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 Little crooked Houses [pv Setsuna]

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Katô Yue
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MessageSujet: Little crooked Houses [pv Setsuna]   Mar 18 Jan - 22:52

C’est le teint livide et l’estomac noué que Katô pénétra pour la première fois dans l’antre de cet étrange internat dont on lui avait si chaudement recommandé l’entrée. C’est tout du moins le souvenir qui lui en restait bien des jours plus tard, ce sentiment que jamais plus les choses ne seraient comme avant... Il s’était trouvé là, une valise de toile bleue marine sous le bras et le regard fixe sur un horizon qu’il ne pouvait pas voir au travers des murs épais couleur blanc cassé. Sa première impression ce jour là fut le silence. Pas un chat ne semblait habiter cette immense bâtisse ! Et pourtant on se trouvait être dimanche et bien qu’il soit tôt dans la matinée surtout pour des adolescents fainéants, tout juste dix heure et demi pour être exact, les jeunes gens de leur trempe aimaient en règle générale déambuler ça et là comme des pauvres âme errantes qu’ils étaient et le tout en beuglant un peu trop bruyamment à son humble avis. Mais visiblement, ici c’était une tout autre chose… L’impression de solitude accablante se mit à croître dangereusement dans la poitrine du jeune homme qui s’empressa de déposer à même le sol son seul et unique bagage. Il semblait de toute façon devenir de plus en plus lourd tandis que les minutes passaient…comme si le poids des derniers évènements s’étaient vicieusement glissés parmi son tas de vêtements et ces quelques souvenirs.

Une fois ses maigres biens déposés sur le carrelage il attendit. La patience n’était pas forcement son point fort mais comme il ne sautait pas réellement de joie à l’idée d’intégrer contre son gréé ce fichu institut il ne se formalisa vraiment pas du fait que personne ne l’accueille de prime abord. Moins on s’occupait de lui, mieux il se portait ! Il s’adossa au mur en soupirant puis croisa les bras sur sa maigre poitrine. Il ne portait ce jour là qu’un t-shirt aux imprimés militaires et un treillis de même confection. Et cela malgré le froid de canard qui régnait délicieusement dehors. Oh ce n’est pas qu’il n’avait pas froid, bien au contraire. Cependant la quasi-totalité de ses vêtements se trouvait être roulée en boule dans sa valise et le patriarche de Kira n’avait pas semblé nécessaire de lui laisser accéder à ses derniers bien…

Cet homme… Qu’il était irritable ! Il grinça des dents en repensant à ses traits pourtant si agréable…si ressemblants à ceux de celui qu’il chérissait encore malgré sa disparition. Ce fichu père de famille ne lui avait même pas laissé récupérer sa veste…ni quoi que ce soit d’autre d’ailleurs. Etant donné qu’il avait toutes ses affaires dans l’appartement de kira dans le centre ville… Voilà le résultat ! Il se retrouvait grelottant et glacé jusqu’aux os avec pour seul tenu ce fichu morceau de tissu qui ne semblait même pas l’isolé ne serait ce que d’un degré. Bon sang…tout ça le rendrait fou un jour ! S’il ne l’était pas déjà ! Pour couronner le tout il avait une envie de cloppe mêlé à celle de médicaments… Une semaine seulement qu’il y touchait plus et franchement le manque se faisait sentir comme une pique acérée et douloureuse dans ses entrailles.

Pas franchement sa journée il fallait bien l’admettre. Il poussa de la pointe de sa botte son sac pour se changer les idées et surtout pour occuper son esprit à autre chose que de remuer la lie de ses souvenirs. La colère ou la peine n’avait jamais été bonne conseillère et dans son cas elles étaient carrément de pures envenimeuses. Pourtant malgré ce qu’on pourrait croire ce n’était pas du tout le sac qui vint le tirer de son humeur maussade…C’était plutôt un froissement caractéristique, suivit de près d’un claquement sec sur le sol : celui de chaussures qui s’approchaient de lui d’un pas plutôt vif et régulier. Un pas assuré…
Il releva vivement la tête et chercha du regard celui qui venait le tirer de là. Il le repéra de loin et en même temps il ne s’en félicita pas particulièrement. Après tout qui n’aurait pas remarqué cette divine créature tout en courbe et en douceur. Il resta un moment estomaqué par cette simple beauté épurée mais son visage ne laissa rien paraitre de son hébétude. La drogue avait de toute façon ravagé son visage et il ne parvenait la plupart du temps pas à exprimer correctement ses émotions…Et donc l’indifférence notoire dans ses traits n’était vraiment pas le reflet de ce qu’il pensait en ce moment.

« _ Bonjour… En fait je suis un peu perdu et j’sais pas où je dois aller… J’viens juste d’arrivé et…bah en fait t’es la première personne que je vois … »

Il n’avait pas réfléchit. Les mots étaient sortit d’eux même en un flot désordonnés et impétueux. La phrase était cohérente mais peu s’en était fallut de ce point de vu là ! Il était tant accaparé par la silhouette sylphide et angélique de ce nouveau venu qu’il n’avait pas vraiment fait attention au ton trop brusque et à la soudaineté déconcertante de son interpellation. Franchement…ce n’était pas du tout son genre ! Il n’adressait en règle général jamais la parole à qui que se soit et pourtant ça avait semblé naturel dans ce cas précis. Comme si le jeune homme effectuait un magnétisme naturel avec tout ceux qui le croisait, même le plus récalcitrants comme lui…

« _ Hum…désolé les politesses me font défaut. J’ai jamais été un mec bien ou galant alors faudra me pardonner… J’sais pas si j’ai été prévu sur le planning mais en fait j’attends que quelqu’un m’accueille et me dirige dans cette prison parce que j’suis à la ramasse tu vois ? Moi c’est Katô… Yue Katô en fait. Enchanté de faire ta connaissance … »

Il marqua un blanc particulièrement équivoque. Il attendait bien évidemment que son vis-à-vis décline lui aussi à son tour son identité. Pourtant s’il avait sut qu’il avait à faire au responsable de ce lieux il n’aurait jamais parler de la sorte… Mais encore à ce moment il n’en savait rien et souriait avec une insolence et une insouciance digne de faire pâlir le pire voyou des rues…. Franchement pas très glorieux lorsqu’il y repensait. C’était même plutôt tout le contraire : honteux ! …
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Setsuna Mudô
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MessageSujet: Re: Little crooked Houses [pv Setsuna]   Sam 22 Jan - 0:55

Dimanche… Jour de repos paraissait-il. Pourtant, depuis qu’il était réellement à la tête de l’internat il avait plutôt l’impression d’être la tête sous les dossiers, la paperasses, il n’en voyait fichtrement plus le bout. Post-it ornaient son bureau de toutes formes au couleurs acidulées, tellement sucrées que parfois leur simple vue pouvait lui suffire pour créer en lui nausées bénignes mais néanmoins présentes. E quoi faire se tordre ses boyaux au goût de ces sucettes qu’il chérissait tant… Mais à, c’en était trop. Il était en over-dose, sa mémoire saturait d’informations, ses yeux de couleurs, la nuque lui tirait à force d’être penché sur ces papiers administratifs dont les lignes se confondaient de plus en plus à chaque lecture et relecture infernale. Les dossiers de comptabilité étaient un sujet à ne même pas aborder avec lui. Les chiffres faisaient preuve de cannibalisme calculé, se dévorant les uns les autres. Le serpent se bouffait la queue et tout ça n’avait foutrement plus aucun sens pour le jeune directeur.

« On va arrêter ici les dégâts… j’tourne carré là. »

Ses doigts aux ongles longs lâchèrent le stylo qu’ils tenaient jusqu’ici sur un amas de papiers dont il ne savait même plus avec exactitude le contenu. Posant subitement ses mains sur le bureau, Setsuna s’y appuya pour reculer son siège et se leva. Jusqu’ici le meuble cachait le bas de son corps, A présent c’était sans peine ou sans se tordre le cou que l’on pouvait observer la tenue plutôt peu commune pour un directeur d’internat. Tout cela était subtilement composé de noir et blanc, short vinyle et cuissardes plateformes de la même matière, rehaussant sa taille atteignant pourtant déjà le mètre soixante-dix-huit, mettant plus qu’en avant la pâleur de sa peau, mettant aussi en avant la longueur de sa silhouette fluide. Son short était néanmoins dissimulé par sa longue chemise blanche au col fermé et noué d’un ruban en soie noire.
Quittant alors méandres de la comptabilité et autres feuilles, pochettes élastiques n’ayant de fond, ouvrant la porte et sentant déjà un air s’abattre sur son visage, beaucoup moins saturé par l’énervement du travaille. C’était déjà nettement mieux pour lui. En inspirant une grande bouffée, comme si son corps s’était cirrhosé, gavé par tout ce boulot à faire… forcément, ça lui changeait de son statut d’élève flâneur qu’il arborait encore fièrement en y repensant… Ha souvenirs souvenirs. Là c’était un réel instant de calme. Pas un seul bruit ou papier froissé, crayon grattant sur une feuille de papier. Bref le vide total. Ou presque. Hey oui, un internat c’était bel et bien un paquet de surprises. Pas toutes jolies jolies certes, mais il travaillait avec. Maintenant il avait même pris le rythme plutôt soutenu tout de même à son goût.

Le directeur n’avait donc pas rêvé, il n’était pas devenu aliéné par la tonne de paperasse, la porte d’entrée avait belle et bien était claquée. Son oreille ne l’avait pas trompé et son regard distinguait à présent une silhouette fluette se trouvant dans l’entrée. Et, à la simple vue de ce sac à ses pieds il en avait deviné que l’arrivant était nouveau ici… Temps de réflexion puis tilt.

« Merde. Putain de merde. Et le secrétaire qu’est jamais là quand il faut lui! »

Setsuna se passa une main dans les cheveux, la nervosité expliquait son vocabulaire peu approprié à son poste de directeur, mais de laisser ainsi poireauter un nouveau venu le faisait chier au plus au point et ses plateformes allaient devoir botter quelques culs en bonus d’une seconde explication avec les surveillants au moins. D’ailleurs, il fallait qu’il fasse passer cette annonce pour rechercher un nouvel homme ou femme à ce poste, ça devenait urgent. Enfin, le sujet n’était pas là pour le coup. Cet élève était à attendre dans une station debout sans que personne ne soit là pour s’en occuper… Ni une ni deux il s’avançait déjà vers lui pour l’accueillir en espérant malgré tout que l’attente n’avait pas été rude, généralement les élèves venaient de loin, le voyage les fatiguait et ils voulaient au plus rapidement atteindre leur chambre pour faire le point et se mettre aussi en osmose avec leur matelas.
Et déjà arrivait-il qu’il se disait que le voyage avait vraiment dû fatiguer le jeune homme lorsque celui-ci releva la tête, il avait les traits creux, les mèches encadrant son visage… On lui aurait dit que les zombies faisaient surface peut-être y aurait-il cru rien qu’en le voyant. C’était un des aspects auxquels il avait du mal à se faire, l’impression que les occupants de l’internat revenaient d’un voyage en tête à tête avec la mort. Et déjà le revenant le saluait, à première vue… Son statut de directeur était vraiment difficile à deviner, c’était le second qui lui faisait le coup. Bah… tant pis. Il arbora un sourire néanmoins, accueillant sous certains abords, quelques traits de malice s’y glissant sans crier gare… habitude.

« Bonjour, et je suis au courant normalement quelqu’un devait venir te chercher mais c’est… pas le cas comme tu peux le remarquer donc tu n’auras que moi j’espère que ça t’ira, attention je mords tu es prévenu. »

Non, Setsuna n’était pas du genre à s’énerver sur les manières. Ici tout le monde était à égalité, lui avait été élève il y avait à peine quelques mois encore. Alors les courbettes et tout ce qui allait avec non vraiment ça faisait faux-cul à son goût. Ici les élèves le tutoyaient les employés avaient plus de mal parfois.. Enfin. Il écoutait le jeune homme qui qualifia l’internat de prison… Il ne put s’empêcher à commentaire à ce sujet d’ailleurs.

« Moi aussi quand je suis arrivé ici j’avais l’impression d’être dans une prison… Au départ j’ai cru que j’allais péter un câble quand on m’avait envoyé ici mais comme tu vois, deux ans et toujours en vie. Y’a pas de barreaux aux fenêtres si ça peut te rassurer. »

Il lui tendit la main, cette main aux doigts fins avec de longs ongles, son physique androgyne en avait trompé plus d’un, mais ça ne lui faisait pas de mal qu’enfin quelqu’un se rende compte au premier coup d’œil qu’il était un homme. D’ailleurs ce garçon qui, il venait de s’en rendre compte arborait un sourire qu’il n’aurait pas laissé passé auparavant, quand il avait plus d’agressivité peut-être, moins de stabilité mentale? Le nombre de fois ou ses ongles avaient lacéré un de ces jolis visages. Mais… Non ça faisait tâche dans les gros titres « un directeur a lacéré le visage d’un de ses élèves ». Ce petit commentaire intérieur le fit sourire sans raison pour Katô probablement, il se décida tout de même à décliner son identité à ce jeune homme.

« Katô Yue… maintenant que tu le dis oui j’ai ton dossier qui traîne dans les limbes de mon cerveau quelque part par là… »

Il avait pointé son crâne de son index pour avancer ses dires, oui ça devait traîner par là, quelques petites choses lui revenaient de son dossier maintenant qu’il y repensait mais… Là de suite, il se contenta de conclure avec un air qui en disait long pour la suite, il était à la fois amusé et en même temps ravi de pouvoir avoir les premières impressions de ce jeune homme. Lui ce qu’il aimait avant tout, c’était le vrai, ce que les gens pensaient. Non il n’aimait pas particulièrement qu’on arrondisse les angles, le vif, le vrai, le cinglant.

« Setsuna Mudô, directeur de cette prison, si tu veux je peux voir pour te trouver un uniforme mais pas sûr que tu aimes les cuissardes comme moi ou le vinyle, désolé. »


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Katô Yue
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MessageSujet: Re: Little crooked Houses [pv Setsuna]   Sam 22 Jan - 12:04

Ephémère. Voilà le premier mot qui qualifia son étrange rictus que lui seul pouvait porter : aussi vite qu’il était apparu sur ses lèvres fines et roses, il se dissipa dans les brumes d’un visage interloqué et encore plus pâle qu’il ne l’avait été deux seconde auparavant. Il ouvrit et referma plusieurs fois la bouche comme un poisson hors de l’eau sans parvenir à articuler quoi que se soit pour sa défense : et y avait-il quoi que se soit qui puisse rattraper sa présentation lamentable avec le directeur des lieux? Pas vraiment à son goût… Le jeune blondinet avait toujours levé les armes contre l’autorité et se faisait insolant chaque fois qu’on lui mettait la bribe, cependant il ne lui arrivait jamais de manquer de respect à quelqu’un se trouvant au dessus de lui dans la hiérarchie. Manquement grave à ses principes donc… Il dansait d’un pied sur l’autre très mal à l’aise puis tendit la main en direction de son interlocuteur. Celui la lui serra un peu trop fort ce qui ne passa pas inaperçu aux yeux du garçon : Pas très commode le supérieur dit donc !
Cette idée fit aussitôt fleurir un charmant sourire sur son faciès au teint crayeux. Celui-ci ne ressemblait pas du tout à celui qu’il avait arboré fièrement en se présentant. Non, c’était tout autre chose : un mélange d’enthousiasme teinté de surprise. Un peu de joie ? On aurait presque pût dire cela si le moment n’était pas si mal venu en fait… Il avait encore dans la tête des images floues et douloureuses des raisons qui le menaient piteusement ici. Des raisons qui l’obligeaient à s’exiler loin de la seule personne qu’il avait jamais aimée. Il se demanda avec fugacité si celui-ci allait bien, si Kira pourrait vivre sans lui tout ce temps… Et la réponse s’imposa d’elle-même nouant d’autant plus ses entrailles « Tu rigoles… bien sur qu’il vivra bien sans toi ! Certainement mieux qu’il ne l’a jamais fait ! T’étais qu’une source intarissable de problèmes et d’anxiété pour ce pauvre bougre ! »
Mais trêve d’apitoiement sur soi même, Il reporta son entière attention sur le Setsuna qui venait juste de se présenter et souriant chaleureusement en déblatérant des futilités comme s’il savait qu’il n’y avait que ça de vrai pour chasser son stress et son indicible état d’accablement.

« _ Je suis désolé m'sieur… Je pensais que vous étiez un élève. Ça fait pas super clean comme présentation de ma part… Enfin au moins vous avez deviné que j’ai pas été envoyé ici de mon plein gré. Ça, pas la peine de le cacher… Enfin cet endroit est pas plus mal qu’un autre, hein ? Faux pas le prendre mal… C’est juste que j’suis comme ça… J’aime pas qu’on m’oblige à faire des trucs et du coup je renvoie un peu ma colère et ma frustration sur les autres… Hey ! Mais pourquoi j’me justifie moi…et merde…enfin… je veux dire zut… »


Grossièreté sur grossièretés… Décidément l’ex et pas si lointain junkie semblait s’enliser de plus en plus dans sa bêtise. Il baissa la tête honteusement puis enfouis ses mains au fin fond de ses poches comme si les faire disparaitre réglerait à peu près tout ses problème. Il lâcha enfin un soupire résigné tout en grattant le sol de la pointe de sa basket usée puis s’engagea sur une pente glissante mais qu’il connaissait bien.

« _ Ah ouai… En parlant de dossier… Je me demande bien pourquoi vous m’avez accepté parce que franchement je dois être le pire élève qui ait jamais été ! Je veux dire mon dossier scolaire à toujours été vraiment mauvais et mes états de santé son pas pour redorés mon blason quoi… P’tin je parle même pas du fait que j’ai un tempérament hargneux et que sur mes bulletins j’ai eut je ne sais combien d’avertissement pour bagarre… Ouaip, franchement si vous pouviez éclairer ma lanterne monsieur j’vous en serais reconnaissant… »

Il lui jeta un regard en biais comme pour tâter le terrain. Après tout cette question le taraudait vraiment depuis un bout de temps et il se sentait obliger de la poser, d’en avoir le cœur net ! Aussitôt que Monsieur Sakuya était venu le trouver pour lui dire qu’il avait été accepté au sein de l’établissement, il avait eut cette sensation désagréable que ça cachait quelque chose. Que finalement c’était pas tant une école qu’il allait rejoindre mais un vrai centre pour psychotiques névrosés… ou il ne savait quoi d’autre tout aussi effrayant ! Et à présent qu’il voyait l’étrange et magnifique créature qui l’accueillait, les questions ne faisaient que redoublées dans son esprit sans dessus dessous. Trop doux… Trop indulgent avec lui… ça pouvait pas vraiment être un directeur hein ?

« _ Non …enfin je veux pas de l’uniforme en latex… J’aime pas trop la matière. C’est collant et puis on peut plus s’en débarrasser comme on veut. Moi j’aime bien les vêtements où j’me sens à mon aise. Et puis j’ai jamais vraiment raffolé des uniformes tout court en fait. Donc bon… J’aime pas qu’on veuille rentrer les gens dans un moule. On est pas tous pareille et tant pis si y en a qu’on moins de fric que les autres. Perso ça me gêne pas d’avoir l’air d’un pouilleux dans mes fringues comparé aux gens qui on plein de thune. Tout ce qui compte c’est ce qu’il y a à l’intérieur et pas se qu’on porte sur nous…Enfin … je vais vraiment devoir porter un uniforme ? »

Il émit un petit grognement, marmonna dans sa barbe puis poussa un soupire de résignation accompagné d’une moue légèrement boudeuse. Comportement de gamin qu’il adoptait parfois quand il était contrarié et qu’il ne pouvait pas décocher une droite bien placé à son vis-à-vis… Il jeta un coup de pied en direction d’une pierre imaginaire puis se dirigea vers son sac bleu qu’il jeta par-dessus son épaule droite avec nonchalance. Une fois cela fait, il tangua un peu puis se redressa face au plus vieux qui se tenait quant à lui toujours aussi droit.

« _ Je préfèrerais que se soit une prison à un asile d’aliénés de toute façon… La prison c’est pas si terrible que ça pour y avoir dormit plusieurs jours d’affilés. Faut juste pas se laisser faire… »

Il ne parlait pas vraiment pour le jeune homme à la silhouette finement ciselé. Il parlait plutôt comme pour lui-même à demi mot et d’une façon monotone et continue : un peu comme une énumération de ses qualités et de ses défauts. Il s’approcha du dit directement puis lui adressa un sourire penaud qui ne trompait en général personne : il n’était pas tant désolé que ça pour ce qu’il avait dit. Même s’il n’aimait pas franchement se foutre dans la mouise dès les premiers jours il n’était pas non plus du genre à se morfondre en excuses attendant une possible rédemption. Non, Katô était plutôt le genre de type qui se vautrait dans le mépris des lois si ça lui chantait et qui n’en ressentait aucun remords.

« _ Alors ? J’ai vraiment une chambre à moi ou je vais devoir la partager avec quelqu’un ? Non parce qu’en fait je pense que je vais faire peur à mon petit colocataire sans le vouloir en un rien de temps… Mais si j’ai une chambre pour moi ce sera le plus grand luxe que j’ai jamais eut de ma vie et je me dirais que ça cache encore quelque chose… »

Il n’y avait pas que le charmant maître des lieux qui n’était pas commode, le jeune homme aux cheveux blonds comme les blés était aussi un animal sauvage et insaisissable. Les semaines qui allaient suivre allaient être éprouvantes pour quiconque croiserait son chemin… Il ne restait que prier pour que quelqu’un l’apprivoise ou tout simplement pour qu’il se calme au bout d’un moment et se lasse de vomir des flots de bile acide sur les personnes qui tentait désespérément d’entraver ses libertés… Pas évident à première vu, mais faisable après tout. Il suffisait de trouver les mots justes… Les mots vrais comme il aimait le penser.

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Setsuna Mudô
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MessageSujet: Re: Little crooked Houses [pv Setsuna]   Dim 23 Jan - 16:16

Drôle de cas celui là…Oui, drôle d’oiseau, ce n’était pas commun d’en avoir des si… tout à le fois? C’était un mélange d’impressions à chaud qui venait au directeur face à Katô. Il ne savait pas exactement de quel côté commencé en l’observant de haut en bas. Non pas qu’il le juge sur son physique, jusque la photo sur son dossier avait bien annoncé le personnage. Ça n’allait pas être de tout repos de le gérer celui-là, il cherchait déjà sur quel pied il allait devoir danser avec lui… Au pire si par accident l’adolescent tombait dans les escalier et se sectionnait les jambes par malheur, peut-être que le problème serait réglé. Hm non, Hokuto allait encore râler, ça allait faire des frais en plus pour l’internat pour aménager ce dernier au fauteuil roulant, bref quelque chose qui n’était pas envisageable pour le directeur de ces lieux. Autant dire qu’il avait des idées drastiques mais faisait tout en bon et du forme la plupart du temps. Après il y avait les cas extrêmes nécessitant des moyens eux aussi extrêmes. M’enfin là c’était peut-être trop extrême pour ce cas, il n’allait pas rester sur cette première impression. Non tout de même, ce n’était en aucun cas son genre.

« Je pense pouvoir survivre à cette présentation bâclée tu n’es ni le premier ni le dernier à me confondre avec un élève… J’ai occupé ce rang durant deux ans ici même tu n’étais pas si loin de la vérité. Mais tu ne remporte rien vue que tu t’es trompé, faudra repasser. »

Passant une mèche de ses longs cheveux bleus pâles derrière son oreille percée de sept jolis anneaux argentés tous ornés d’une croix faite dans le même matériau, le jeune directeur croisa les bras et balança son poids sur sa jambe droite, laissant ainsi la possibilité à sa cheville gauche de se tordre un peu vers l’intérieur, une habitude gardée de jouer avec ses talons et plateformes lorsqu’il écoutait d’autres personnes lui adresser la parole. Ce n’était pas particulièrement un signe attestant de son ennui, juste une tic qui, à part user un peu de sa semelle, n’avait rien de nocif alors il n’y voyait aucune raison pour s’arrêter de le faire. Surtout que son sourire laissa bientôt échapper un léger rire, assez amusé de la situation, de ce jeune homme qui n’était pas timide mais avait l’air de jongler avec le feu pour pouvoir rattraper le coup devant le directeur enchaînait les bourde ce qui n’était pas pour déplaire à Setsuna dont le regard doré revint sur le visage de son interlocuteur. Il hocha négativement la tête puis ajouta.

« Je ne t’en veux pas, si c’était le cas je t’aurais déjà foutu dehors à coup de pied dans le cul, tant que ta frustration ne passe pas sur moi… Je suis comme toi je n’aime pas qu’on m’oblige à faire des trucs comme tu dis, alors tant que tu ne m’obliges pas à m’énerver contre toi je doute qu’un quelconque soucis vienne perturber notre échange hm? Ça serait quand même dommage de se mettre le directeur à dos dés ton arrivée, tu ne penses pas? »

Offrant un clin d’œil au nouvel arrivant, il tirat un peu sur le nœud qui serait son col, l’androgyne était sérieux malgré un sourire empli de malice. Oui être directeur ça restait quand même un petit plaisir notamment en voyant Katô enfouir ses mains dans ses poches comme un enfant qui cacherait la bille volée à son camarade… Enfin, l’enfant face à lui n’avait pas un passé d’enfant de cœur, maintenant que le sujet était lancé, il allait devoir justifier le fait qu’il l’avait accepté dans l’internat? Était-ce si surprenant que cela qu’un établissement pour jeunes en difficulté accepte un jeune qui essayait de s’en sortir? Pour Set non bien évidemment mais ça n’avait pas l’air aussi simple pour Katô.

« Ton dossier n’est pas des plus communs ça c’est sûr, avant même que je l’ai eu dans l’homme qui t’a inscrit me graissait déjà la patte pour que je t’accepte. Ça aurait pu être aussi simple que ça mais non je ne t’ai pas accepté juste parc’qu’on me cirait les pompes, personne ne touche mes pompes de toute façon. »

Une addiction ou fanatisation pour les chaussures à semelles compensées et talons, encore une folie parmi tant d’autres dans le palmarès du directeur qui n’avait pas terminé son explication et repris après un bref sourire.

« Plus sérieusement, je ne cherche pas à avoir un internat parfait. Si on ne prenait que la crème de la crème en triant sur le volé les personnes pouvant s’inscrire, ça enlèverait toute la signification que je me suis faite de cet internat en y étant entré il y a deux ans en tant qu’élève. Ici beaucoup sont arrivés avec de la merde jusqu’au cou limite dans l’impossibilité de bouger ou avec l’envie de se foutre en l’air. Même si c’est pas parfait cet établissement est fait pour foutre un coup de pied dans vos derrière et ne pas vous laisser vous noyer dans votre merde. Après j’ai mes méthodes, ça ne plaît pas à tout le monde. Mais là si tu veux je peux te faire déballer ton sac à même le sol pour vérifier que tu n’as pas pris la moindre merde avec toi. »

Ses yeux se posèrent sur ce sac bleu, toujours par terre qui n’avait l’air de contenir que quelques affaires… D’ailleurs, un truc l’avait fait tiquer, Katô n’avait pas de veste ni sur son dos, ni à sa taille ni où que ce soit, juste en maillot. Quand bien même Set se baladait en short, lui était resté à l’intérieur de l’internat, mais à l’extérieur la température n’était vraiment pas la même.

« Pour le moment je te fais confiance à ce niveau d’accord? Mais crois-moi, si je te trouve agonisant dans le fond des chiottes ou dans ta chambre parce que tu t’es enfilé quoi que ce soit je te les fais dégueuler et je te fous en surveillance dans mon bureau quitte à te foutre dans une cage et t’entendre geindre. »

Oh ça, il en était bien capable même s’il était directeur, rien ne sortirait de l’internat de toute façon s’il bâillonnait bien, aucun risque. Ça ne restait quand même qu’une option pour la suite si Katô ne se tenait pas à cela… Il espérait quand même ne pas arriver à un tel extrême avec lui.

« Pas d’uniforme en latex ici, ni d’uniforme tout court… Enfin maintenant que tu en parles j’avais bien envie d’en mettre… »

Set sembla se perdre quelques instants dans ses pensées puis secoua négativement la tête pour revenir à Katô et son maillot qu’il trouvait décidemment pas suffisant pour affronter l’hiver encore. Déjà qu’il n’était pas épais, généralement chopper une vacherie par un tel temps était d’autant plus simple à faire.

« En parlant d’habits, tu avais une veste pour arriver ici ou tu as joué à Rambo contre vents et marées? Je peux voir pour t’en trouver une, avec tous les fringues qui sont perdus ici après les départs d’élèves, il y en a bien qui pourrait t’intéresser… Puis ça sera toujours déjà mieux si tu ne veux pas rester enfermer ici à regarder la neige tomber dans la véranda… Mais je te rassure il n’y a pas de camisole de force ici, ni de camisole chimique de toute façon tu n’en aurais pas. Et une fois que tu auras posé tes affaires, que tu te seras posé aussi il te faudra un peu de temps pour t’habituer au couvre feu et tout ce qui va avec mais généralement ça va vite… Après de là à dire que tu oublieras tes fantômes, certainement pas aussi vite. »

Sa main vint se poser sur son épaule, un peu pour le rassurer c’était sûr mais aussi pour lui faire signe de le suivre. Ils allaient passer à son bureau pour qu’il prenne la clef des dortoirs et enfin l’emmène jusqu’à son lit. Le sujet vint bien vite à ses oreilles et il sourit en secouant négativement la tête. Il n’était pas le premier à préférer une chambre pour lui tout seul seulement l’internat ne disposait pas exactement de ça.

« Pour que tu penses pas que ça cache quoi que ce soit, les chambres ici sont en fait des dortoirs. Un grand dortoir pour les garçons et pour les filles. Les lits sont des lits superposés chacun séparés par une cloison mais ça reste néanmoins un grand dortoir. Même si tu es hargneux, ici il y en a qui ont leur caractère tu verras par toi-même je t’assure. Et même si tu dois probablement baisser le ton parce que je suis directeur je ne te trouve pas si effrayant que ça. Et tant que j’y pense parce que j’ai pas envie que tu me claques entre les doigts, petit déjeuner de 7h à 7h50, déjeuner à 11h30 jusque 12h30, et repas du soir de 18h30 à 20h30, ne t’avise pas d’en manquer un t’es déjà pas épais… Enfin je dis ça je dois pas être un exemple non plus… Enfin, fait ce que je dis, pas ce que je fais mh? »

Le directeur ria un peu, en effet il n’avait jamais été très épais, et là son short devait être un 36 petit 38... Mais bon, sa carrure n’était pas faite pour être large et il préservait quelque part son côté androgyne. Tout cela pour enfin arriver devant la porte de son bureau qu’il ouvrit au jeune homme et lui fit signe d’entrer.


{note quand même, plus ça vient plus mes réponses s'allongent alors que je veux pas XD}


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Katô Yue
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MessageSujet: Re: Little crooked Houses [pv Setsuna]   Lun 24 Jan - 21:59

Il s’apprêtait à ronchonner lorsqu’il comprit pour de bon sa position. Un peu lent d’esprit ? Oui, ça lui arrivait parfois… même souvent pour être tout à fait exact. Une fois que l’information lui fut montée au cerveau à avisa pour de bon qu’il ferait mieux de fermer son clapet s’il ne voulait pas d’ennuis. Il se contenta donc de refermer doucement la bouche se ravisant d’un quelconque commentaire qui le mettrait dans une position encore plus délicate qu’elle ne l’était déjà. Il soupira profondément, allant jusqu’à puiser les maigres réserves d’oxygène non vicié de nicotine que contenait ses deux poumons. Il se morigéna mentalement puis se contraint au silence malgré ses envies assez récurrentes de hurler qu’il n’était pas à sa place entre ces murs… Que sa place c’était dehors un point c’est tout. Mais il savait deux choses qui l’empêchaient de faire ce genre d’énormité : Premièrement il se retrouverait à la rue… Il n’avait plus un seul endroit ou crécher et ce n’était pas le moindre de ses soucis. La maison familiale n’était plus à lui et ne pouvait décemment pas retourner dans l’appartement de Kira… On en venait donc au deuxième point, le plus important selon lui. S’il était là c’était avant tout pour avoir une chance de devenir quelqu’un d’assez respectable pour être aimé convenablement…et pour s’aimer lui aussi… Bref il avait plutôt intégrer à la fermer. Il jeta tout de même un regard courroucé qui en dit long sur sa désapprobation.

« _ C’est juste que j’ai pensez que vous étiez jeune… Et je m’imagine toujours les directeurs avec un ventre qui déborde de la ceinture et un costar trop serré pour faire rentrer le restant gélatineux de leur corps…Enfin ça n’a rien à voir avec le code vestimentaire. J’en ai vu des pires dans le milieu carcéral… J’veux dire parfois les matons ce sont eux qui ont plus la dégaine de taulards que nous autres les détenus… Alors le look, moi j’men préoccupe pas trop en fait. C’est juste que je m’étais laissé penser que vous étiez plutôt jeune pour occupé ce poste là. Mais soit… Je suis content que ce soit pas un vieux plouc aux habitudes has been qui s’occupe de nous… p’têtre que comme ça je me sentirais plus en confiance… p’têtre en tout cas… »

Il renifla lentement puis jeta un coup d’œil à droite puis à gauche : toujours personne en vue. C’était franchement sinistre pour l’instant. Cependant l’établissement semblait réunir à lui tout seul plus de luxe et de meubles que le fichu appartement qu’avait occupé l’adolescent et sa famille… Ce qui en gros laissait un peu imaginer l’état de ce qu’il avait appelé « sa maison » pendant de nombreuses années. C’était plutôt une sacrée porcherie non d’un chien! Bref, il préférait ne plus y penser à présent qu’il se trouvait ici et que visiblement même le sol semblait briller de milles étoiles comme si un péquenot l’avait ciré jusqu’à ce que mort s’en suive.

« _ Bah en fait j’suis vraiment navré hein… Je veux dire que j’ai pas cherché à bâcler ma présentation comme vous dites. Mais quand on a pas eut d’éducation, c’est dure de se l’inventer au dernier moment en fait… C’est pas spécifique à vous. Je parle un peu tout le temps comme ça… »

Cela n’avait absolument rien d’un mensonge éhonté, tout au contraire c’était l’entière vérité. Comment pouvait-il bien parler et se présenter alors qu’il possédait très certainement très peu de mots à son vocabulaire comparé au lettré. Son père et sa mère ne s’était jamais préoccupé de l’instruire et par la même occasion il n’avait fréquenté que des voyous parce que c’étaient de loin les seuls à le comprendre… Alors… bah fallait pas vraiment lui en vouloir mais la politesse était une notion désuète dans les rues, même avec ses amis proches il se contentait d’un salut rapide et nonchalant. Il n’aurait jamais cru qu’il pourrait un jour regretter de ne pas avoir été plus instruit que ça…

« _Bouaif tant mieux si vous ne m’en voulez pas alors… J’ai pas envie de me retrouver à traîner dehors par se froid. Franchement il caille un max’ dehors en ce moment… Si je dois dormir sur le trottoir j’vais y perdre une extrémité… »

Ils arrivèrent tout deux vers un étroit corridor dont les murs étaient tapissé de divers cadres. Katô peina à en parcourir une bonne partie à la même allure que son vis-à-vis aux boucles argentées. Son sac semblait peser une tonne non d'un petit bonhomme en pâte à modelé! Il était essoufflé et sa respiration filtrait en sifflant entre ses dents serrées au moins autant que grinçantes, mais il tentait de garder les apparences malgré tout, un peu de fierté bon sang ! Mais il ne parvenait pas réellement à cacher la rougeur qui s’était emparée inquisitrice de ses joues auparavant aussi pâle que la mort. Nulle ne servait de cacher l’évidence flagrante, les faits étaient bel et bien là : la drogue ça minait et inhibait largement toutes capacités physiques d’un individu quel qu’il soit: même si en l'occurrence ça signifiait tout juste de parcourir quelques centaines de mètres avec un baluchon sur l'épaule… Et déjà que le blondinet n’en avait déjà pas particulièrement de base alors à présent soulever la moindre petite charge grotesque lui donnait le palpitant. Pathétique … oui oui …vraiment pathétique. Il aurait bien déclaré haut et fort qu’il n’en avait rien à foutre mais ce n’était pas le cas. Aujourd’hui du moins…
Il ne se cachait en règle générale pas du tout de ses inaptitudes en matière sportive, c’était plutôt même le contraire avec les gens qui le connaissait. Cependant, avoir à subir la comparaison avec Setsuna le dérangeait. Aussi frêle et gracieux qu’une gazelle, il galopait aussi vite que le vent et survolait la distance qui le séparait de la porte de son bureau, et cela sans montrer le moindre signe d’effort. Son visage était aussi lisse et serein que lorsqu’il l’avait vu pour la première fois un instant plus tôt. Pas de traces de rougeurs non plus sur sa peau couleur plâtreuse… Vraiment écœurant… lui qui était beaucoup plus masculin, semblait se désagréger à forcer sur ses muscles atrophiés. De la sueur lui dégoulinait même dans la nuque rendant l’ascension réellement désagréable.

« _ Ouai mon dossier il doit en dire des choses sur moi… et pas franchement des plus reluisantes… ah oui ? Vous l’avez vu cet enfo… ce détestable bonhomme ? Vous savez il aurait pas autant insisté si sa première préoccupation c’était pas de se débarrasser de moi le plus vite possible. Mais pour être tout à fait honnête avec vous je pensais sincèrement qu’il allait me foutre dans un endroit sordide où les murs pue l’humidité et suinte de partout… Je pensais qu’on allait p’têtre même me mettre dans une espèce d’hospice. Là où on met les cinglés… vous voyez je suppose… Là où on met les vrais malades du ciboulot…ça me faisait flipper. Mais bon je suis presque soulagé d’être tombé dans un endroit quasiment normal… »

Il soupira : enfin ils atteignaient le lieu maudit qui pourtant lui arracha un soupire de bien être et de livération. Ses jambes le tiraient et rendaient douloureuses chacune de ses articulations. Il s’appuya sur l'un des meubles qui se trouvaient non loin de lui en jetant à l’eau toutes ses bonnes résolutions pour paraître un brin viril. Il reprit un long moment sa respiration se fichant comme d’une guigne de ce que pourrait dire la charmante créature qui l’accompagnait. Une fois qu’il se sentit mieux et que les vertiges se furent évanouies il se redressa et combla d’un pas "rapide" et rythmé la distance qui les séparait.

« _ Désolé… je crois que j’ai un peu perdu l’habitude de tout ça… »

Il engloba la pièce d’un large geste du bras puis lui sourit avec lassitude. Il commençait aussi à ressentir la fatigue qui s’était accumulée petit à petit dans son corps et dans son esprit… Après tout il n’était sortit de l’hôpital que depuis deux ridicules semaines et il se remettait tout juste d’une tentative de suicide par voix chimique… Pas le genre d’évènement qui vous fait sauter au plafond de joie et qui fait briller votre santé…

« _ C’est sympa de faire un lieu pour les gens comme nous… ça arrive trop peu souvent que quelqu’un s’intéresse à notre cas. En règle général ils aiment bien faire des gens différents les parias de la société… Bref… Pour ce qui est de mon sac vous pouvez largement le fouiller. J’ai rien à cacher ! »


Il jeta son simple et unique bagage à même le sol avec un regard de défis. Il l’avait fait avec une colère non dissimulée et à présent ses bras étaient croisés de nouveau sur sa poitrine mince. Elle se soulevait et s’abaissait d’ailleurs rapidement sous l’effet de l’adrénaline qui s’écoulait en lui lentement. Une veine battait sur sa tempe et ses yeux lançait des éclairs qui semblaient dire explicitement « vraiment tu doutes de moi alors fait la ta petite inspection et on en parle plus ! ». Il resta planté là un moment avant de faire un pas en avant, et de se baisser avec rigidité vers le carrelage lustré. Son dos lui faisait souffrir le martyre depuis la chute qu’il avait faite le soir de sa tentative de suicide. Ses lombaires ne se génèrent donc pas le moins du monde pour lui faire savoir qu’il n’effectuait pas le mouvement approprié pour se ménager. Il grimaça et passa la sangle sur son épaule avant de se relever flegmatiquement à l’extrême.

« _ Vous n’irez pas dire que je ne vous ai pas proposé de fouiller dans mes affaires… Et puis j’ai pas besoin de prendre quoi que se soit pour crever la gueule ouverte sur un bout de moquette… Je pense que les crises de manque sont amplement suffisantes à me faire faire le mort pendant des demi-heures entières… »

Il continua son chemin dans le couloir. Il était étroit et ne pouvait laisser passé que deux personnes à la fois cependant il y régnait une chaleur agréable et du coup il se frictionna les avant bras comme pour l’intensifier et permettre à son épiderme de le laisser en paix un moment. Ressembler à une volaille n’était pas vraiment son passe temps préféré… En parlant de froid, il leva vivement la tête vers son interlocuteur comme pour être sur qu’il ne lui faisait pas une mauvaise blague. Personne, je dis bien personne, ne lui avait jamais proposé de lui donner quoi que se soit. Il écarquilla les yeux sous l’effet de la surprise puis cacha l’humidité de ses iris derrière des mèches de cheveux blonds et emmêlés.

« _ ok… mais j’aime bien les trucs larges… »

Il n’avait pas la force de s’expliquer sur le pourquoi du comment il était venu en t-shirt comme en été… Il avait la nette impression que s’il ouvrait encore la bouche il allait fondre en larme comme un gamin de cinq ans…et ça, ça il ne le permettrait jamais. Ridicule il voulait bien l’être…faible jamais de la vie ! et encore moins devant son responsable et directeur qui plus ait.

[HRP: j'ai vu ça, c'est d'une qualité et d'une écriture irréprochable!]
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Setsuna Mudô
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MessageSujet: Re: Little crooked Houses [pv Setsuna]   Ven 11 Fév - 1:24

« Pas très reluisant pour moi là, ton image… Mais au moins maintenant tu es informé. Le directeur de cet internat n’a rien à voir avec ces vieux croûtons bedonnants et croulants avec un début de calvitie sévère… Vraiment rien à voir hm? Tu verras et tu pourras apprécier la chose maintenant. Au moins on peut dire que tu commences sur de nouvelles bases avec un nouveau style de directeur. Ça c’est du changement et j’espère sincèrement que la différence te fera grand bien pour ta vie dans cet internat. »

Et ça vraiment, il y tenait. Peut-être se répétait-il sur ce simple point semblant insignifiant comme l’aurait fait un vieux gâteaux mais chaque petit détail avait vraiment son importance. Chaque chose revenait à un tout englobant significativement chacun des jeunes ici. Les employés, le cadre de vie… L’écoute qu’on leur portait, les conseils aussi, rien de tout cela était négligeable afin que ce bout de chemin par lequel ils passaient ici puisse être le moins tordu. Au contraire, qu’il soit fait de simplicité et aussi paisible que possible pour les aider au mieux pour « l’après ». Qu’ils ne s’en aillent pas avec cette ombre qu’ils portaient à leur arrivée. Celle couvrant leurs visages, les peinturlurant des marques de la vie. Katô faisait partie intégrante de ces cas mutilés, atrophiés. Si l’on s’attardait un peu plus sur le blond, on arrivait même à se dire que son haut, aussi fin était-il pour laisser passer le froid constant, restait néanmoins plus épais que la peau couvrant les os et les quelques muscles de l’adolescent.
Non, il ne le jugeait en rien. Il faisait un simple constat sur la capacité physique de son vis-à-vis. Son éducation n’était pas non plus un très grand facteur. Seulement…

« Tant que tu respectes nos règles de vie, que tu ne tues aucun des autres élèves pour ensuite le découper par tronçons dans les douches collectives et ensuite l’enterrer dans le parc de l’internat… Laisse-moi t’assurer que ça se passera bien pour toi comme pour tout le monde ici. De toute façon, le règlement intérieur se trouve sur ton nouveau lit avec tout le nécessaire, draps, housse de couette, taie d’oreiller et serviette ainsi que brosse à dent gant de toilette d’ailleurs… Tu liras ce règlement à tête reposée, okay? Comme ça, ça t’évitera de perdre une quelconque extrémité dehors… Ou que je vienne te tirer l'oreille simplement. »

Setsunat jetait parfois quelques coups d’œil par-dessus son épaule en direction du blond. Oh, il le voyait bien qu’il peinait à suivre sa cadence pourtant modérée jusque là.. Il en venait à se demander s’il n’allait pas lui claquer entre les doits lorsqu’ils allaient gravir les escaliers et enchaîner avec une bonne longueur de couloirs… Au pire il avait le téléphone portable des deux infirmiers mais ça restait au cas où et il n’avait pas envie d’en arriver là quand même. Seulement, on ne savait jamais ce qui pouvait nous tomber dessus. Ou tomber tout court.
Ce garçon avait vraiment le besoin, la nécessité d’un second souffle… L’air ici était assez pur, éloigné de la ville, il faisait parfois quelques miracles mais il ne fallait pas non plus trop lui en demander quand même. Katô allait devoir y mettre du sien dans cette histoire. Ici, il n’y avait « que » lui pour vraiment régler ce qu’il y avait à régler. Les autres autour ne connaissaient rien de lui, c’était sous un jour nouveau qu’il allait en quelques sortes pouvoir renaître.

« Oh non, je ne l’ai pas vu cet homme… Tout s’est passé par le biais du téléphone ou via mail et autres courriers, mais rien de plus. Mais, dans ton dossier il est noté que tu vivais seul avant d’arriver ici… Cet homme n’est pas de ta famille, il m’a dit qu’il avait juste un œil sur toi depuis un moment et que c’était pour ton bien. Enfin c’est ce qu’il m’a dit après… Bref, en clair j’aimerais savoir qui est cette personne exactement pour toi? Tu te doute que je n’ai pas toutes les informations dont j’aimerais disposer dans ton dossier. Enfin, qui que ce soit au moins et il a plutôt bien choisi, si l’internat te plaît en plus. »

Les voilà qui avaient enfin atteint son bureau, se tournant alors vers son interlocuteur. Ce dernier se tenait à l’un des meubles décorant l’endroit. Il reprenait son souffle, hé bien… Vraiment, s’il tombait entre les mains de Zack Fair, le professeur de sport, il ne donnait pas cher de sa peau. Non, non ça n’allait pas le faire non plus ça. Il secoua la tête de gauche à droite afin d’exorciser ces pensées négatives. La chose était claire, pas de mort dans cet internat. En aucun cas. Il ouvrit la porte de son bureau, enclenchant la poignet tout en acquiesçant aux dires du garçon. Puis, un bruit sourd, quelque chose touchant brusquement le sol. Un haussement de sourcil de la part du directeur. Son regard croisa celui de l’élève, défiant après avoir brièvement observé le bagage aux pieds de Katô. Léger hochement de tête puis il soupira ensuite, se passant la main dans les cheveux. Ça n’allait pas être tout rose, ça ne l’avait jamais été, mais tant pis.

« Je n’ai pas pour habitude de ce genre de méthodes, alors respire un peu et ramasse ton sac. En arrivant ici tu as ma confiance d’emblée. Tu n’as qu’à faire en sorte que cela dure, je n’aime vraiment pas jouer les méchants pour recadrer quand ça dérape. Je sais le faire mais, de ta part, je demande simplement que tu me fasses confiance. A moi comme aux autres employés de l’internat. Personne ne cherchera à te faire de crasse ici. »

Entrant alors dans le bureau enfin ouvert, le directeur fit signe au jeune homme de le suivre. Allant vers son bureau, il rangea ce bureau qui était un vrai bordel. Il se demandait si un jour il allait voir le bout de ces papiers parce que là ça commençait a faire un boucan d’enfer toutes ces feuilles éparpillées, des cadavres de sucettes traînant ça et là, bâtonnets mâchouillés marquant plus ou moins l’énervement que pouvait avoir Setsuna lorsqu’il était en tête à tête avec tout ça. Avant de s’asseoir, après avoir réussi à tout caler dans le tiroir, il ajouta au garçon qui venait d’entrer dans le bureau.

« Au fait, n’oublie pas que je suis directeur alors les regards de défiance tu te les mets dans ta poche hm? Maintenant… Pour ce qui est des habits c’est dans une armoire au premier étage, je prends juste la clef des dortoirs et on monte, okay? Puis si tu as besoin il n'y a pas que des vestes, doit y avoir quelques hauts et pantalons, tu vois si tu as besoin de quelque chose, mine de rien je me doute que tu ne dois pas avoir grand chose dans ton sac... »

Un sourire ornant les lèvres de Setsuna, il n’était pas idiot, il avait bien remarqué ce léger changement chez Katô lorsqu’il lui avait proposé de lui donner une veste… Ce n’était pas grand-chose du tout pourtant mais les élèves ici pouvaient se révéler vraiment surprenants dans leurs réactions. C’était entre autres pour cela que Setsuna restait curieux de ce poste qu’il occupait aujourd’hui. Attrapant dans un autre tiroir de son bureau un trousseau de clef, il se leva à nouveau de son siège et vint aux côtés de Katô pour lui tapoter sur l’épaule. Fallait qu’il tienne encore le coup pour les escaliers, vue ce qu’il avait vu d’un simple déplacement… Il se permit d’ajouter.

« On a deux infirmiers ici, Uméda et Gainsborough, si tu as besoin d’aller les voir normalement sur ton lit il y a le plan de l’internat, ça pourra t’être utile durant un petit moment le temps que tu t’habitues aux lieux, hm? Et si je vais trop vite tu me le dis je ralentis, j’ai pas envie qu’on finisse en urgence à les appeler parce que les escaliers t’ont soufflé. Ça serait dommage surtout que t’as tenu le plus gros du voyage pour venir ici, tu penses pas? »

Sourire toujours aux lèvres, l’androgyne emmena Katô en dehors de la pièce et lui pointa les escaliers non loin, entamant la marche vers ces derniers, il gardait un œil sur le nouvel arrivant pour être sûr qu’il n’y ait pas de malaise suite à ce qu’il venait de dire et repris la conversation l’air de rien.

« Sinon, tu as peut-être des questions, des trucs basiques ou autres je ne sais pas. Vue que tu viens d’arriver il vaut mieux que tu en saches un maximum, au pire si tu satures je pourrais te redire ça une prochaine fois. Puis tu as vu où est mon bureau, tu y passes quand ça te dit si tu as envie de savoir quoi que ce soit, après tout faut bien que je serve à quelque chose autre que de remplir des papiers et des papiers… »

Ha ça les papiers… Il en avait vraiment assez et rien que d’y penser il soupirait encore comme s’il portait par ce biais la planète sur ses frêles épaules. Enfin, s’il l’avait vraiment porté, rien ne pouvait prouver d’après son corps, qu’il ne se serait pas effondrer en milles morceaux écrasés par ce globe bleu. Heureusement que les feuilles n’étaient pas lourdes, là ça aurait été la fin de tout pour ce jeune directeur qui ramait un peu pour le début de sa carrière.


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Katô Yue
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MessageSujet: Re: Little crooked Houses [pv Setsuna]   Mar 15 Fév - 0:25

Le plus jeune haussa lentement les épaules en entendant le directeur parler de sa première phrase concernant le physique qu’il s’était de lui… Après tout il aurait fallut que l’ex junkie soit complètement aveugle pour se rendre compte que son supérieur hiérarchique n’avait rien à voire avec cette image moisie qu’il s’en était fait avec le temps. Il n’y avait donc pas de raison particulière de mal le prendre puisque Setsuna devait bien savoir ce à quoi il ressemblait réellement. Cependant histoire de ne pas les laisser sur un malentendu il enchaina aussitôt sur ce même sujet pour mettre tout ça à plat à sa façon.

« _ Bah ça je vois bien que vous avez rien à voir avec les autres vieux chnoques que j’ai eut ! Eux ils étaient plutôt laids … peut être même bien à la limite du repoussant et un peu comme je vous l’ai décrit juste avant : gras, puants et échevelés. Et Je pense qu’il me faudrait des lunettes ou même plus pour me dire en l’occurrence que vous leur ressemblez même ne serait-ce qu’un centième … Y a … pas un seul truc chez vous qui ressemble à ceux qui vous on précéder à ce poste … Enfin pour ceux que j’ai connu quoi… »


C’était un compliment maladroit. Cependant ça n’en restait pas moins un et Katô détourna les yeux un peu gêné de l’avoir ainsi flatté sur son physique qui n’en restait pas moins agréable à regarder. Ce n’était pas vraiment son genre de faire des louanges à tout bout de champs cependant il s’était laisser dire que la situation s’y prêtait tout particulièrement en l’occurrence. Après tout il n’allait tout de même pas le laisser croire qu’il était un tel gougeât ! Le comparer à ces hideuses créatures était d’une ignominie sans nom, pire c’était de l’ordre du blasphème! La beauté était une chose fragile qu’il ne fallait en aucun cas blesser ou minimiser. Et le voilà donc en train de gentiment couvrir de rose le directeur de ce qu’il considérait encore quelques minutes plus tôt comme un sacré bagne ! Pas très reluisant pour sa fierté personnelle et son amour propre de caïd… mais enfin il fallait ce qu’il fallait après tout ! Il redressa le menton un peu fièrement histoire de ne pas laisser une image de créature faible et soumise puis se contenta de lui jeter un regard sans vie… Du genre un peu vitreux et totalement vide. Il ne manquerait plus en effet qu’il lui accorde un semblant de sourire ! Ça le ferait définitivement passé pour un sacré enjôleur… et il ne comptait franchement pas être ce fichu renard qui flatte sans arrêt le corbeau dans l’espoir d’avoir un peu de fromage !

« _ Je ne compte pas tuer un de vos élève… Je sais que mon dossier scolaire doit être certainement doublé de mon casier judiciaire qui vous à donner une sacrée lecture… mais je suis pas non plus du genre à chercher les ennuis là où il n’y en a pas ! C'est-à-dire que j’ai en effet été pris dans plusieurs bagarre…dont certaine on plutôt mal tourné comme vous le savez certainement déjà… Cependant ce n’était jamais avec de simples élèves. Aussi stupide, enquiquinant et envahissant puissent-ils êtres… je mets un point d’honneur à ne jamais frapper quelqu’un de plus faible ou de plus jeune que moi… je pense pouvoir dire sans soucis que je suis dans la tranche d’âge qui me donne donc le droit de n’en frapper aucun. Pas de soucis donc de ce côté-là, soyez en assuré… Et je saurais aussi respecter les règles qui me sont imposées…dans la mesure du possible j’en conviens. Mais globalement ce sera Ok pour moi… »

Il sourit légèrement, laissant découvrir malgré le tabac et les diverses substances nocives ingérées, une dentition blanche et parfaitement alignée… au moins une chose dont il pouvait se vanter ou être fier. Après tout il était grand, chétif et pas franchement séduisant de son point de vue à lui… au moins il possédait des dents loin d’être dégueulasses ou d’une couleur jaunasse imbibée de nicotine… ça lui laissait au moins de quoi sauver l’honneur physiquement parlant. Il pencha la tête sur le côté puis repoussa une mèche de cheveux décoloré qui avait prit pour décision de l’emmerder profondément. En effet la petite maligne lui chatouillait la joue depuis un moment lui donnant incontestablement envie de se gratter comme un forcené. Une fois qu’il s’en fut débarrassé efficacement en la mettant avec ses petites congénères derrière son oreille, il reprit la parole aussi calmement et posément que possible. En effet il eut un mal fou à ne pas laisser percer une pointe d’amusement ou d’ironie dans la phrase qui suivit… L’image était si drôle après tout.

« _ Ceci dit je serais capable et peut être même bien plus que tenter, de passer outre le règlement de nombreuses fois uniquement pour être envoyé dans le bureau de l'élégant et irrésistible proviseur… »


Il leva les yeux vers le plafond, à droite puis à gauche, le tout en sifflotant. S’il n’y avait pas eut une tonne de paperasse qui parlait de lui en mal, il aurait put passer pour la réplique parfaite de l’innocence. En d’autre terme il mimait le fait de n’avoir rien dit à la perfection… et pour ce faire il regardait ailleurs tout en s’accrochant aux moindres détails qui l’entouraient : notamment pour l’instant, quelques tableaux ou quelques meubles qui trônaient ça et là dans son champ de vision de façon anarchique. Le plus jeune se rembrunit immédiatement en entendant parler du paternel de Kira. Il émit un bref sifflement haineux rien qu’au souvenir de son visage dédaigneux et de sa voix nasillarde… cependant il se résigna à répondre tout en prenant soin de ne pas paraître trop sur la défensive. Ce qui relevait un peu de l’exploit vu la situation dans laquelle il s’était mit avant d’échouer ici.

« _ C’est le vieux de mon… enfin… c’est le vieux de mon copain…de mon ex… je sais plus comment le qualifier maintenant ! Mais en gros c’est ça dans les grandes lignes… Et puis ouai il a bien choisit l’internat… mais franchement je le soupçonne d’avoir été un peu aiguillé par quelqu’un parce que sinon il m’aurait certainement jeté à Auschwitz ou au goulag ! J’suis sur que ce pourri aurait tout fait pour se débarrasser de moi… »

Et dans le fond le jeune homme ne pouvait pas lui en vouloir. Qu’avait il fait pour Kira durant tout ce temps ? Pas grand-chose mis à part lui apporter des ennuis et beaucoup d’angoisses nocturnes… Il serra les poings jusqu’à ce que ses jointures en deviennent blanches puis baissa la tête piteusement. Tout ça était douloureux même encore à présent… c’était si frai dans sa tête qu’il avait beaucoup de mal à aborder le sujet dans un calme et un détachement parfait… Ceci dit il tentait d’être le plus sincère possible et il espérait que son vis-à-vis le comprenait. C’était la clé de tout pour lui à présent… Il ne se voyait réellement pas mentir à celui qui serait, il le savait fort bien, quelqu’un d’important au jour le jour dans cet établissement où il résiderait un moment.

« _ Et si vous voulez autre chose qui ne figure pas sur mon dossier vous pouvez toujours me le demander… Tant que ça ne reste pas du domaine de l’ultra privé je ferais mon possible pour répondre à vos questions… »

Il suivit ensuite le directeur dans les méandres des couloirs puis passa une main rageuse sur les larmes qui s’étaient présenté silencieusement aux coins des ses yeux ambrés. Il se maudit aussitôt d’être si émotif ! Non de dieu c’était vraiment pas viril ni quoi que se soit de masculin de chouiner comme une mauviette pour un petit présent de bienvenue ! Il pinça les lèvres et tenta d’arrêter le flot d’émotions qui le submergeait en inspirant et expirant plusieurs fois de suite mais il n’y parvint pas immédiatement. Son cœur battait de façon désordonné et il était empli d’une gratitude et d’une joie simple qu’il n’avait jamais connu. Il enfonça de nouveau les mains dans ses poches et pressa le pas les dents toujours serrées et le visage fermé.

« _ bah… j’ai pas trop de questions… pour l’instant je suis un peu paumé et je vois pas trop quoi demander… mais si j’ai quoi que se soit d’autre qui me revient peut être que je pourrais passer vous voir ou que je pourrais demander au reste du personnel scolaire si j’en croise… Ah si… ici on fait quoi comme étude ? Je veux dire … comme c’est un internat je suppose qu’on suit un parcours unique et j’aimerais bien savoir le contenu de celui-ci… juste histoire de savoir un peu. J’ai toujours été un peu en dessous de la moyenne… je pense que les profs vont s’arracher les cheveux avec moi. Je suis un sacré ignare ! »


Il sourit de nouveau faiblement mais cette pâle copie de rictus ne trompait personne. Sa voix était encore tremblante et les mots peinant un à un à sortir de sa bouche. Ils butaient, s’entrechoquaient et finissaient tous par rendre dans sa gorge un son rauque et étouffer par les sanglots qui s’entassaient et l’étranglait depuis un petit moment déjà.

« _ J’espère que les escaliers sont pas trop haut… j’ai comme l’impression que mes muscles vont se liquéfiés sinon ! »
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Setsuna Mudô
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MessageSujet: Re: Little crooked Houses [pv Setsuna]   Ven 8 Avr - 23:50

"Tu tu tu... Maintenant je suis habitué, ça ne marche pas, l'irrésistible directeur se trouve être en couple alors s'il décide de se faire offrir quelques faveurs à des élèves en échange de l'oublie de quelques colles ça va chauffer quand il rentrera chez lui... L'apocalypse n'est rien à côté de ce par quoi je risque de passer crois-moi... Tu vois les scènes de ménage un peu cartoon où Jerry frappe Tom avec une massue de dix tonnes? Pour être honnête ça n'en est vraiment pas loin..."

Si quelque chose avait été en mesure d'attaquer ses dents, nul doute que la sucette en avait été partisan. Seulement les miracles ou les mystères de la vie avaient fait que sa dentition était parfaite aussi, de belles quenottes, toutes en rang et parfaitement blanches, exemptées de caries ou autres malheurs que le sucre pouvait sournoisement organiser dans l'un de ses plans machiavélique pour conquérir et mettre à mal l'émail et tous ses amis. Ainsi ses beaux sourires continuaient de faire mouche et c'était tant mieux pour lui, mine de rien il restaient un accessoire très utile et fréquemment utilisé. Notamment dans son métier, le social passait aussi par le physique soigné en plus du caractère agréable dont il devait faire preuve... Cela n'était pas toujours une mince affaire, surtout de part son âge qui n'aidait pas à ce qu'on le prenne au sérieux. Mais de ce côté au moins, il savait s'imposer, sa force de caractère était un atout sans lequel il n'était pas en mesure de s'en sortir.

"Je suis sûr qu'au fond tu es un ange~ il ne te manque plus que ta petite auréole au-dessus de ta tête. En fait ce n'était pas ton dossier ils se sont trompés c'est ça hm?"

Devant l'attitude de Katô qui sifflotait tête en l'air, le jeune directeur n'avait pu s'empêcher d'entrer dans ce petit amusement et lui tapota l'épaule en esquissant un large sourire avant de ne reprendre son sérieux. En effet, l'instant était devenu grave. Il avait mordu trop fort dans cette sucrerie qu'il taquinait jusque là entre ses lèvres et cette dernière s'était tout bonnement fragmentée en plusieurs petits morceaux craquant, croquant sous ses molaires et s'y enfonçant sournoisement sans qu'il n'y puisse rien... Cela allait d'ailleurs avec le changement de sujet qui semblait nettement plus brumeux lorsqu'il fit attention à l'expression de Katô.
Le sujet de cet homme "inconnu" semblait ne pas être la meilleure chose à aborder mais il se devait de le faire, autant crever l'abcès dés maintenant pour en faire suinter le pu, la cicatrisation pourrait se faire sur une base plus saine... Et toutes les choses infectieuses s'écouleraient avec le pus avec quelques gouttes d'alcool 90°, une douleur aiguë puis un apaisement sous un bandage serré.

"Comment se fait-il que ce soit le père de ton ex-petit ami qui se soit occupé de toi?.."

Les dossiers étaient une chose, mais les histoires en étaient une autre. Il y avait ce que l'on consignait et ce que l'on apprenait en grattant un peu la surface pour voir la vraie couleur... Un peu comme pour le goût des sucettes parfois bien étranges malgré ce qu'il y avait d'écrit sur l'emballage coloré devant mettre en confiance... Le goût parfois faisait bel et bien fuir, et pourtant, il en fallait pour dégoûter Setsuna.

"Je crois qu'il va falloir que tu m'expliques pas mal de choses là-dessus Katô, même si je sens bien que le sujet n'est pas au beau fixe avec cet homme, j'aimerais comprendre comment tu en es arrivé ici... Cela pourrait être bien aussi pour vider un peu c'que tu as dans le ciboulot même si je sais que causer à inconnu en cuissardes c'est pas vraiment un truc qu'on fait tous les jours."

Il faisait face au jeune homme dont il voyait bien la souffrance rien que de penser ou d'effleurer des lèvres le sujet. Par réflexe il croisa les bras en le détaillant quelques instants. Il était trop jeune pour lui ébouriffer les cheveux... Il avait dix-neuf ans, juste un an de plus que Katô et franchement... A part ce vieux geste des plus vus, rabattus, faits et refaits... Il ne put que poser sa main sur son épaule, froissant son T-shirt.

"Inspire un bon coup puis tu me diras quand tu seras en conditions pour me développer un peu plus tout ça. Pour le moment..."

Se tournant à nouveau face aux couloirs, ils n'étaient pas loin de ces escaliers que Katô allait sûrement redouter.

" Il va falloir que tu tiennes le coup à les monter, je te préviens tu me fais pas un coup de calgon sinon je te colle avec le seul motif de "frayeur au directeur". Je ne veux pas de chute dans les escaliers ni de rouléboulé, tu t'accroches à la rambarde et tu ne la lâches sous aucun prétexte."

C'était bien entendu prononcé sur le ton de l'humour, un sourire étant revenu s'accrocher à ses lèvres lorsqu'il lui fit signe de se diriger vers ce fameux adversaire. Il n'était pas non plus énorme comme escalier mais bon... Rien que de marcher, Katô avait piqué une suée alors... les escaliers, les rouléboulés n'étaient pas choses tellement éloignées.
Posant alors son pied sur la première marche, l'androgyne tourna la tête vers son interlocuteur se posant des questions quant au parcours scolaire qui était indiqué à l'internat. Chose rare de la part des élèves, généralement ils faisaient le poisson, se laissant aller au fil du courant. De toute façon ils n'avaient guère le choix et c'était en fait limite s'ils n'étaient pas des cailloux au fond de la petite rivière... A se laisser rouler par le courant, se faire pousser en fait même... Ce n'était pas encore la même chose. C'est pour ça que la question l'avait au départ surpris.

"Hé bien un parcours qui ne diffère pas de celui des autres établissements, le niveau est le même qu'ailleurs. Vous n'êtes pas beaucoup d'élèves de plus, ce qui fait que les professeurs sont un peu plus derrière vos fesses. Donc tu ne traîneras pas trop derrière si c'est ça qui t'inquiète. Les élèves qui sont ici ne sont pas des passionnés de la scolarité et c'est tout à fait compréhensible... Pour ma part j'étais un sécheur de première je l'avoue et je l'assume. Mais comme on dit, fait ce que je dis, pas ce que je fais, okay?"

[toutes mes excuses pour le temps pris pour faire cette réponse >_<" tu peux me frapper!]


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Katô Yue
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MessageSujet: Re: Little crooked Houses [pv Setsuna]   Dim 29 Mai - 23:01

Katô qui jusqu’alors ne s’était pas franchement permis de rire se l’autorisa parfaitement. Un « ange » ? Même sur le ton de la plaisanterie, ce mot semblait être fait pour n’être que son total opposé…Il partit donc d’un léger fou-rire tout en se repassant la totalité de ces actes passés : Drogue, alcool à s’en rouler sous la table, nicotine dont il ne s’était toujours pas débarrassé, bagarre de gangs selon ses humeurs … Non, décidément si pour une raison ou pour une autre il devait figurer dans ce livre grotesque qu’était la bible à ses yeux, il serait très certainement les deux pied dans l’Achéron et s’y vautrerait sans aucun scrupule… En gros on crierait au démon en le voyant… C’était la solution la plus plausible qui lui était donné d’envisager…alors ange ? Ce simple adjectif le caractérisant était très amusant… Et donc il sourit à son tour dévoilant pour une fois une rangée de dent sans ironie. Pas de sourire jaune à la clé, rien que de l’amusement qui sort du fond du cœur. Il ne se tourna cependant pas vers son interlocuteur pour répondre. Il se doutait que sur son visage on pouvait déjà lire sans aucuns soucis une bonne partie de ce qu’il allait répondre…

« _ Oui oui… Bien sûr que je suis un ange ! En plus de s’être trompé sur mon dossier, je crois bien qu’ils ont oublié de mentionné à quel point mon casier judiciaire est blanc comme neige… Il faudra leur faire comprendre que c’est une grave erreur de jugement et qu’il leur faudra corriger ça ? N’est-ce pas ? »

Lui aussi employait à présent le ton de la boutade. Il n’était à vrai dire pas très à l’aise avec celui-ci, mais faisait tout pour que cela ne paraisse pas trop dans ses tournures de phrases. Katô était bien plus habitué à l’ironie sarcastique ou à l’humour noir qu’à ce charmant petit jeu … Mais comme le directeur lui apparaissait de plus en plus comme quelqu’un d’agréable, il était prêt à faire un où deux sacrifices concernant ses habitudes linguistiques… Pourtant, son amusement croissant et sa bonne humeur naissante laissa aussitôt place à dame morosité. Enfonçant de nouveau les mains dans ses poches, il fouilla tout au fond de lui pour trouver un endroit où se réfugier… Chaque fois qu’il en avait l’occasion, L’adolescent se refermait comme une huître pour se protéger. Pourtant, cette fois-ci il ne trouva de refuge nulle part… En effet, aucun lieu ne pouvait le préserver de cette douleur là. C’est donc d’une voix légèrement éraillée par l’émotion qu’il répondit à la question de son vis-à-vis.

« _ Je ne pouvais pas faire les papiers moi-même vu que j’étais hospitalisé et dans un sal état aussi bien physique que mental… Quand à ma…famille… celle qui je suppose devrais avoir remplit les papiers… Il ne m’en reste aucune… Ma mère est décédée il y a de ça un moment et mon père l’a suivit très récemment…Un cancer si je me souviens bien… Alors je suppose qu’après ça, il lui a semblé logique de prendre en main mon orientation…Surtout si ça pouvait m'éloigner de son fils… Franchement comme s’il avait besoin qu’on s’occupe de ça pour lui… Il s’en était déjà très bien chargé tout seul. Enfin soit… Comme tu le vois, je suppose qu’il y a deux raisons valable à ce qu’il ait remplit cette paperasse. »

Le jeune blondinet tenta d’adopter une posture sereine et nonchalante, mais la rigidité de ses articulations et la mauvaise foi avec laquelle il exécuta son mouvement se fit ressentir. Il se heurta non sans douleur à son propre mal-être si précautionneusement enfouit depuis son arrivée en ces lieux puis rebondit avec autant de souplesse que son esprit embrumé par la douleur le lui permis… Autrement dit assez regrettablement et pathétiquement mal.

« _ A vrai dire, il n’y a aucune raison valable à ce que je suis devenu… Je crois que c’est juste un assemblage de mauvais choix de vie… Un peu trop de faiblesse dans mon ciboulot comme vous l’appelez… Je fais difficilement face à certaine vérité… Et parfois la fuite est la solution la plus facilement envisageable. Ou tout du moins la moins douloureuse… Il y a bien des façons de fuir et je crois les avoirs toutes testées… Je suppose donc j’en suis arrivé là bien malgré moi mais surtout à cause de moi. Cet « homme » n’y est pour rien… Mais tant que j’y pense, quand vous parlez de cet homme vous parlez bien de cet ordure qui à prit tant de soin à m’évincer ou bien vous parlez de celui qui à partager ma vie pendant un petit bout de temps… Parce qu’il s’avère que ma réponse serait peut être alors très différente… »


Le bout de la chaussure de l’ex-junkie heurta le bord de la marche. C’est avec une horreur non feinte donc, qu’il admira ce qu’il allait devoir grimper… Un long soupir de résignation passa le pas de ses lèvres tandis que d’une main hésitante, il agrippait la fameuse rambarde dont parlait Setsuna avec amusement. Ce n’était pas loin d’être un euphémisme que d’appeler cette terrible ascension torture. En effet après un peu moins de dix marches, ce qui était bien évidemment un chiffre ridiculement peu élevé pour un jeune homme de son âge, il commença à ressentir dans le creux de son genou une douleur brûlante et irradiante. Ses mollets suivirent ensuite le mouvement et c’est donc à peine arrivée à la moitié du trajet qu’il dut faire une pause. Son souffle était légèrement saccadé par l’effort et pourtant il tenta de garder un minimum de dignité. Expulsant l’air vicié en dioxyde de carbone de ses poumons, il continua de mettre à rude épreuve ce qu’il restait de ses muscles atrophiés par l’excédant de drogues en tout genre. Une fois arrivé en haut, il se félicita cependant de ne pas avoir grincé des dents une seule fois ni même avoir émit un plaintif gémissement de protestation. Il se tourna enfin, les joues rougies par l’effort, vers son interlocuteur du moment puis entama de répondre d’une traite malgré le manque d’oxygène qui se faisait méchamment sentir.

« _ Je ne suis pas ce qu’on pourrait appeler un élève assidu, cependant lorsque j’ai dis que je serais présent je déroge rarement à mes promesse…Qu’elle soit écrites ou orales. Donc j’irais en cours… Je voulais juste dire que vu mon parcours scolaire, je suis capable de lire et écrire… mais il ne faudra pas trop m’en demander en somme… »

Il sourit légèrement puis se redressa un peu. Malgré les quelques gouttes de sueur qui coulait le long de son front et collait ses cheveux blonds contre ses tempes, il ne semblait pas être trop atteint par le brutal effort qu’il avait entreprit de fournir pour explorer les lieux. Il s’autorisa à détendre délicatement un à un ses muscles endoloris avant de repartir. S’il les laissait refroidirent dans leur état actuel, il était certain qu’il allait avoir à faire aux fourbes courbatures et il n’y avait rien de plus insupportable à ses yeux.

« _ Et ne t’en fais pas… J’ai beau avoir une tête de tout ce que tu veux… Je ne cours pas après les hommes casés. Même s’ils sont sympathiques ou divinement beaux… Je ne suis pas du genre à chercher les embrouilles… Enfin pas maintenant et pas en ces lieux… »


Il lui adressa un nouveau sourire chaleureux et sympathique avant de reprendre sa marche et de le suivre dans le corridor. Par moment il croisait une ou deux personnes ce qui lui confirma enfin que le lieu n’était pas mort à son grand désespoir. Il remarqua également que beaucoup de ceux qui croisaient leur chemin étaient bien plus jeune que lui. Il se tourna de nouveau vers Setsuna et entreprit de parler d’une voix à la fois calme et étonnamment détendue car elle représentait parfaitement son état psychologique de l’instant.

« _ les dortoirs sont communs donc… mais est-ce qu’ils sont communs…mixte ? »

[HRP: A mon tour de m'excuser pour le long temps de réponse. J'espère que je serais pardonnée et que tu ne me frapperas pas toi aussi!]
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Setsuna Mudô
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MessageSujet: Re: Little crooked Houses [pv Setsuna]   Mar 26 Juil - 16:11

[ La suite du rp dans les dortoirs ; D voilà après deux mois de retard! Mais ma réponse est ici et nous sommes presque aux dortoirs x) ]


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Little crooked Houses [pv Setsuna]

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