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 Une après-midi dans le parc (PV Hokuto)

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Ciel Phantomhive
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MessageSujet: Une après-midi dans le parc (PV Hokuto)   Lun 23 Mai - 16:41

Par un temps pareil, rien ne valait une petite farniente tranquille dans le parc, le nez dans l'herbe et les doigts de pieds en éventail. Pour Ciel c'était surtout pour lire et échapper au bruit des élèves euphoriques, un moindre rayon de soleil les faisaient sauter comme des puces. Réaction totalement incompréhensible aux yeux du jeune homme, surtout que la chaleur n'était pas vraiment sa tasse de thé.

Il marcha dans l'herbe pendant quelques minutes, le temps de trouver un arbre accueillant. Lorsqu'il l'eut trouvé, il sortit de son sac une sorte de tapis bleu nuit et l'étendit au sol, il s'installa dessus. Ciel tenait à son petit confort, l'herbe ça piquait et puis ce n'était pas vraiment agréable de sentir la multitude de petites bêtes grouillantes et pleines de pattes monter partout, avec ce tapis il pourrait limiter les invasions. Le jeune Phantomhive sortit de son sac un livre, "Le portrait de Dorian Gray", et commença à le lire.


"Finalement, il revint sur ses pas, s'approcha du portrait et l'examina. Dans le faible jour qui filtrait péniblement à travers les stores de soie crème, le visage lui apparut légèrement différent. Son expression avait changé. La bouche semblait refléter maintenant une certaine cruauté."

Soudain, le garçon sursauta. Une guêpe, horriblement grosse, s'était posée sur le bord de son livre. Il lui souffla dessus, en maîtrisant les tremblements qui menaçaient de lui faire faire perdre son sang-froid, mais rien n'y fit, l'insecte, nullement dérangé par les légères brises qui sortaient de la bouche de l'énergumène, continuait à le fixer. Ciel secoua alors le pauvre bouquin dans tous les sens, la guêpe, énervée d'avoir été dérangée, se posa sur sa main et le piqua.

Un hurlement sortit de sa gorge, d'aussi loin qu'il pouvait se souvenir il avait toujours eu une peur bleue de tout ces insectes volant, cette piqûre n'arrangeait pas les choses !

-Saleté de bestiole ! Tu vas voir si je t'attrape !

Mais la guêpe était déjà loin, laissant derrière elle cet individu trop bruyant et trop gesticulant à son goût. Ciel prit un mouchoir en tissus et mit un peu d'eau dessus, il l'appliqua ensuite sur la piqûre. Ce fichu insecte venait de lui pourrir son après-midi, ainsi que sa peau ! Il soupira, sa main était toute rouge et gonflée à l'endroit où la guêpe avait enfoncée son dard, c'était laid, mais laid !

-Et bien sûr, ça n'arrive qu'à moi !

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Hokuto Umeda
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MessageSujet: Re: Une après-midi dans le parc (PV Hokuto)   Lun 23 Mai - 20:18

Calé dans l'ombre d'un arbre qui se trouvait surement là bien avant lui vu le diamètre de son tronc, Hokuto savourait l'une de ses doses de nicotine. Non pas qu'il en ait vraiment besoin en plus. Cela tenait plus d'une vieille habitude tenace que de la dépendance que procurait l'élément. A dire vrai, il pouvait rester plusieurs jours, voir plus semaines sans en griller une. Parfois, souvent même, c'était juste pour s'occuper les mains pendant une pause et l'aider à se concentrer sur une réfléxion précise. Pour la détente, il avait aussi l'option de la douche. Mais en pleine journée de travail effectif, malgré la chaleur, il n'avait guère le loisir d'aller se réfugier une demie-heure sous l'eau bienveillante. Alors l'option du quart d'heure clope avait des airs salutaires.

Le médecin était tout à ses pensées plus ou moins gouvernées par quelques visages familiers quand il le vit arriver. Un des nouveaux élèves dont le dossier médical avait atterri sur son bureau, charmant gain d'une paperasse dont il se serait bien passé. Enfin ... dossier médical, c'était vite dit puisque ce jeune adolescent avait eu un médecin familial jusque là. Autant dire qu'il n'avait pas toutes les informations qu'il désirait. Un léger sourire teinté d'une vague perfidie se dessina aux coins de ses lèvres. Il adorait aller à la pêche.
Il resta aussi silencieux et immobile qu'il ne l'était avant l'arrivée de l'élève, il se contenta de le regarder sans faire le moindre commentaire ni signaler sa présence.
Un petit rire naquit pour mourir immédiatement sur ses lèvres, désireux de ne pas faire savoir qu'il était là, quand il le vit sortir son petit tapis, comme si l'herbe était acide. Que craignait-il ? Une attaque insensée orchestrée avec machiavélisme par une horde de fourmis mécontentes de leur sort ? Jusqu'à preuve du contraire, et exception faite des mines antipersonnelles, s'assoir dans une étendue de verdure n'avait jamais tué personne. L'adolescent, sans en être au courant, s'était assis à quelques mètres du médecin qui pouvait l'observer à loisir. A bien y réfléchir, seule l'odeur de la cigarette pouvait le trahir ... Advienne que pourra. il ne cherchait pas à se faire invisible non plus. Juste en apprendre le plus possible avant repérage.
Hokuto le regardait lire quand son regard fut attiré par la guêpe qui se posa sur le bord du livre. Lui-même n'en ayant pas peur et s'en moquant comme d'une guigne, il n'y aurait pas fait plus attention que ça si Ciel ne s'était pas transformé en être humain apeuré.

* Tu ne devrais pas secouer ton livre comme ça ... elle va finir par répliquer ... *

A peine le médecin avait-il pensé ses mots que l'insecte, comme s'il l'avait entendu, se posait avec élégance et légèreté sur la main de l'élève pour le piquer avant de s'envoler dans la quiétude de l'après-midi. Nouvelle surprise pour lui quand un cri très masculin sortit de la gorge de l'adolescent. Ce dernier enclencha un nouveau rire dissimulé.

* Tiens tiens, peur des insectes volants ... *

Information qui n'avait pas forcément d'importance mais il ne fallait jamais cracher sur les sources. En attendant, le côté médical ressortit. Piqûre sur la main, cela n'entrainait aucun désagrément vital pour le gamin. Et s'il y était allergique, il aurait déjà fait un choc anaphylactique. Donc keep cool and smile ... il ne craignait absolument rien. Si ce n'est de s'énerver pour une raison inexistante.

« Si vous n'aviez pas agité votre livre comme un dégénéré, vous n'en seriez pas là. »

Hokuto tira paisiblement sur sa cigarette mais ne sortit pas de l'ombre, étant très bien là où il était.
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Ciel Phantomhive
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MessageSujet: Re: Une après-midi dans le parc (PV Hokuto)   Mer 25 Mai - 12:51

Ciel était en train de se lamenter sur son sort quand une voix se fit entendre, non loin de lui. Il releva sa tête et scruta le paysage qui s'étendait devant lui, pas la moindre trace d'une personne, il tourna légèrement la tête et vit, à l'ombre d'un arbre, adossé à son tronc, quelqu'un. Et ce quelqu'un dégageait de la fumée, une fumée qui, grâce à un léger coup de vent, apporta toute son atroce odeur aux narines délicates du jeune homme.

La cigarette... Après son "test" avec une de ses cochonneries il s'était juré de ne jamais plus y retoucher, c'était tellement dégoûtant ! Il grimaça, qui pouvait bien être ce fumeur, tapis dans l'ombre ? La voix était assez grave, et elle l'avait vouvoyé, un adulte ? Ciel se sentit un peu honteux d'avoir été observé pendant tout ce temps... Cette personne l'avait donc vu aux prises de la guêpe... Il grinça nerveusement des dents. Passablement irrité, il mordilla un de ses ongles.

-Certes. Seulement, il me semble que c'est mon affaire, et non la votre. Aussi je vous demande de bien vouloir vous occupez de ce qui vous regarde. Merci.

Comme à son habitude, il avait opté pour un ton glacial avec une légère nuance de suffisance, cette nuance était en bonus, grâce à l'insecte. Son majordome lui avait déjà dit des millions de fois de ne pas être insolent ou froid envers les adultes de cet internat, après tout, ils étaient là pour instruire et veiller au confort des élèves, ils devaient donc être traité avec respect. Mais le jeune Phantomhive n'avait pas été élevé ainsi. Et son attitude n'était pas prête de changer.

Il reporta son attention sur un petit papillon posé sur son sac, il le fit s'envoler d'une pichenette. Il voulu reprendre son livre, mais savoir qu'un individu empestant la nicotine était en train de l'observer l'empêchait de se concentrer. C'était quand même un monde ça ! On ne pouvait plus être tranquille, il y avait des gens partout. A cet instant une bande de joyeux adolescent passa en piaillant à plein poumon. Ciel fronça les sourcils, et dire qu'il était sensé s'intégrer...

Il se leva et commença à ranger ses affaires, et dire qu'il était venu ici pour passer un petit moment tranquille ! Eh bien non, un inconnu le regardait et une guêpe le piquait... Monde cruel ! Lorsque tout ses effets personnels furent bien rangés dans son sac, il se dirigea vers l'homme à la cigarette, juste pour satisfaire une curiosité subite. C'était bien un adulte. Un rouquin en plus. Ciel haussa un sourcil, sa tante aussi était rousse. Et c'était une idiote, bon elle n'espionnait pas les gens, mais elle voulait que son "adorable" neveux devienne sociable, et l'envoyait donc dans un internat. Idiotie. Il soupira, en fin de compte il y avait beaucoup trop de gens dans ce lycée, il n'avait jamais vu cet homme là, peut être était il professeur de science ou de sport... Quoique, vu son gabarit c'était très peu probable. Il remarqua soudainement qu'il portait une blouse blanche ce qui signifiait, à moins d'avoir des goûts plus que douteux en matière de vêtement, qu'il était docteur ou quelque chose dans le genre. Ciel esquissa un sourire narquois, les docteurs n'étaient pas des gens très attachant aux yeux du jeune homme, son ancien médecin se prenait d'ailleurs régulièrement des piques verbales, c'est que Ciel avait une sainte horreur des piqûres, il ne supportait vraiment pas ça ! Les jours où il devait se faire vacciner étaient redoutés du pauvre médecin.

Et ce docteur là ne devait certainement pas être beaucoup apprécié des élèves, à moins que ces derniers soient mazo, mais dans leurs cas on ne pouvait jurer de rien ! Un docteur qui fume, quel monde de dégénéré ! Non mais franchement.
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Hokuto Umeda
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MessageSujet: Re: Une après-midi dans le parc (PV Hokuto)   Mer 25 Mai - 15:04

Hokuto n'avait pas esquissé le moindre mouvement en la direction de l'adolescent. Pourquoi faire de toute façon ? Il s'en moquait comme d'une guigne et c'était probablement réciproque alors rien ne servait de se prendre la tête pour des broutilles pareilles. Le seul geste qu'il daignait faire était celui de porter sa cigarette à ses lèvres. Rien d'autres pour le moment. C'était sa pause, il comptait bien ne pas faire grand chose d'autres. Discuter avec un interlocuteur digne de ce nom aurait été pas mal aussi. Mais il doutait sérieusement que l'élève en soit un. Surtout s'il se basait sur les bruits de couloir et son dossier. Un petit monsieur "Moi je" qui se croyait meilleur que les autres ... remarque, un échange verbal avait des chances d'être amusant.
Un léger sourire en coin se dessina quand il prit la parole. Jolie formulation. Il avait reçu une éducation. Bonne ou mauvaise, là n'était pas là question. Mais le médecin pouvait supposer que son patient potentiel savait jouer avec les mots pour obtenir ce qu'il voulait. Ou écraser les autres, au choix. Bien entendu, le ton froid n'échappa pas au japonais. Il en avait tellement l'habitude de la part de certains ... camarades de classe à l'époque de la faculté que cela ne l'atteignait même plus. Et lui-même aussi glacial par moment, il devait posséder une sorte d'immunisation à ce type de ton. Est-ce qu'il en était blasé ? Non, pas encore. Il le serait si le dénommé Ciel persistait à se croire gagnant dans leur échange. Mais autrement ... il lui montrerait autant d'indifférence qu'à une perfusion. Mais au moins, cela confirmait les dires de certains comme quoi il se pensait au-dessus des autres et qu'il considérait les adultes comme dévoués à sa petite personne.

Il allait déchanter.

En attendant, devait-il lui répondre ? Devait-il prendre cette peine ? Non. Il ne lui devait rien du tout en fait. Il attendrait le bon moment pour répliquer. Tout vient à point à qui sait attendre après tout, non ? Tirant doucement sur sa cigarette qui se consumait lentement et qui arriverait bientôt à terme, il continuait de l'observer du coin de l’œil. Et cela l'amusa de constater que sa présence dérangeait le jeune individu. Cela lui ferait les pieds. Ses yeux quittèrent l'être humain le plus proche pour s'attarder sur le petit groupe qui passa non loin. Au moins eux avaient l'air contents d'être là et ils profitaient de leur temps. Chanceux va. Puis ils revinrent sur Ciel. Qui rangeait ses petites affaires de précieux. Tiens donc, sa présence le dérangeait donc tant que ça ? Nouveau sourire fugace.

« Dans la mesure où j'étais là avant vous, c'est adorable de votre part de partir afin de me laisser tranquille. »

Intérieurement, Hokuto jubilait. Bien sûr que ses mots étaient ironiques. Et il était presque sûr qu'ils feraient réagir son interlocuteur. Dans le cas contraire ? Et bien il continuerait sa pause sans broncher. Du coin de l’œil, il le regarda venir vers lui. Il voulait voir qui se permettait de lui parler ? Pourquoi pas. Sans ciller, il le fixa en silence, recrachant sa fumée à côté, épargnant le visage de l'élève. Puis il vit le haussement de sourcil. Dix contre un que c'était par rapport à sa couleur de cheveux.

« La teinte de mes cheveux vous dérange peut-être ? »

Le ton n'était même pas froid. Ce n'était qu'une simple question posée dans cette après-midi ensoleillée. Hokuto n'en attendait même pas de réponse. Il se contrefoutait avec la plus grande indifférence de ce que pouvait penser ce môme.
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Ciel Phantomhive
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MessageSujet: Re: Une après-midi dans le parc (PV Hokuto)   Jeu 26 Mai - 17:22

Ciel était en proie à un véritable agacement intérieur. Il avait appris très tôt à se méfier des adultes, et à ne jamais leur montrer le fond de sa pensée, c'est pourquoi il avait à sa disposition un panel de masques qu'il utilisait très souvent. Mais pour le moment son visage était impassible. Rien ne pouvait trahir sa furieuse envie de décrocher un coup de pied à ce docteur de pacotille. Adorable. Rien que le mot le faisait frémir, mais alors qu'on l'emploi pour parler de lui... C'était tout simplement aberrant. Croyait il que Ciel était un gamin naïf et criard comme les autres ? Sûrement pas, sa façon de lui parler prouvait le contraire. Le jeune Phantomhive se composa sur le visage une ébauche de sourire, sourire qui était factice, mais seul ses yeux le trahissait, ils restaient dur et froid.

-Vous laissez tranquille ? Oh, ne vous en faites pas, ce n'était absolument pas mon intention. Que vous soyez là avant ou après moi n'a d'ailleurs aucune importance. Mon départ n'est dû qu'à cette horrible odeur que vous dégagez.

Ciel ne revint pas sur le terme "adorable" employé par le rouquin, ça ne servait à rien de lui montrer cette "faiblesse". Il remarqua que son interlocuteur évitait de lui cracher la fumée en pleines narines, délicate attention de sa part. Voyant qu'il le fixait, Ciel en fit de même, c'était pour lui un véritable plaisir de voir les gens détourner le regard et se sentir mal à l'aise. Cependant, dans le cas de ce médecin, rien n'était à priori gagné. Brisant le silence qui s'était installé, le docteur posa une question qui faillit faire rire aux larmes le jeune homme, ah, c'était un comique !

-Eh bien, maintenant que vous le dites, c'est vrai qu'ils ont une couleur étrange.

Une couleur de carotte. Ciel n'aimait pas les carottes, aussi la couleur ne lui plaisait pas non plus. En fait ce n'était pas bien compliquer de savoir ce qu'aimait ou n'aimait pas le jeune homme, une question d'attention. Sa tante avait les cheveux couleur cerise, et il aimait ça. Bon, sa tante n'était pas la personne qu'il adorait le plus au monde non plus, mais bon, le règne des apparences marchait pour les premières impressions. Et ses premières pensées quand à cet accro à la nicotine n'étaient pas vraiment favorables. Un type qui lui semblait imbu de sa personne et qui avait une nonchalance très irritante. Ciel croisa ses bras sur sa poitrine, il n'avait pas vraiment voulu avoir une autre joute verbale avec un membre de cet établissement, déjà à son arrivée il s'était mis à dos le directeur et un des pions, se faire comme ennemis un docteur n'était pas vraiment conseiller. Mais bon, ce n'était pas un souci pour le jeune adolescent, lui qui pensait avoir tout le monde à ses pieds comme quand il était dans son manoir, il avait la certitude qu'avec un peu de temps passé avec ces gens là, il arriverait à les "dresser". Sa fâcheuse tendance à voir les autres comme des serviteurs prêt à le servir et à satisfaire le moindre de ses caprices était encore présente. Il lui faudrait beaucoup de temps pour apprendre à voir les autres comme des semblables !
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Hokuto Umeda
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MessageSujet: Re: Une après-midi dans le parc (PV Hokuto)   Jeu 26 Mai - 21:36

Une petite satisfaction personnelle se diffusa dans l'esprit d'Hokuto. Le môme avait bel et bien réagi. Et surtout au mot "adorable". Hé hé ... c'était presque trop facile. Vraiment trop facile. Mais si l'élève le cherchait, il savait quoi faire. Continuant de le fixer, il n'affichait rien, restant impassible, comme la plupart du temps. Il remarqua le pseudo-sourire. Et lui souriait intérieurement. Étant lui-même adepte de cette pratique depuis bien plus longtemps que Ciel, il savait très bien la reconnaître et en jouer. Il devinait que son esquisse était bidon. Seul son regard était intéressant. Ou plutôt, qui méritait le détour. Sans se mouiller beaucoup, il savait qu'à ce moment-là, il était foudroyé sur place. Heureusement pour lui que ce n'était que le regard d'un enfant de 14 ans. Lui qui en avait le double, il ne risquait rien.

« Vous souhaitez rester alors que vous n'aimez pas l'odeur de la cigarette ? »

Le médecin recracha un pan de fumée. Plus près que la fois précédente sans pour autant l’asphyxier. Juste assez pour que l'odeur soit plus forte et plus persistante. Juste de quoi l'embêter gentiment. Puis il poursuivit d'un ton vaguement amusé en se penchant un peu vers lui.

« Vous ne seriez masochiste sur les bords par hasard ? »

Hokuto regarda d'un œil sa cigarette qui se finissait. Cruelle et dure réalité. Sa pause n'allait pas tarder à toucher à sa fin. Mais l'attrait de la petite joute verbale était bel et bien présente. Et il n'allait certainement pas s'en priver même si cette dernière ne durait pas longtemps. Enfin il remarqua que Ciel le regardait. Froidement et fixement. Ha ha. Cette blague ... un petit miroir était devant lui. Le médecin ne l'en regarda que plus fixement. Sauf que contrairement à lui, ce n'était que de la curiosité et du cynique que ses yeux déclamaient.

« Étrange dites-vous ... Pas plus que vous, votre cache-œil et votre tenue. »

Après tout, les roux n'étaient pas si rares que ça dans son monde. Mais les gamins de 14 ans tels que lui, si. Ils avaient encore récupéré le gros lot dans l'école. Le roux était curieux de savoir quelles étaient les limites de l'enfant face à l'indifférence qu'il pourrait lui montrer. Ou face au fait qu'un adulte ne se pliait pas à lui. Il s'amusa de le voir croiser les bras : il ressemblait de plus en plus à un jeune enfant que l'on aurait privé de sucreries avant le repas. On l'aurait dit à deux doigts de faire un petit caprice.
Dernier regard vers sa cigarette qui cette fois était entièrement consumée. Sans regret, il jeta ce qu'il en restait, un vulgaire mégot, dans un pot de sable non loin et prévu à cet effet puis il s'étira négligemment.

« Alors finalement, dites-moi : vous restez là et me tenez compagnie ou vous me laissez bien gentiment la place hm ? »

Choix cornélien. D'un côté, s'il lui laissait la place, il contredirait ce qu'il avait dit un peu plus tôt, à savoir que ce n'était pas son intention que de le laisser tranquille. Et peut-être que son égo ne s'y abaisserait. De l'autre, s'il restait, il serait obligé de supporter l'odeur de nicotine et un adulte qui se moquait bien du ton qu'il pouvait employer à son regard.
Selon le médecin, l'enfant n'était guère gagnant, quel que soit le tableau sur lequel il désirait jouer.
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Ciel Phantomhive
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MessageSujet: Re: Une après-midi dans le parc (PV Hokuto)   Mar 31 Mai - 14:44

Ciel trouvait cet échange de « bons procédés » assez attrayant, cet adulte là n'était pas décidé à se plier aux caprices du jeune homme, pour le moment il lui tenait tête, mais il se casserait bien vite. Comme une vieille branche, si on joue trop dessus elle se brise et tombe au sol. Le problème de cette chute c'est quand l'enfant est sur ladite branche... Cependant Ciel veillait à ne jamais tomber, il sautait de branche en branche avec une agilité surprenante. Il releva sa tête un peu plus, de manière à regarder le médecin avec un léger plissement d'œil. Les adultes étaient souvent bien plus résistants que l'on pourrait le croire, son majordome était à son service depuis un bout de temps déjà et pourtant il n'avait jamais craqué, dire que le jeune Phantomhive pensait qu'il ne tiendrait pas plus d'une semaine... Il valait mieux ne pas se fier aux apparences et rester sur ses gardes. Cet homme qui le regardait avec une telle indifférence était peut être plus solide qu'il n'y paraissait... Ou pas. Le temps le dirait.

Il ne recula pas lorsque le nuage blanchâtre de la cigarette se dirigea vers lui, agressant son nez. Ce n'était pas vraiment drôle, mais le rouquin semblait trouver cette farce à son goût.... Grand bien lui en fasse ! Pour sa part, Ciel ne comprenait tout simplement pas pourquoi les gens pouvaient aimer ça. Il cilla légèrement, juste une micro-seconde, en entendant le terme « masochiste »... Après être passé pour un « adorable » il était « masochiste » !

-Pffu... Vous semblez adoré qualifié les gens d'adjectifs vraiment stupides. Je ne fait jamais rien contre ma volonté, si je reste c'est que j'en ai envie, point. Que cela vous plaise ou non, ce parc est à tout le monde après tout.

Ce docteur était vraiment bizarre ! Il n'y avait aucun doutes là dessus ! Ciel fut heureux de posséder une constitution assez solide pour n'être quasiment jamais malade, en fait son médecin venait souvent mais pour sa mère qui elle était d'une santé très fragile. Par contre il devait y avoir des tas d'élèves dans cet interna, et si un tombait malade... L'effet boule de neige. Le jeune homme se promis de rester bien à l'écart de toute personne suspecte. Une visite dans le cabinet de cet original n'était pas souhaitable, il avait un je-ne-sais-quoi qui mettait Ciel mal à l'aise, peut être avait il une seringue cachée dans une de ses poches...

Il plissa son œil, passablement irrité. Sa tenue, oui et alors ? Son cache-œil ? Les hostilités étaient ouvertes. Il se composa un autre masque, un peu plus convainquant cette fois, un masque d'enfant vexé.

-Mais enfin, je ne vois pas en quoi mon accoutrement est étrange !

Il enfonça un doigt dans sa joue, et se baissa un peu.

-Vous êtes vraiment drôle , docteur... C'est bien, prendre les choses à la rigolade permet d'oublier la réalité, n'est ce pas ? Votre quotidien doit être rude pour être aussi comique.
Le jeune Ciel se releva, fixant son interlocuteur d'un regard perçant, ce regard voulait dire beaucoup de choses et chacun l'interprétait comme il le souhaitait, mais souvent les personnes confrontés à cet œil ne pouvaient le supporter, cris, larmes, hurlements, Phantomhive junior se demandait comment allait réagir le médecin.

-Je ne suis pas là pour vous tenir compagnie, ne me confondez pas avec un quelconque animal domestique, et je ne vous laisse pas non plus « gentiment » la place, si ma présence est désagréable vous pouvez toujours partir, je n'en serait pas attristé, rassurez vous.

S'il pensait que Ciel allait partir docilement, il se mettait le doigt dans l'orbite oculaire, et bien profond !
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Hokuto Umeda
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MessageSujet: Re: Une après-midi dans le parc (PV Hokuto)   Mar 31 Mai - 19:12

Ce n'est pas qu'il prenait plaisir à recracher sa fumée près de l'élève. Non, pas vraiment. Soit, là il encourageait le tabagisme passif. Et sur le fond, celui ne lui plaisait qu'à moitié. Seulement, il avait été là le premier et par dessus tout, cela l'amusait de voir ses réactions face à l'hostilité de cette fumée. Rien de plus. Après tout, Hokuto était un scientifique. Pour lui, le monde était comme un gigantesque laboratoire avec ses expériences aléatoires et quotidiennes. Sans le vouloir, Ciel n'en était qu'une de plus.
Mais le médecin n'était pas non plus ce vieux fou psychotique et névrosé qui enchainait les cobayes à la vitesse de ses humeurs et de ses envies. Non. Quand il avait une idée, une théorie, il la chérissait. Prenait soin d'elle. Elle passait des jours voir des semaines à mûrir dans cette tête bien faite et ce n'était qu'au bout de cette période d'incubation qu'il passait à l'étape suivante. A savoir, se servir de ses tableaux et de ses velledas. Ensuite, il continuait de la travailler longuement, de faire corps avec elle. Parfois de longs mois, une année. Ou plus. Il en parlait avec Eiri bien sûr. Le plus calé d'entre eux. En fin de compte, c'était bel et bien lui le chercher "officiel" de leur groupe. Lui qui passait de la théorie à la pratique avec autant d'aisance que d'annoncer la météo. Le roux ne basculait jamais dans le concret. Trop de risques. Et pas les habilitations et le matériel qui allaient avec parfois. Sauf quand il prenait des congés pour se déplacer et aller aider l'un de ses meilleurs amis. Ils étaient toujours plus efficaces à deux. L'habitude d'un travail et d'une collaboration à la faculté. Ils cosignaient des articles et certaines parutions dans des revues médicales de temps à autre. Quand l'envie leur prenait. Et dans ce cas, ils cédaient toujours à cette même blague qui consistait à glisser une dédicace à leurs trois meilleurs amis sans que cela ne se voit pour les yeux inexpérimentés. Et cela les éclatait tous les cinq sans exception.

Quoiqu'il en soit, Hokuto n'avait ni cillé ni même bougé. Seul le mouvement lent et régulier de son abdomen démontrait une respiration et le trahissait sans qu'il n'en tienne compte. Il fixait toujours Ciel avec la même indifférence. Il était mignon à réagir comme ça. Il lui fournissait toutes les armes dont il avait besoin pour l'attaquer verbalement. C'était vraiment trop simple. Il n'avait ni à se forcer ni à réfléchir. C'était rafraichissant. Sa voix, légèrement glaciale comme toujours et teintée d'ironie, s'éleva de nouveau.

« Au contraire, je trouve qu'ils vous vont à ravir. Mais le votre est tout aussi bien je l'admets. Je pense même qu'il vous va comme un gant. »

Stupide. Oui. Qu'un enfant de 14-15 ans à vue de nez envisage l'idée même de gagner une joute des mots contre lui qui en avait 29 tout en ayant pratiqué ce sport de façon quotidienne ... oui, Hokuto trouvait ça parfaitement stupide et risible. A moins que ledit gamin cache bien son jeu ... mais ça, il en doutait fortement. Décontracté le long du saule, il poursuivit sereinement.

« Quant à votre volonté ... si elle n'a jamais été ébranlée, c'est que votre vie est bien trop tranquille. Que vous êtes un planqué. »

C'était un simple fait qu'il énonçait. Il se décala d'un pas de l'arbre, tendit les bras pour s'étirer doucement avant de se recaler contre ce même être végétal qui lui, ne dérangeait jamais et acceptait sans broncher la fumée. Cependant, le médecin doutait que cela l'aide à se développer ... il y ferait attention la prochaine fois. S'il n'avait pas d'autres pensées en tête ou d'autres réflexions en cours.

* Tiens tiens ... un nouveau masque. Palette intéressante. *

Seulement, il n'en avait que faire et n'y était pas, plus sensible. Il avait joué bien avant lui dans cette cour-là. Il en connaissait les coins et les recoins ainsi qu'un certain nombre de passages secrets qui y menaient. Et comme la plupart des élèves s'y essayaient pour gruger un après-midi peinard à l'infirmerie ... il en était presque devenu un surveillant. Cela ne le touchait plus, ne faisait que l'effleurer. Et encore, pas toujours. En réponse, il n'affichait que la même indifférence imperturbable et n'élevait qu'une voix froide et insensibilisée.

« Et moi je ne vois pas en quoi ma couleur de cheveux est étrange. »

Est-ce que Ciel tentait de l'attendrir en jouant dans la gamme de l'enfant modèle avec des gestes niais et puériles, la voix accordée à l'ensemble ? N'importe quoi. Il avait encore moins de chance en empruntant ce chemin-là. Drôle, lui ? C'était bien la première fois qu'on lui attribuait cet adjectif. Mais qu'importe. Cela ne changeait rien pour lui. Et passa même outre de la question sans queue ni tête. Oublier la réalité ... bah bien sûr. Quoi de plus facile ... non mais franchement, il réfléchissait avant de parler où il lui débitait les âneries au fur et à mesure ?
Vaguement blasé, il soutient sans mal le regard analytique de l'élève. Qu'espérait-il ? Le voir s'enfuir devant un regard insipide à ses yeux ? Ce n'était pas demain la veille. Hokuto avait les yeux qui glaçaient bien plus vite qu'un freezer parfois alors ce n'était pas un nouveau venu qui allait lui faire peur. Lui, ça faisait déjà une bonne quinzaine d'années qu'il dispensait ce genre de regards ...

« Aucun risque de confusion. Un animal domestique est bien plus affectueux et bien mieux élevé. »

Et encore une réplique facile. Il ne pouvait pas y mettre un peu du sien et élevé le niveau ? Sinon, le roux allait commencer à s'ennuyer ferme. Un peu d'animation et de jeu que diable ... que sa pause ne retombe pas comme un soufflé raté. Cela serait dommage. Il laissa échapper un rire sec et bref devant les paroles de Ciel. Il lui répondit avec une ironie bien marquée, impossible à manquer. Tout comme la moquerie qui en suintait.

« Oh, moi qui pensais que vous seriez déçu de partir ... je suis outré de m'être trompé à ce point ! »

Restait juste à savoir pendant combien de temps il allait jouer à ce petit jeu sans se lasser d'avoir une cible sans véritable répartie. Ou du moins, pas assez pour qu'il puisse passer de l'échauffement à l'entrainement.
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Ciel Phantomhive
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MessageSujet: Re: Une après-midi dans le parc (PV Hokuto)   Mar 7 Juin - 14:06

La discussion tournait mal pour Ciel, et lui qui pensait que cet adulte était comme les autres, sans réparties, et bien il se fourrait le doigt dans l'œil ! Il inspira doucement, bien qu'il sentait la moutarde monter à une vitesse vertigineuse, il décida de ne pas laisser place à une démonstration de crise. Quand le jeune homme en faisait une, c'était sans espoirs, une vrai tornade de mots sans aucun sens, une cascade de phrase qui lui passait par la tête, en gros c'était une réaction parfaitement idiote et ridicule pour lui. Surtout que dans ces moments là il avait de temps à autre recours à ses petits poings. Non, il valait mieux respirer un bon coup et prendre les choses calmement, après tout, ce médecin ne lui avait pas causé de tords, c'était Ciel qui s'était braqué dès le début de la discussion. Mais il était comme ça, parfois extrêmement calculateur, souvent irréfléchi. Il fonçait, dans des guérillas verbales qui souvent prenait un cours imprévu. Il releva un peu la tête, fixant un point, entre les deux yeux du docteur, pour faire le vide. Bizarrement, le rouquin avait l'air de d'être parfaitement imperméable aux attaques du jeune homme, en fait on aurait presque dit qu'il s'en contre ficher royalement. Cet internat était vraiment étrange, décidément ! Rien ne marchait comme avant pour l'héritier des Phantomhive, si dans son manoir il contrôlait les choses, ici il n'était maître de rien. Pire encore, il était considéré comme un élève tout à fait banal, au même rang que les autres. Intérieurement il se mit à maudire sa tante qui l'avait envoyé ici. Même si la décision était de Ciel, il était absolument certain qu'elle avait fait ça exprès pour qu'il se socialise. Il reporta son attention sur le médecin, une intonation froide et ironique teinté chacun de ses mots.

-Vous m'en voyez ravi.

Pour la première fois depuis son échange verbal avec son interlocuteur, il avait adopté une voix neutre, seul son regard restait froid. Sa tante lui disait toujours « Arrête donc d'être aussi froid et distant avec les gens ! » elle qui avait une multitude d'amis, de conquêtes et autre, ne comprenait pas que son neveu soit aussi renfermé et peu aimable, elle était certaine qu'il arriverait un jour à avoir des amis, et à changer de caractère ! Jusqu'à son dernier souffle elle y avait cru.

-Ma vie est bien trop tranquille ? Je suis un planqué ?

Il rigola, d'un rire sans joie. Comment pouvait il dire ça ? Il ne connaissait rien à sa vie, rien. Personne ne pouvait comprendre ce qu'il avait vécu. Enfin, il y avait tout de même une personne qui en était susceptible, son majordome. Mais même lui, qui avait eu une enfance heureuse, n'arrivait sans doute pas à comprendre vraiment. Dans tout les cas, un médecin qu'il venait de rencontrer ne pouvait pas savoir ses douleurs et ses souffrances, physiques et morales. Donc il n'avait rien à dire sur ce plan. L'éclat saphir de son regard devint plus perçant.

-Oh, veuillez m'excuser, le terme que je voulais employé n'était pas « étrange », mais « déplaisante », après ça n'engage que moi.

Il n'avait rien contre les roux, cette couleur lui rappelait juste celle de sa tante. Et l'adjectif qui collait le mieux pour cette femme était « déplaisante », le rapprochement n'était pas vraiment intelligent, mais ce n'était pas le but de Ciel. Ce médecin était vraiment coriace, ou bien c'était le jeune homme qui s'amollissait... Le coup du regard-qui-tue était une carte qu'il adorait, mais dans ce cas là, l'effet n'avait pas été à la hauteur. En fait ce regard n'avait rien fait du tout. Il haussa un sourcil, le docteur avait lui aussi un regard à faire fuir les gens ! Pour le coup il était légèrement déstabilisé, le personnel de ce lycée ne devait il pas être agréable et souriant pour le bien-être des étudiants ? Cette règle ne s'appliquait peut être pas à tout le monde.

-Ah vous croyez ? Affectueux je ne dit pas, mais à quel moment mes actes ou mes paroles ont traduits un manque de savoir-vivre ?

En fait c'était une véritable question, Ciel avait été très bien élevé, mais ses parents faisaient parti de l'aristocratie, leur éducation n'était pas la même que les « gens du peuple », s'il avait eu l'impression de rester poli dans cet échange, peut être que pour le docteur son attitude était complètement décalé.
Mais le roux avait raison sur un point, le jeune Phantomhive n'était pas affectueux pour un sous, il n'était pas non plus adorable, souriant, joyeux et mignon. Autant d'adjectifs qui, en temps normal, qualifieraient un enfant de son âge. Lui était plutôt froid, taciturne, hautain et méprisant.


-Eh bien, tout le monde peut se tromper, n'en soyez pas affecté !

Il avait sentit la nuance de moquerie, qu'il avait superbement ignoré, cela ne servait à rien de se mettre en boule pour une simple phrase, les mots n'étaient que des mots après tout. Ciel passa sa main dans ses cheveux et mit derrière son oreille une mèche rebelle, son regard restait braqué sur le docteur.
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Hokuto Umeda
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MessageSujet: Re: Une après-midi dans le parc (PV Hokuto)   Jeu 9 Juin - 16:14

A force, on finirait par le prendre pour une statue de cire. Le médecin ne bougeait vraiment pas de son arbre. Il se contentait de regarder Ciel avec nonchalance, profitant surtout du beau temps qu’il pouvait y avoir. Le ciel arborait un dégagement quasi-total et le soleil n’était pas trop fort. Il adorait ce temps. Avec une petite brise légère qui venait jouer les trouble-fête capillaire par moment, ébouriffant alors un ou deux épis qui pouvaient trainer là.
De ses yeux marron à tendance analytique, il regarda son pseudo-interlocuteur, avec un air plutôt détaché et désintéressé, qui semblait prendre sur lui pour rester maître de lui-même. Puis il continua de la même façon lorsqu’il sembla lui aussi le regarder. Sembla seulement. Il paraissait ne pas le voir, fixant juste un point. Technique classique pour faire le vide. Ce n’est pas au vieux singe qu’on apprend à faire la grimace. S’il lui en fallait si peu pour avoir besoin de self-control … la lutte n’irait pas bien loin. Mais dans le fond, cette dernière n’était pas ce que l’on pouvait appeler juste et équitable. Après tout, le roux avait bien plus d’entrainement à son actif.
N’ayant pas quitté l’élève des yeux, il remarqua le changement sur le coup. Il avait arrêté de regarder un point fixe pour se concentrer sur lui. Mais à quoi bon ? Même si ses mots étaient ironiques, c’était assez facile à entendre, le ton semblait oscillé entre le froid réchauffé et le neutre à tendance polaire. Indécis sur la conduite à avoir le petit ? Ou peut-être qu’il faiblissait déjà. Dommage.

Ignorant le rire sec, Hokuto voyait bien que le regard était froid. Mais la remarque sur sa vie semblait particulièrement lui déplaire à la vue de l’éclat fugace qui traversa le regard de l’enfant. Oui, elle ne lui avait vraiment pas plu. Qu’en déduire ?
Plus ou moins tout un tas de choses pouvant être tout et n’importe quoi. Mais en tout cas, l’idée principale restait que sa vie pourtant n’avait surement pas été calme et agréable. Disparition d’un ami ? Mort des parents ? Ou simple enfance malheureuse parce que papa-maman ne voulaient pas céder aux caprices du petit ? Non, il rejetait cette dernière hypothèse puisque ledit petit pensait toujours que tout lui était du. Donc ses parents n’avaient jamais corrigé ça. Dommage. Mais il y avait tout un tas de théories possibles pour l’enfance de l’élève. Sauf qu’Hokuto s’en contrefoutait. A la limite, il n’y avait que sa santé qui pouvait le préoccuper. Seulement ça et rien d’autre.
Il passa outre la remarque sur ses cheveux. Il glissa dessus même … tel un surfeur sur les vagues. Il faisait corps avec, l’intégrait et ne s’en souciait pas. Elle était une part de lui depuis tellement d’années …

« Exactement, ça n’engage que vous. »

Le ton neutre et le regard fixe sans ciller … rien ne pouvait être plus indifférent que le médecin à ce moment-là. Le gamin n’était pas le premier, et surement pas le dernier, à critiquer sa couleur de cheveux pourtant naturelle. Si dans ses plus jeunes années, cela l’avait perturbé assez fortement, c’était aussi grâce à, ou à cause de, ça qu’il était froid et imperméable aux différentes piques et attaques envers sa personne. Et qu’il se fichait de ce qu’on pouvait penser de lui. Il n’y avait que l’avis de son quatuor et éventuellement celui de sa famille qui comptait pour le côté personnel. Pour le côté professionnel … le quatuor aussi puisqu’il évoluait dans le même milieu et ses collègues et confrères. Il ne tolérait pas les remarques provenant des élèves. Est-ce qu’ils avaient fait 10 ans d’études pour devenir médecin ? Non. Alors qu’ils se taisent et le laisse faire son boulot.
Quand Ciel haussa un sourcil surpris, il poursuivit calmement, toujours avec la même indifférence dans la voix, un poil blasé tout de même.

« Et alors quoi ? Ça vous surprend que quelqu’un d’autre, autre que votre petite personne, soit capable d’avoir un regard froid ? »

Il poursuivit, un léger sourire en coin se dessinant sur ses lèvres.

« Ou alors c’est le fait qu’un adulte, autre que votre majordome, ne s’incline pas devant vous ? »

Théorie plausible aussi puisque l’élève pensait que tout lui était du et que c’était lui le Roi. Mais ce n’était peut-être pas le cas. Dans tous les cas, ça n’allait pas changer sa vie. Loin de là. Mais s’il pouvait chahuter un peu le jeune homme dans ses idées reçues … ce n’était pas si mal. Qui vivra verra.
Un nouveau rire sec s’échappa quand Ciel entama ses petites questions. Quand ses paroles avaient-ils traduits un manque de savoir-vivre ? Un peu tout le temps en fait … il ne fallait pas confondre politesse et savoir-vivre. C’étaient deux notions liées mais bien distinctes.

« Pourquoi le demander ? Le savoir changerait quelque chose dans votre attitude ? »

Le médecin en doutait, alors il n’estimait pas avoir à lui répondre. En fait, il n’estimait rien du tout face à l’enfant. Il ne lui devait rien. Ni réponse, ni sympathie, ni quoi que ce soit. C’était une non-relation entre médecin et patient. Rien de plus. Comme avec tous les autres. Jusqu’à présent, les exceptions se comptaient sur les doigts d’une main … il doutait très fortement qu’un personnage tel que lui en face parti.

« L’erreur est humaine. Mais comme pas mal de choses, vous y compris, cela m’indiffère totalement. »

Continuant, un sourire en coin, presque sadique cette fois, s’afficha sur son visage.

« Mais peut-être que j’éviterai d’en faire une le jour où je vous prescrirai un quelconque traitement. »

Le regardant toujours, Hokuto suivit le geste de la main dans les cheveux. Un tic peut-être ? Ou pas. Puis le regarde l’élève revint dans le sien. Qui n’avait toujours pas cillé ni même exprimé autre chose que de l’indifférence glaciale.

« Et qu’espérez-vous en me regardant ainsi ? »
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Ciel Phantomhive
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MessageSujet: Re: Une après-midi dans le parc (PV Hokuto)   Mer 15 Juin - 13:05

Ciel sentit les poils de ses bras se hérissés, il n'était pas vraiment frileux, mais le vent n'était pas son ami le plus intime. Et comme aujourd'hui, comme tout les autres jours, il avait opté pour un short, la caresse du vent sur sa peau ne l'aidait pas à se concentrer. L'air froid et blasé du docteur n'arrangeait rien, en fin de compte il préférait les personnalités extraverties, sensibles et douces. Au moins il pouvait les casser facilement, il pouvait voir la réaction d'incrédulité puis de surprise et enfin de douleur passer comme un film sur les visages de ces victimes. Et c'était tellement jouissif. En faisant du mal aux autres il se prouvait à lui même qu'il était vivant, qu'il existait. Et puis il était un tantinet sadique aussi.

-En effet, je suis heureux que vous compreniez ma position.

Le jeune homme se détendit, ce médecin était beaucoup plus vieux que lui, par ce fait il avait vécu de nombreuses expériences diverses, en bien ou en mal, il ne faisait aucun doute que sa couleur de cheveux fut un objet de moquerie. Mais il avait sûrement surmonté la chose et passé au travers, puisqu'il arrivait à en parler sans frustration ou énervement. Donc il n'y avait pas à s'inquiéter, et puis que pouvait il perdre à cet échange ? Ce n'était qu'un médecin après tout, il n'était pas professeur ou surveillant. Il ne pouvait donc pas infliger de sanctions comme ces « heures de colles » auxquelles Ciel avait été menacé de nombreuses fois. « Ma petite personne ? », l'héritier plissa doucement un œil, cet homme avait des expressions qui ne lui plaisait pas du tout, le prenait il pour un enfant pourri-gâté, égoïste et prétentieux ? Ciel était comme ça, mais cette partie de sa personnalité ne faisait pas l'objet de sa réflexion, pour lui il était comme devrait être un jeune homme de son rang.

-Ah, pour me surprendre il me faut bien plus qu'un simple petit regard sans intérêt.

La phrase suivante ne lui fit autant plaisir que la première, surtout qu'elle était agrémenté d'un sourire absolument inutile aux yeux de Ciel.

-Ce sont mes affaires. Pas les vôtres.

Son regard se fit meurtrier à souhait, sa vie était un terrain miné, pas possible d'en parler sans recevoir des piques verbales du jeune homme. Bien sûr, sa plus tendre enfance avait été merveilleuse, mais il n'aimait pas se remémorer les vieux souvenirs d'une période idyllique à jamais révolue. Il le savait, quoi qu'il fasse, quoi qu'il devienne, on ne pouvait pas faire revenir les morts à la vie, et le passé ne revient en aucun cas.

-Sûrement pas, simple curiosité.

Ciel regarda le rouquin, quelque chose en lui ne lui plaisait pas, il était trop sûr de lui, trop cynique... Trop blasé. Quelqu'un de difficile à toucher en somme. Il réprima un ricanement en entendant le médecin lui exprimer son indifférence, drôle de docteur ! Son médecin familiale était un vieux bonhomme tout gâteux qui tremblait en apercevant Ciel, qui même tout gamin lui en faisait voir de toutes les couleurs. Forcément sa vision du monde de la médecine était du coup très restreinte.

-Parfait, ainsi nous somme d'accord sur un point au moins.

L'expression de sadisme plaquée sur le visage de son interlocuteur fit froncer les sourcils de Ciel, curieuse expression pour un docteur ! Il se promis de faire venir son ancien médecin dans l'internat s'il avait un jour besoin de consulter quelqu'un.

-Eh bien, ça m'étonnerait que vous ayez un jour à me voir dans votre cabinet. Donc aucun risque quand à vos erreurs.

Ciel baissa furtivement sa tête vers ses bottines en marmonnant quelque chose par rapport à une santé de fer puis il releva ses yeux.

-Et vous ? Pour ma part, c'est ainsi que je regarde tout le monde. Docteur ou chien, c'est pareil.
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Hokuto Umeda
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MessageSujet: Re: Une après-midi dans le parc (PV Hokuto)   Lun 20 Juin - 9:27

« Qui a dit que je cherchais à vous surprendre ? »

Hokuto haussa un sourcil surpris. D’où il tirait ses conclusions à deux francs six sous ? Il ne cherchait rien du tout si ce n’est l’asticoter gentiment. Ce qui marchait à merveille jusque là. Mais ça n’allait pas plus loin. S’il voulait des informations, ce n’est pas à Ciel lui-même qu’il demanderait. Les meilleures sources ne sont jamais ceux qui sont les plus impliqués. Pour le coup, il pensait plutôt à son médecin de famille. Ou puisqu’il était d’ascendance aristocratique, des membres du personnel qu’il devait avoir. Ou les anciens, peu importe. Quand il aurait le temps, il prendrait son téléphone pour remplir sa petite fiche personnelle. Toujours aussi indifférent, il poursuivit.

« Ce n’était qu’une simple question rhétorique. Mais votre réaction me suffit amplement. »

Le petit plissement de l’œil montrait bien qu’il désapprouvait ses appellations. Ce qui faisait bien rire le médecin, le confortant dans son choix de continuer à jouer. Mais il fallait bien reconnaître que parfois, il n’avait pas tort.

« Cependant, vous avez raison. Ce sont vos affaires. Et tant qu’elles ne sont pas d’ordre médical, je m’en contrefous comme de ma première perfusion. »

Ah la la. C’était tellement facile, si simple de le faire réagir. Quelques petits mots et il se dévoilant sans forcément s’en rendre compte. Hokuto pouvait déjà faire un petit bilan provisoire. Mais rien n’était immuable pour ce coup là. Enfin donc : traumatisme durant l’enfance. Lequel, ou lesquels, il ne savait pas précisément. Il n’était pas capable de lire dans les pensées non plus hein … Cependant, il était presque sûr que cela touchait les parents. Si ce n’était pas le cas, il ne serait probablement pas ici avec son majordome mais bien au chaud chez lui en compagnie desdits parents qui seraient en train de le gâter, le choyer comme un véritable petit prince. Peut-être n’aurait-il même pas de majordome. Après tout, il n’avait jamais eu de véritables occasions de discuter avec lui. Hormis un prénom et nom, Cailan O’Shea, il n’en connaissait rien d’autres que les données de son dossier médical. D’ailleurs, il lui faudrait le voir pour lui parler des petites spécificités qui le caractérisaient …
Pendant qu’il divaguait de manière médicale et analytique, il en avait totalement occulté le regard que Ciel devait considérer comme assassin. Il faudrait qu’il pense à se renouveler. Mais depuis le temps qu’on lui jetait des regards comme celui-là, le roux ne faisait plus les comptes. Trop long et trop fastidieux. Et il avait surtout autre chose à faire. En fait, pour être franc, il avait momentanément oublié la présence de l’élève. Ce ne fut que lorsqu’il lui adressa la parole que son bon souvenir lui revint. Il reprit la parole comme s’il ne s’était rien passé.

« Et bien, permettez-moi de ne pas la satisfaire, votre curiosité. »

Tout bien réfléchi, la formule n’était que pure politesse. Parce que, quoiqu’en dise l’enfant, le médecin se passerait de sa permission. Hors de question de s’abaisser. Et encore plus pour lui. Cela le conforterait dans son idée que le monde lui est du. Plutôt faire de la paperasse que ça. Retirant ses lunettes pour les essuyer, il reprit.

« Vous savez, moins je vois les élèves et mieux je me porte. Alors vous me rendrez service en ne venant pas. »

C’était bien vrai. Il partait du principe que si les élèves ne venaient pas, ils allaient bien. S’ils allaient bien, pas de prescriptions ni traitement ni autre. Si rien de tout ça, pas de paperasse et alléluia ! Vérifiant au soleil que ses verres n’avaient plus de trace, il les remit avant de se tourner de nouveau vers Ciel, l’air blasé. Et un timbre de voix toujours aussi indifférent qu’auparavant.

« Moi ? Ce que j’espère en vous regardant ainsi ? »

Il laissa échapper un rire sec. Déjà qu’il n’attendait rien en particulier des élèves si ce n’était de la coopération quand il devait s’occuper d’eux, que pouvait-il bien espérer d’un cas tel que lui si ce n’est du mépris et une opinion de soi bien trop développée ? Rien. Alors autant ne pas se fatiguer.

« Rien. Je n’attends rien de votre part. Ce serait peine perdue de toute façon. De la même manière que vous, j’ai un regard froid et distant par habitude. Seuls quelques privilégiés ont droit à autre chose … »

Il resta pensif quelques secondes, son esprit soudainement accaparé par une famille biologique, certains confrères, un quatuor indissolublement uni, deux petites filles et une jolie blonde aux yeux rieurs. Le temps d’une brève pause avant de reprendre aussi froid et sec qu’un hiver sans soleil.

« Groupe dont vous ne faites indéniablement pas parti. »

Et Hokuto doutait que cela arrive un jour. Il avait pris l’habitude de considérer ses patients comme de simples connaissances. Cela n’allait pas changer avec les élèves. Ils auraient droit au même traitement. Il n’y avait aucune raison que cela change. Quoiqu’il advienne, il ne referait pas la même erreur …

« Par contre, élève ou chien, c’est différent pour moi. Un élève aura toujours plus de discussion qu’un canidé. Chacun ses particularités je dirais … Cependant, votre cas est à part. J’ai plus de considération pour un chien que pour vous. »

Franc et entier. Ce n’est pas une belle pause ensoleillée qui allait changer ça. Et encore moins l’élève qui se trouvait là à chercher la faille dans le système.
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Ciel Phantomhive
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MessageSujet: Re: Une après-midi dans le parc (PV Hokuto)   Mar 18 Oct - 14:16

Ciel inspira lentement, essayant de garder le contrôle de ses nerfs. Ce qui n'était pas dans ses habitudes, en général c'était hurlement par-ci par-là, mais curieusement cet homme lui faisait l'effet d'une douche froide en plein hiver. Il était froid, trop froid et trop étrange pour que Ciel puisse s'amuser comme il en avait coutume de faire. Outre le fait, non négligeable, que le médecin l'énervait, il l'intéressait aussi. Il voulais voir s'il pouvait le pousser à bout, et si oui comment.

-Personne, en effet. Vous avez simplement utilisé le verbe « surprendre » dans une de vos phrases.

Le jeune homme était, en effet, assez expressif pour certaines choses. Certaines choses comme son passé par exemple. Il fronça les sourcils, les questions rhétoriques... Pourquoi cet homme était il comme ça ? Ciel avait l'impression de perdre pied, comme si la conversation lui échappait complètement, comme si c'était ce docteur le maître du jeu. Impossible à supporter. C'était inconcevable. Son majordome avait au moins la décence de lui laisser mener la « danse »! Mais cet homme n'était pas comme Cailan, il n'était pas non plus comme ses domestiques.
-Alors ne me posez pas de questions inutiles, rhétoriques ou non. Ça ne sert strictement à rien.

Pour une fois, Ciel avait envie de partir, de ne plus répondre à cet individu. C'est vrai quoi, il était venu dans ce parc pour être tranquille, lire un bon livre et oublier cet internat et ses élèves... Eh bien non. Non. Une guêpe venait lui chercher des noises et un docteur le faisait tourner en bourrique. Quelle vie. Mais il n'allait pas se laisser couler dans l'abime du désespoir et afficher une mine décomposée pour ça ! Il fallait être fort dans la vie tout de même. Il regarda l'homme avec un sourire narquois.

-Fort bien, je ne vais pas insister sur ce point. Cependant, vous ne vous êtes pas présenté. Puis je savoir à qui ai-je affaire tout de même ?

Tient, intéressant. Ainsi ce médecin n'aimait pas voir les élèves ? Il allait être ravi avec lui ! Déjà Ciel ne tombait jamais malade, bien sûr il y avait cet asthme qui revenait de temps en temps, mais c'était rare. Il y avait bien longtemps que ce problème n'était pas apparu. Lorsqu'il était petit les crises étaient assez fréquentes et violentes, il avait même faillit en mourir ! Mais maintenant c'était finis, les crises étaient plus calmes. Aucune chance qu'il aille voir le docteur, encore heureux d'ailleurs.

-Je serais ravi de vous épargner ma présence alors.

Ciel eu un rire lui aussi, eh bien voilà ! Un peu moins de froideur ! Il était donc capable de ressentir des sentiments, comme tout le monde bien sûr. Le jeune homme fit quelques pas en arrière pour ne pas avoir le soleil dans l'œil.

-Je ne demandais pas tant d'explications, mais je ne vois pas ce que vous voulez dire par « de la même manière que vous » je ne suis pas comme vous, ne nous assimilez je vous pris.

Le jeune Phanthomive tiqua. Être mis au même rang qu'un chien était déjà désagréable, alors être plus bas que lui... C'était encore pire ! Il ne pouvais pas supporter cette insulte tout de même !

-Je vois. Vous n'avez vraiment aucun respect. Et vous vous prétendez adulte ? Tch...
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Hokuto Umeda
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MessageSujet: Re: Une après-midi dans le parc (PV Hokuto)   Jeu 20 Oct - 15:20

L’homme qui restait fièrement droit et adossé à cet arbre réprima un petit sourire satisfait quand il remarqua que son jeune interlocuteur semblait tenter de rester maître de lui-même. Déjà ? C’était si simple … Ah moins que ce ne soit calculer dans le but d’une tentative quelconque de … de quoi d’ailleurs ? De le voir agir de la même façon ? Peut-être, peut-être pas. Peu importe. Il reprit la conversation comme si de rien était.

« Comme j’aurai pu utiliser un autre verbe. Vous ne devriez pas forcément vous focaliser sur les détails puisque ceux-ci vous amènent à tirer une conclusion erronée. »

Le médecin nota les sourcils froncés une fois de plus, comprenant de nouveau que ses mots ne lui plaisaient guère. Mais tant pis pour lui. Il supposait que Cailan devait le laisser le supplanter. Pour le propre égo de l’élève probablement. Et son majordome devait faire peu cas de ce qu’il pouvait lui dire. Calme à toute épreuve sans doute. Il fallait vraiment qu’il le rencontre. Cet homme titillait joyeusement sa curiosité. Autant sur le point médical que personnel d’ailleurs … Mais c’était une autre histoire.

« Ce n’est parce qu’elles vous semblent insipides qu’elles le sont à mes yeux. Tout est une question d’interprétation et de point de vue. »

Pour lui, même l’absence de réponse pouvait répondre à sa question. Tout comme un petit frémissement de sourcil. Un détail, quel qu’il soit, pouvait être aussi significatif qu’une véritable réponse orale. Parfois les deux se complétaient. Parfois s’opposaient, auquel cas il fallait déterminer lequel était la vérité. Mais c’était un jeu qu’il pratiquait avec grand plaisir …
Ignorant avec superbe le sourire de l’élève, n’était pour lui qu’un moucheron face au pare-brise d’un semi-remorque lancé à 130 sur l’autoroute, il lui répondit avec indifférence et un ton dans la même veine.

« Oui vous pouvez. Dr Umeda. Je ne dirais pas enchanté ni même ravi puisque ce serait vous mentir. »

Et comme Hokuto était un fervent défenseur de la vérité, advienne que pourra en l’énonçant, il ne se voyait pas bafouer ses principes juste pour plaire à l’élève. Manquerait plus que ça tiens. Il n’allait certainement pas s’abaisser à cela. Contrairement à l’adolescent, il ne lui demanda pas son nom. Il le savait déjà. C’était à ça que servaient les dossiers des élèves après tout. Et aussi pour ça qu’il connaissait l’existence de son majordome. Si le médecin de l’internat ne se tenait pas informé, les données n’allaient pas arriver toutes seules non plus …
Ignorant la remarque mais constatant le recul, son attention se focalisa de nouveau sur Ciel. En attendant, lui restait sagement dans l’ombre de l’arbre, bien tranquille. Il allait vraiment finir par prendre racine s’il continuait ainsi. Il haussa les épaules, un peu las.

« Si vous ne voyez pas, alors je ne peux rien pour vous. Mais demandez donc à votre majordome. Je suis sûr que lui saura de quoi je vous parle. »

Lui-même était conscient d’être froid et distant au premier abord. Au second aussi d’ailleurs. Tout dépendait de ses interlocuteurs. Mais si Ciel ici présent ne s’en rendait même pas compte, ce n’était pas au médecin de le lui faire remarquer. Puis, l’amusement brillant au fond de ses yeux, il poursuivit.

« Mais vous avez raison. Je ne devrais pas nous "assimiler" comme vous dites. C’est dégradant. Surtout pour moi d’ailleurs. »

Et vlan. Encore une couche de sincérité. Qui déplairait sans doute. Encore. Et encore une fois, Hokuto n’en aurait rien à cirer. Probablement que le jeune Phantomhive réagirait à cette pique. Ou pas. Peu importe. Il réprima un nouveau rire sec et cassant, reprenant de sa voix froide.

« Non, ça, il est clair que vous ne voyez rien. dit-il en marquant un petit temps d’arrêt Déjà, par le mot "adulte", je ne sous-entends que la majorité. Ou un aîné par rapport à vous. Aucune relation avec une quelconque maturité. Ensuite, la seule chose que je prétends, c’est d’être médecin. »

Médecin. Le seul titre qu’il brandissait si on le lui demandait. Homme ? Aussi, mais c’était inné, cela n’avait aucune valeur pour lui. Adulte ? Depuis qu’il avait dépassé les 18 ans, c’en était un. Administrativement parlant en tout cas. Dans les faits … tout dépendait des jours et de la compagnie. S’il était à l’infirmerie, pendant ses heures de travail, c’en était un, clairement. Mais s’il était en compagnie de ses filleules ou de ses amis proches … la régression mentale était violente. Surprenante selon les dires de certains. Et quoi ? Il restait un homme comme les autres en fin de compte …
Sa voix froide et dénuée d’émotion continua sa tirade. Que l’élève l’écoute ou non, il s’en foutait.

« Autrement, pourquoi aurais-je du respect envers quelqu’un qui n’en a aucun pour moi ? C’est vous-même qui avez commencé à dire que, pour vous, médecin ou chien, c’était du pareil au même. Alors expliquez-moi donc ce qui vous donnerait droit à du respect de ma part ? »
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Une après-midi dans le parc (PV Hokuto)

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