Où Harry rencontre le démon de Draco et conclut un pacte avec lui.


L'intérieur du manoir ambulant parut chaleureux à Harry bien que prodigieusement désordonné voire sale. La pièce dans laquelle il se trouvait semblait faire office à la fois d'atelier, de salon et de salle à manger. Un établis couvert de bric et de broc encadré par deux étagères croulants sous les livres s'adossait au mur du fond. Un escalier en bois courait le long du mur de droite et semblait près à s'écrouler à tout moment. Une table branlante trônait fièrement au beau milieu de la salle. Harry ne pouvait en distinguer qu'un seul coin de libre vu que le reste était recouvert de parchemins et de nombreux objets, tous plus bizarres les uns que les autres. Le coin cuisine, qui se trouvait juste à côté de la porte, était d'une propreté plus que douteuse et de la vaisselle sale remplissait l'évier à ras bord.

Etrangement, le seul endroit à peu près propre de cet endroit semblait être la cheminée. Malgré un amas important de suie qui entourait le foyer, la cheminée demeurait l'endroit le plus propre de cette demeure comme quoi, tout était relatif. Un feu de couleur verte flambait joyeusement. Un tas de bûches se tenait bien en évidence à côté.

Harry put voir qu'une chaise avait été placé devant l'âtre ainsi qu'un châle de couleur bleu. Clopinant un peu, le vieil homme qu'il était à présent vint s'asseoir face au foyer. Ses os craquèrent un brin et il soupira d'aise en sentant la chaleur envahir son corps. Il commençait à légèrement s'assoupir quand...

"Eh beh, on peut pas dire que le type qui a lancé la malédiction vous ait loupé, grand-père, fit un voix rocailleuse et légèrement moqueuse. La vache, vous êtes vraiment dans la mouise jusqu'au cou."

Harry sursauta. Il se tourna dans tous les sens pour essayer de déterminer pour voir d'où venait cette voix et surtout qui était son interlocuteur.

"Eyh, reprit la voix. Arrêtez un peu d'imiter une toupie ou je ne sais quoi d'autre, vous me donnez le mal de mer.

-Où êtes-vous ?, demanda Harry surpris.

-Juste devant vous. Baissez les yeux."

Harry baissa le regard sur le feu. Il remarqua alors que les flammes avaient la forme d'un humain miniature assis. Son visage était surmonté de flammèches blanches qui semblait être ses cheveux. Ses yeux et sa bouche étaient de la même couleur. Ce qui lui tenait lieu de corps oscillait entre le vert et l'orange vif.

"Et voilà le feu qui cause, soupira Harry. Je suis fatigué moi.

-Encore un qui fait dans le déni.

-Qui êtes-vous ?

-Un démon du feu, répondit son vis-à-vis. Cela ne se voit pas ? Je m'appelle Théodore ou Théo. Mais ici, on m'appelle Ignis, allez savoir pourquoi...

-Enhanté Théo, moi je suis Harry.

-Et sous l'effet d'un sortilège à ce que je peux voir. Mon pauvre, dire que vous ne semblez pas avoir plus de dix-sept ans. Dire que je me plaignais d'être lié à cette foutue cheminée.

-Attendez, dit Harry. Vous pouvez voir que je suis maudit ? Vous pourriez lever la malédicition ?"

Un silence tomba sur la pièce. Le démon semblait considérer Harry pensivement, comme s'il réflechissait.

"Non, répondit-il au bout de quelques instants. Même avec toute la meilleure volonté du monde, je ne le pourrais pas. Pas tout seul en tout cas. Je pense qu'il vous faudrait demander de l'aide à Dray mais comme vous ne pouvez pas parler de votre malédiction à qui que ce soit... Raah, gémit-il. Si seulement je n'étais pas bridé dans mes pouvoir. Attaché comme je le suis à cette foutue cheminée, je ne peux rien faire pour vous. Les pouvoirs de Voldemort sont trop puissants pour moi à ce niveau. Et avant que vous ne disiez quoi que ce soit, je pourrais reconnaître l'odeur de son pouvoir à des kilomètres à la ronde."

Harry poussa un soupir. L'espace d'un instant, même bref, il avait cru pouvoir échapper à cette satanée malédiction.

« Enfin, reprit Théo. Ce n’est pas comme si je ne pouvais vraiment rien faire pour toi. Ton sortilège est complexe certes mais pas totalement parfait. Comme toutes les malédictions, il a forcément un point faible. Si c’est un truc du genre la Belle au Bois Dormant ou Blanche-Neige par contre, ne compte pas sur moi. J’ai horreur des niaiseries. Néanmoins, avant de pouvoir crier de joie, je dois te dire que cela risque d’être très mais alors très long. Il va falloir que tu restes un petit moment et en échange tu devras faire quelque chose pour moi.

-Laquelle ?

-Me libérer de mes chaînes. »

Harry resta silencieux. Il voulait se débarrasser de sa malédiction mais à quel prix ? Théo n’était pas un démon bien dangereux. Seules de la malice et un peu de tristesse se lisaient dans les grands yeux de flammes blanches. Et puis, qu’avait-il à perdre ? Il voulait vivre une aventure non ? La malédiction avait aussi d’autres implications. Des conséquences qu’Harry préférait ne pas s’avouer de peur d’être pris de nausées.
Son corps avait pris l’apparence de celui d’un vieil homme. Sa vie allait sans doute s’en trouver plus que raccourcie. Il préférait ne pas y penser bien sûr. Ce n’est pas à dix-sept ans qu’on commence à penser à la mort. Oui mais il n’avait pas vraiment dix-sept ans, pas dans ce corps en tout cas.
Par réflexe, il frotta sa marque. Ce geste l’avait toujours rassuré sans trop savoir pourquoi. Il acquiesça doucement montrant son accord au démon qui sourit.

« Bien alors,tu es d’accord pour me libérer du contrat qui me lie à Draco ?

-Oui. Comment dois-je faire ?

-Çà je n’en ai pas la moindre idée, fit le démon en souriant. »

Harry eut soudain la sensation étrange d’avoir été joué.
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MessageSujet: Re: Le château de Draco   Ven 19 Déc - 20:56

Où Harry rencontre le démon de Draco et conclut un pacte avec lui. (part 2


Le matin se leva doucement. Les rayons du soleil naissant passèrent discrètement par la fenêtre du manoir pour réveiller ses habitants. Ils se promenèrent un peu partout curieux et fureteurs mais sans malice ni méchanceté.

Soudain, la lumière sembla s’arrêter et vint caresser de ses doigts encore pâles un jeune homme endormi sur une chaise. Un sourire innocent éclairait son visage à la peau légèrement doré. Ses cheveux d’un noir bleuté cascadaient en boucles sauvages sur ses épaules fines et frêles.

Le soleil l’honora doucement, tendrement. Il caressa l’ange tombé du ciel qui dormait là comme pour le soulager des peines et des tourments qui venaient de temps à autre barrer son visage.

Mais un bruit sourd se fit entendre et l’ange endormi se réveilla. La malédiction reprit alors ses droits et Harry redevint un vieillard. Il se leva douloureusement tandis que le soleil, déçu, continuait son travail. Quelques instants plus tard, Harry entendit une cavalcade dans les escaliers. Un garçon de l’âge de Ron déboula dans la pièce.

Il était grand pour son âge et devait faire une dizaine de centimètres de plus qu‘Harry. Ses longs cheveux d’un brun tirant sur le roux étaient noués en catogan sous sa nuque. De grands yeux vairons, l’un gris, l’autre doré, éclairaient son visage.Avisant le vieil homme qui se tenait près de l’âtre, il fronça d’abord les sourcils puis un grand sourire vint jouer sur ses lèvres. Il ouvrit la bouche mais avant qu’il ait pu dire quoi que ce soit, on sonna à la porte.

Le jeune garçon poussa un profond soupir puis se dirigea vers l’entrée. Il tourna une manette en dessous de la poignée et ouvrit. Harry reconnut l’odeur de l’iode dans le vent qui passa par l’ouverture. Surpris, il alla en clopinant à la fenêtre et put voir la mer à quelques mètres seulement du manoir.

« Toi aussi t’es un sorcier monsieur , demanda la voix d’une fillette derrière lui »

Harry eut un léger sursaut et se retourna vers l’enfant. Elle ne semblait pas avoir plus de cinq ans. Ses parents discutaient tranquillement avec le garçon qu’il soupçonnait être l’apprenti de Draco.

« On peut dire cela comme çà, fit Harry en souriant.

-Alors, tu peux me montrer un tour ? S’il te plaît ? »

Harry sourit et sortit sa baguette. Il avait appris quelques sortilèges capables de plaire aux enfants en observant son père. Il sourit doucement à ce souvenir légèrement douloureux. Il fit quelques signes et un oiseaux aussi blanc que l’écume sortit de sa baguette et vint se poser sur l’épaule de l’enfant qui se mit à rire.

« Tu peux la garder si tu veux, fit Harry. Mais elle n’aura une vie longue que si tu crois en elle.

-Elle , demanda l’enfant en caressant l’oiseau.

-C’est une colombe, lui dit Harry. L’oiseau de l’espoir. »

L’enfant pencha la tête sur le côté. Elle ne comprenait pas vraiment. Harry lui caressa doucement la joue. Il avait invoqué de nombreuses colombes auparavant. La plupart pour les enfants que les clients amenaient parfois avec eux. Cet oiseau avait un effet étrange sur eux et les apaisait. Il les représentait en quelque sorte.

Pour Harry, les enfants avaient toujours représenté l’espoir. Ces êtres si fragiles et si forts à la fois dans leur innocence. Leur compréhension des choses l’avait toujours fascinée. Certes, ils ne comprenaient que rarement la teneur des propos que pouvaient avoir les adultes mais savaient toujours instinctivement si ceux-ci parlaient avec de la haine, de la colère ou du ressentiment.

La petite fille le tira de sa rêverie en lui plaquant un gros bisou baveux sur la joue et en lui lançant un joyeux au revoir tandis qu’elle suivait ses parents.

« Elle vous aime bien, commenta l’apprenti de Draco en fermant la porte. Pourtant cette gamine est du genre farouche. En tout cas, je ne m’attendais pas du tout à vous voir utiliser de la magie.

-C’est un tour que j’ai appris il y a assez longtemps, dit Harry. Je l’utilise encore de temps en temps, pour ne pas perdre la main.

-Je vois. Au fait, qui êtes-vous ? Comment se fait-il qu’Ignis vous ait laissé entrer ?

-Je m’appelle Harry et je ne sais pas du tout les raisons qui ont poussé ce démon à m’accueillir chez vous. Je suis homme à tout faire. Peut-être en avait-il assez de tout ce désordre ?

-Peut-être, sourit l’apprenti. Moi aussi j’en ai assez et j’aimerais bien vivre dans un endroit qui ressemble à autre chose qu’une porcherie. Mais maître

Draco ne semble pas vraiment vouloir y remédier.

-C’est sûr, intervint Théo de sa cheminée. Ce type préfère chasser la faune qui porte des jupons ou des pantalons que les araignées. Et arrêtes de m’appeler Ignis !

-Oui, oui, fit le jeune garçon. Au fait, je m’appelle Blaise, dit-il à Harry. Pitié, dites-moi que vous allez vous faire engager par maître Draco pour faire le ménage. »

Harry rit en voyant la tête désespéré que lui servit Blaise. Il le rassura là-dessus. Après tout, mieux valait rester près de Draco et Théo s’il voulait redevenir un jour lui-même.
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MessageSujet: Re: Le château de Draco   Ven 19 Déc - 20:59

Où Harry rencontre Draco.


"Oui, oui, fit le jeune garçon. Au fait, je m’appelle Blaise, dit-il à Harry. Pitié, dites-moi que vous allez vous faire engager par maître Draco pour faire le ménage. »

Harry rit en voyant la tête désespéré que lui servit Blaise. Il le rassura là-dessus. Après tout, mieux valait rester près de Draco et Théo s’il voulait redevenir un jour lui-même.

Plusieurs clients étaient passés prendre des sortilèges et la matinée était déjà relativement bien avancée lorsque Blaise décréta qu'il était l'heure du petit-déjeuner. Harry put alors s'apercevoir qu'il était un vieil homme robuste et cela le rassura. Après le pain et le fromage qu'il avait mangé la veille, son estomac réclamait à grands cris d'être sustenté.

"Je n'ai malheureusement que du pain et du fromage à vous proposer, dit Blaise en faisant la grimace. Théo refuse de recevoir des ordres d'une autre personne que Draco."

Harry se retourna vers le démon du feu en fronçant les sourcils. Il avait vu des oeufs et du bacon attendre sagement dans un panier près de la porte. Théo croisa les bras en détournant le regard.

"Je refuse d'être exploité, ronchonna-t-il. J'ai déjà assez de Dray !

-Blaise, demanda Harry. Tu ne manges rien d'autre que du pain et un peu de fromage en attendant le réveil de Draco ? Tu n'as même pas le droit à une boisson chaude ?

-Non, répondit l'apprenti.

-Mais mon pauvre garçon, c'est toi l'exploité dans cette histoire."

Harry décrocha alors une poêle et prit la bouilloire. Théo refusa tout d'abord de baisser la tête. Le vieil homme dut batailler ferme pour pouvoir obtenir du démon qu'il accepte de pencher son crâne pour lui permettre de poser la poêle. Mais Harry était têtu et comptait bien avoir le dernier mot. Théo dut donc se rendre à l'évidence, il n'était pas de taille à lutter contre un Harry déterminé. Il ronchonna encore un peu, pour la forme, mais obéit.
Intérieurement, il souriait. Voir le vieil homme si peu enclin à laisser tomber quelque chose le rassurait. Bien sûr, il devrait faire tout pour se comporter comme il le faisait avec Blaise... ou Draco parfois mais il se sentait bêtement heureux. Harry serait peut-être celui qui les sauverait Dray et lui.

"Théo, dit Harry. Tu n'as pas intérêt à laisser le bacon ou les oeufs cramer ?

-Parce que tu crois que je vais t'obéir ?

-Oui, répondit clairement Harry puis plus bas, tu ne voudrais tout de même que je dévoile tes intentions à Draco.

-C'est une menace ?

-Oui.

-Mais qu'est-ce qui m'as pris de passer un pacte avec un homme pareil ?

-Allons, allons, temporisa Harry. Ne fais pas ta mauvaise tête. Je suis sure qu'au fond tu es très gentil.

-Je suis un démon. Je ne suis PAS gentil !

-Mais oui, mais oui, baisse encore un peu la tête veux-tu ?

-Grmmbl."

Harry cassa les oeufs sur le rebord de la cheminée et en donna les coquilles à Théo qui les mangea goulûment. Les tranches de bacon grésillaient. La bouilloire ne tarda pas à siffler. Harry se protégea la main d'un torchon pour ne pas se brûler et prit la poêle. Le petit déjeuner était prêt et il ne restait plus qu'à mettre la table ce que fit un Blaise à la fois ébahi par l'obéissance de Théo et mort de rire face au comportement du vieil homme.
Il mit le couvert pour trois. Draco n'allait pas tarder à se lever selon lui. Harry sourit doucement à cet remarque. Il s'en était douté et avait donc préparé trois portions. Des pas légers se firent entendre dans les escaliers. Le vieil homme leur tournait le dos, il ne vit donc pas tout de suite le visage du magicien. Blaise sourit légèrement en voyant son maître arriver.

"Bonjour maître Draco, dit-il avec entrain. Bien dormi ?

-Affreusement mal, lui répondit une voix mélodieuse qui sembla familière à Harry. Figures-toi que j'ai rencontré l'amour de ma vie lors du solstice d'été et que je ne sais même pas son nom. Le jeune garçon était aussi beau qu'un ange. Son image ne cesse de me hanter. Ses yeux, son regard me rendent visite à chaque fois que je ferme les yeux.

-Sans vouloir vous offenser maître, sourit Blaise en se mettant à table. Vous dites cela à chaque fois que vous rencontrez quelqu'un de beau.

-Là c'est différent.

-C'est toujours différent !"
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MessageSujet: Re: Le château de Draco   Ven 19 Déc - 21:04

Où Harry rencontre Draco.


Draco soupira. Ses yeux se posèrent sur le vieil homme qui servait tranquillement les portions fumantes de bacon et d'oeufs dans les assiettes à la propreté douteuse. S'il était surpris, il n'en montra rien. Il se contenta de hausser les épaules en se disant que le manoir manquait cruellement de personnes de bon sens. La demeure avait besoin d'un bon nettoyage. Il avait entendu une partie de la conversation entre le vieil homme et son élève.
Un homme à tout faire serait utile, d'autant plus que ni Blaise ni lui n'avaient le courage de faire le ménage qui s'imposait.

Il regarda lentement le vieillard. L'homme se tenait droit mais avait besoin d'un bâton pour pouvoir marcher. Il était un peu plus petit que lui et devait avoir été extraordinairement beau dans sa jeunesse. Ses yeux verts étaient lumineux et pleins de malice et de sagesse. Le visage du vieil homme était très peu marqué par les rides, celles ci semblant n'être là que pour rehausser l'éclat du regard ou du sourire tranquille qu'il arborait. Les cheveux blancs avaient conservé leur lustre et leur brillance. Draco trouva au vieillard beaucoup de ressemblances avec l'ange brun apeuré qu'il avait rencontré sur la place principale de la ville d'Amaril lors de la fête du solstice d'été. Il portait aussi la "marque" quoique légèrement effacé au même endroit.

Harry détaillait également le magicien. Il ne lui avait pas fallu longtemps pour reconnaître le jeune homme qui l'avait abordé alors qu'il se rendait au salon de thé Londubat. Il avait tout de suite reconnu les yeux d'argent si étrange, les cheveux pâles et aussi le maintien si particulier de celui qui était venu lui parler. Étrangement, il n'était pas effrayé par le fait que le magicien Draco ait pu l'aborder un jour. Il était seulement étonné. Le magicien ne s'intéressait qu'aux belles personnes habituellement. Pourquoi l'avait-il abordé ce jour-là ?

"A qui ai-je l'honneur , demanda Draco en plantant son regard gris dans celui d'émeraude.

-Papi Harry, répondit le vieil homme. L'homme à tout faire.

-Je vois que vous avez réussi à faire obéir mon démon. Ce n'est pas donné à tout le monde de l'obliger à faire la cuisine. Peut-être pourriez-vous aussi vous occuper de ce manoir ? Oh, rassurez-vous, il n'est pas grand. Il ne comporte que six pièces, celle-ci, la salle de bain, trois chambres et un bureau qui fait plutôt office de débarras. Je lui ai donné l'aspect d'un manoir pour en imposer un peu. De plus, vous n'aurez pas à vous occuper de ma chambre.

-J'accepte.

-Je vous en remercie. Et puisque vous savez faire obéir Théo...

-Il me martyrise tu veux dire !

-Vous pourrez aussi faire la cuisine, continua Draco sans se préoccuper de l'intervention de son démon. Enfin si cela ne vous dérange pas.

-Bien sûr que non.

-Alors c'est entendu. Blaise, tu lui donneras la chambre verte.

-Entendu."

Le petit déjeuner se déroula en silence. Théo commençait à trouver le temps légèrement long lorsqu’on sonna à la porte.

"Porte de Poudlard , claironna-t-il."

Draco soupira avant d'aller ouvrir. Deux soldats se tenaient sur le pas de la porte au garde à vous.

"Sa majesté le roi Dumbledore vous envoie le paiement des deux mille capes d'invisibilité et du charme de protection qu'il vous a commandé. Il y a en tout 3000 galions.

-Je croyais qu'on s'était mis d'accord sur 2500, dit Draco en fronçant les sourcils. Le charme de protection ne vaut pas 1000 galions, enfin pas à ma connaissance.

-Le roi prend en compte le fait que vous avez livré la marchandise deux semaines à l'avance. Je vous souhaite une bonne journée mage Malefoy.

-Je vous remercie."

Draco referma la porte en soupirant. Il ne croyait qu'à moitié les dires du capitaine sachant fort bien que le roi Dumbledore faisait rarement ce genre de cadeaux sauf s'il avait l'intention de refaire appel aux services de la personne. Il émit un autre soupir avant de se diriger vers l'étage en demandant de l'eau chaude à Théo qui ronchonna. Blaise regarda la bourse avec inquiétude mais ne dit rien.

Harry se posta à la fenêtre et fut surpris de voir un grande rue bordée de marronniers et maisons luxueuses à travers. La veille au soir ils étaient encore près d'Amaril et maintenant ils étaient à la capitale ! Le vieil homme se contenta cependant de hausser les épaules et demanda à Blaise où débouchaient les autres portes. Celui-ci lui cita trois villes et une lande. Harry le remercia puis alla prendre un balais, une pelle et un seau.
Harry salua Draco qui sortait de la salle de bain parfumé et pomponné. Avant qu'il se mette au travail, Blaise lui montra la chambre verte qu'il occuperait. Harry trouva la pièce charmante et surtout moins sale que la salle de bain ou que le salon. Bien sûr, elle sentait le renfermé et le moisi mais les meubles étaient recouverts par des draps empêchant ainsi la poussière de ternir leur éclat. Les murs étaient peints en vert pâle. Harry put voir qu'il y avait un lit, une commode et une petite bibliothèque.

Il redescendit après quelques instants et commença à faire un plan de batailles contre la poussière dans sa tête. Il devait faire le ménage et commencerait sur l'heure.
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