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 #:.Ma boîte à bordel .:#

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MessageSujet: #:.Ma boîte à bordel .:#   Lun 19 Juil - 14:15

/ !\WARNING YAOI/ !\

~On commence par une petite fiction ~

Ce soir je partais pour la nouvelle pension à laquelle mon tuteur m’avait inscrit. Tout était déjà prêt, les valises étaient entreposées dans la voiture qui allait me conduire à l’aéroport. Ce n’était pas Michael, mon tuteur qui m’emmènerait à l’aérodrome, mais Axel, un vieil ami, probablement le meilleur ami que je me sois fait à Bath, d’une vingtaine d’année, en fait c’était plutôt un grand frère ... Ah … Il est vrai que nous avions fait tout les deux les quatre-cent coups, aujourd’hui il avait prévu de partir en escapade avec moi, pour la dernière fois que l’on pourrait se voir. Je ne savais même pas si je pourrai remettre les pieds en Angleterre après mes études …

Il était donc déjà dans la voiture quand je sortais de la maison de Michael que j’enlaçait avant de partir. Lui qui m’avait considéré comme son fils et à qui j’étais redevable pour m’avoir pris sous son aile, je n’aurais jamais pensé que ces adieux seraient aussi difficiles et douloureux, je me retrouverait encore une nouvelle fois orphelin. Je le lâchais en soupirant, c’était la première fois qu’il voyait ce visage de l’adolescent troublé que j’étais, il avait l’habitude de me voir comme un petit caïd qui passait son temps à critiquer la société et les défauts des autres mais aujourd’hui ce n’était plus pareil, c’était un garçon banal qui perdait son « père » une deuxième fois. Je m’installais au côtés d’Axel dont les cheveux blonds tombait sur les épaules, ses lunettes de soleil posées sur le bout de son nez, il avait une classe, même lorsqu’il troquait ses vêtements déchirés et customisé pour s’habiller normalement –à savoir Doc Martens, Jeans bleu un peu large et légèrement délavé et un T-shirt décoré de quelques pin’s et d’épingles à nourrisse- Quoi que .. En tout cas c’était vraiment soft comparé aux accoutrements avec lesquels il s’était amusé lors des quelques fêtes où j’étais présent. Une secousse me tirait de ces rêveries, nous étions déjà à l’autre bout de Bath et la vieille voiture était plongée dans le silence. Je me forçait à rompre le silence si douloureux.

- T’as rien à raconter ? Ca ne va pas ?

Pas de réponse, il continuait à fixer la route comme s’il était seul dans la voiture, seul le vrombissement du moteur et les rares aspirations des voitures en sens inverse laissaient une atmosphère lourde entre les quatre taules métalliques. Je soupirais en reprenant.

- C’est notre dernier jour ensemble … Essaie de te décoincer un peu !

- Non je n’ai rien à raconter, NON ça ne va pas et j’ai bien envie de me décoincer mais je sais pas comment !

- Mais … Pourquoi ça ne va pas justement ?

- Ca me fait chier que tu partes … Ca me fait chier de savoir que je ne pourrai pas te revoir, peut-être même plus jamais !

Mon cœur fit un bon, j’aurais préféré ne pas savoir cela. J’étais vraiment mal, lui aussi d’ailleurs. Nous étions maintenant sur une route de campagne et la voiture pila net. Je relevais mon village vers celui d’axel, ses cheveux tombaient sur son front et il avait ôté ses lunettes noires. Il me posa une main sur l’épaule et me fit signe de sortir de la voiture. Curieux je m’exécutait et alla m’asseoir de l’autre côté d’un muret d’un pré probablement en jachère (C’est à dire : pas du côté route xD). Il sortit quelques secondes après moi et vint s’installer à côté de moi, sortant de sa poche des feuilles grisâtres et posa un bouquin sur ses genoux.

- T'es fou ! Si les flics passent on est morts !

- T’inquiète pas ! T’as une cigarette ?

Je sortais le paquet de ma poche et le lui tendait alors qu’il sortait un petit sachet d’herbe de sa poche. Ce que nous étions sur le point de faire était dangereux mais si excitant … Il avait trouvé le bon moyen de se lâcher, une dernière fois avant mon départ. Je me mordais la lèvre rien qu’en y pensant, plus rien ne serait comme avant, j’entrais dans un nouveau monde loin de mes amis, loin de l’homme qui me servait de père. Je soupirais une énième fois pour cette journée et regardait le blond aérer le tabac et le mélanger avec l’herbe. Je connaissais la procédure et sortait un ticket de bus de ma poche en le roulant assez étroitement. Il le calla à l’extrémité de la feuille et posa bien convenablement l’herbe. Il roula le tout en souriant, me le tendant en camouflant la once de tristesse qui gagnait il y a quelques secondes à peine le sourire qui se voulait être le plus amical possible.

- Au départ de mon meilleur ami avec qui j’aurais aimé refaire tout ce qui est possible en ce monde …

J’étais P1 … Je détestais l’être, le début et la fin des jokes n’étaient pas souvent une partie de plaisir mais je me laissais tenter. Je sortais mon zippo avant de passer la flamme sur le bout du stick. J’inspirais doucement en voyant le bout du joint se consumer. Quelques secondes plus tard je recrachais tout, je sentais déjà mon corps s’engourdir et je m’appuyais mollement contre mon ami qui à son tour vint s’affaler contre moi. Je souriais, l’air béat et repris une bouffée de fumée.

- Comme à la première fois ! Et avec la même personne …

- Parle pas comme ça ! On dirait un vieux couple …

Un vieux couple .. C’était un peu ça mais sans l’amour profond, ils avaient été complices dans de nombreuses bêtises, une de plus ou une de moins de toutes façons …

- Ouais ..

- Et c’est pas finis !

Il se leva maladroitement et sauta par dessus le muret pour ouvrir la porte de la voiture. Il en revint avec une glacière qu’il posa délicatement. Je le fixais avec une curiosité habituelle. Il revint s’installer à côté de moi et tira la glacière entre nous deux. Il l’ouvrit et mes yeux s’écarquillèrent en un instant. Devant nous s’étalait une bonne dizaine de bières fraîches.

- Mais … mais t’es malade !


- T’as peur ?

- Non enfin … Euh … Si on se fait tomber dessus et que je loupe l’avion tu t’explique avec Mike !

- Pas de problème, je suis majeur …

- Oui bah pas moi !

- Tu ressemble à une petite fille effarouchée …

J’ouvrais la bouche pour rappliquer mais je pris une mine boudeuse en croisant les bras sur mon torse. Encore une fois il sous entendait que j’avais le caractère d’une fillette. Comme un idiot, je me pris au défi

- Bon c’est le dernier jour … je tiens à te prouver que je ne suis PAS une jeune fille effarouchée …

Il haussa les sourcils alors que je prenais une bouteille de Guiness. Je la décapsulais en attendant le stick qu’Axel tenait encore entre les lèvres. Je grommelais en bafouillant un « A mon tour « froid qui le fit rire. Qu’est-ce qu’il pouvait me mettre mal à l’aise ce type parfois.
Je tirais mes derniers tafs avant d’écraser le filtre improvisé de notre joke de fortune, le cachant bien sous les herbes, la face chaude contre la terre humide pour éviter de foutre le feu au pré. Quelques secondes plus tard vint l’heure du cul-sec. Il frappa le culot de son bouteille sur le goulot de la mienne, faisant mousser toute la bière. J’eu le temps de murmurer un « Salaud » avant de prendre la bouteille entre mes lèvres, buvant goulûment toute la mousse qui s’infiltrait dans ma gorge. Il en faisait de même et lâcha un rot sonore peut après avoir finit sa bouteille. Je ne pris pas la peine de répondre à cet acte quelque peu … Dégoûtant.
Nous continuions à boire tranquillement, il était à 4 bouteilles tandis que je le suivais avec du retard en entamant seulement ma 3ème. L’alcool se faisait déjà un peu sentir et il ne faisais maintenant que de lâcher de petits rots, beaucoup moins audibles que le premier.

- De 1 : tu bois trop vite et en plus t’es dégueulasse …

- Hey … T’es un Punk ou t’en es pas un ?

- Ca j’en sais rien du tout …

- Rabat joie !

Il me poussa doucement et je glissais dos contre terre. Nous n’étions déjà plus dans notre état normal mais la dure réalité me maintenait encore avec une once de lucidité. Je le tirais par le t-shirt pour le serrer dans mes bras comme jamais encore je ne l’avais fait. Il se laissait faire, pas très confiant en lui même. Il m’enlaçait doucement frottant mon dos en me gardant le plus fermement contre lui pour pas que je ne retombe parterre. Il me tira pour me redresser un peu mieux et nicha son visage dans mon cou, ce qui eut pour conséquence de me faire rosir légèrement.

- A .. Axel qu’est-ce que tu fous ?

Il ne répondait pas et respirait bruyamment contre ma peau. Pendant un moment je croyais qu’il pleurait, ou que l’alcool le rendait malade, je lui tapotais doucement le dos en essayant de rester sérieux. Je sentais ses mains descendre dans mon dos et comme un crétin je ne réagissait pas, je le lui autorisais sans avoir de raisons, j’aurais plutôt toutes les raisons de le repousser d’ailleurs. Je me mordillais nerveusement les lèvres lorsqu’il passait ses mains tremblantes sous me chemisette. J’essayais alors de m’écarter mais il restait accroché à moi comme un serpent enroulé autour de sa branche. J’étais donc contraint de le laisser faire, espérant que je ne finirais pas totalement dénudé contre lui. Je fermais les yeux commençant à me faire aux caresses, mes joues probablement en feu, je posais ma tête contre son épaule en me laissant aller. Encouragé par ce laissé-allé, le blond me déposa de petits baisers dans le cou, me faisant plisser les sourcils avant de laisser un hoquet de surprise franchir mes lèvres marquées en sentant les siennes jouer avec le piercing de mon lobe.

- Axel … P-Putain à quoi tu joues … A-Arr …

Je n’eus pas le temps de finir ma phrase qu’il avait scellé ses lèvres chaudes contre les miennes. Je tentais de refuser l’accès à ses envies en me les mordillant fortement tandis que lui tentait la même chose pour me faire céder. Je parvenais ensuite à le repousser vers l’arrière. Il me fixa de ses grands yeux verts et plongea sa tête dans ses mains. Je n’osais pas le regarder dans cet état et me détournais de lui pour aller ramasser une bouteille qui traînait un peu plus loin. Profitant de mon dos tourner il vint se coller contre mon dos me faisant sursauter par la même occasion. Il mettait tout son poids pour m’immobiliser et s’accrochait à mon corps comme si sa vie en dépendait. Il défaisait les bouton de ma chemise et commençait à parcourir mon torse de ses mains. Je retenais ma respiration, trop affolé pour faire quoi que ce soit, j’étais en train de me faire peloter par mon meilleur ami. Je m’appuyais dans l’herbe sur mes coudes en enfouissant ma tête dedans, je ne pouvais pas broncher avec quelqu’un de plus lourd que moi collé dans le dos. Ses mains se séparèrent, l’une restant au niveau de mes tétons et l’autre descendant vers mon pantalon. Je paniquais de plus belle et commençait à me tortiller pour échapper à son emprise. Il me serrait de plus belle, me faisant presque mal.

- Lâche moi ! Axel ! Idiot ! H-Ha …

Il ne répondait toujours pas. Sa main droite défaisait le bouton de mon Jean, s’infiltrant dans mon vêtement. Je frissonnais en sentant sa main faire pression sur mon sexe. Je laissait échapper cette fois ci un gémissement de surprise, il prenait un malin plaisir à taquiner cette bosse qui se formait malgré moi. Je m'écorçais de rester calme, il n'était pas dans son état normal ! Pas du tout même ! Moi non plus à vrai dire, je me sentais durcir au fil des caresses de plus en plus insistantes sur mon membre. Mon boxer ne tarderai pas à me faire mal à trop appuyer sur mon gland. Je le sentais souffler dans mon cou, murmurer mon prénom, ses doigts se focalisant à la fois sur mon membre et sur mes tétons durcit, me faisant gémir sous son corps me couvrant presque totalement.

- Tu vois que tu es une fille effarouchée ?

Je grognais alors qu'il lâchait mon torse pour tirer sur mon pantalon, descendant par la même occasion le reste du tissu fin qui recouvrait mon sexe tendu. Il l'empoigna et commença des va-et-viens souples en passant sa main libre le long de ma cuise pour caresser mes fesses maintenues contre son corps qui, à première vue en profitais bien. Il la retira de mon corps pour ouvrir son pantalon qui l'oppressait déjà assez fortement et se décala légèrement pour laisser ses doigts parcourir le chemin qui le mènerait à l'objet de ses désirs. Il les glissait ensuite près de mon intimité après m'avoir légèrement écarté les jambes. Je fermait les yeux, tendus, je me laissait faire tout de même, dérangé sans pour autant avoir envie de le stopper. Il laissa s'aventurer son index en moi me faisant me raidir un peu, sa main libre commençant à taquiner mon gland enflé en le frottant avec le pouce, me faisant ainsi gémir un peu plus fortement. Il en introduit un second et commença de légers ciseaux, de mon côté je me mordais fortement la lèvre en soupirant, les joues rouges. Nous restions comme ça un moment, il avait totalement changé le ton de sa voix et était maintenant beaucoup plus tendre, me conseillant de me détendre, ses caresses étaient devenues subitement moins douloureuses, plus douces et beaucoup plus appréciables. Alors que je me détendais il retirait ses doigts avant de se masturber légèrement derrière moi. Quelques secondes plus tard je pouvais sentir son gland caresser mon intimité, il se décala une nouvelle fois et passa sous mon corps, me lâchant totalement, il ôtait son T-shirt et me fit s'installer sur lui avant de me pénétrer en douceur. Mes mains tremblantes se saisirent de ses épaules et les serrèrent fortement jusqu'à ce que la jointure de mes phalanges ne devienne blanche.. Je gémissais de douleur tandis que ses mains parcouraient mon torse pour me le masser, lui aussi avait les joues rouges, de petites perles de sueurs apparaissaient sur son front.

Je vins me coller contre son corps brûlant, nichant mon visage dans son cou en gémissant, écoutant sa respiration bruyante parfois transformée en soupirs. Son sexe butait souvent contre ma prostate me faisant crier de plaisir, murmurant parfois son nom. Je sentais mon bas-ventre chauffer dangereusement, sa main venait de reprendre la place qu'elle occupait il n'y a de ça que quelques minutes. Mon dos se courbait et se creusait au rythme des coups de butoirs de mon ami, se faisant de plus en plus profonds et de plus en plus rapides. La vague de plaisir qui me submergeait s'amplifiait, ses mains continuaient de jouer avec mon membre, me causant une douleur agréable indiquant que tout cela allait bientôt se finir. En effet, je basculait contre son corps en me déversant sur sa main, gémissant de plus belle, mon intimité devenue étroite par la rigidité musculaire qui venait d'être causée par la tension de tout mon corps avait fait jouir Axel à son tour après quelques derniers coups de reins. Il vint s'installer à côté de moi, essuyant dans l'herbe la semence qui lui coulait sur les doigts.

- C'était ... La dernière chose que je voulais vivre avec toi Kevin ...

- Ta gueule ... Parle pas comme ça ...

Je lui prenais la main en le tirant contre moi. Ma première fois aurait été avec un homme, mon meilleur ami en plus de cela. J'en étais encore choqué. Le plaisir qui avait camouflé la douleur s'éclipsa, me laissant avec elle à la suite de nos ébats.

Nous étions de nouveau replongés dans le silence, savourant la présence de l'autre avec soi, nous nous relevions pour nous diriger vers la voiture qui me conduirait à l'aéroport. Toujours ce même silence ... Ce silence qui me plongeait bientôt dans un sommeil profond, calme, j'avais fermé les yeux en oubliant le vrombissement du moteur, la respiration de Axel, la douleur qui lançait mes reins, les tremblements de la route abimée, tout ça, je ne m'en souciait plus.

Je me réveillais en sursaut en regardant autour de moi. Michael était en train de me secouer en hurlant des mes oreilles, me signalant que Axel venait d'arriver.

- Quoi ? ... Quoi il vient d'arriver ?

- Hey mais t'as bu ou quoi ? C'est aujourd'hui que tu pars pour l'école à laquelle je t'ai inscrite ...


Je fronçais les sourcils, ce n'était donc qu'un rêve ? Un maudit rêve !? Je me précipitais devant la fenêtre, la voiture était chargée et Axel se tenait appuyé contre la portière en m'attendant. Il avait ses lunettes de soleil et son T-Shirt The Exploited qu'il avait pris en double pour m'en donner un exemplaire. Je soupirais, au moins, mon rêve n'étais pas totalement prémonitoire ... Quelques minutes plus tard j'étais habillé et me tenais devant lui je lui fit une accolade, salua mon Mike et me précipitais dans la voiture en inspectant le coffre et les sièges arrières à la rechercher d'un éventuel pack de bière, mais rien à signaler, tout était normal. Il s'installa confortablement en souriant pendant que son ami le regarde en haussant les sourcils. Il mit le contact, lançant ainsi la voiture en direction de Londres afin de rejoindre l'Aéroport pour Beyond Cloud and Lolipops.

~FiIiIiIiIiIn !!~

Je pouvais pas faire plus nul xD /AVION/
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MessageSujet: Re: #:.Ma boîte à bordel .:#   Mar 27 Juil - 21:23

~Fiction- Seconde partie ~

Cela faisait quelques minutes que nous roulions et je m'étais vraiment détendu, arrêtant de penser à ce rêve qui avait troublé ma nuit. Mes pensées ne cessaient de s'égarer alors que mon regard se posait sur le blond qui m'accompagnait jusqu'à l'aéroport. Je sentais une boule se serrer dans mon ventre et me mordait fortement les lèvres, me sentant nostalgique. La voiture était habitée par l'odeur de nos cigarettes passées, des quelques joints que nous avions pu nous rouler ici même, sur la banquette arrière avec quelques bières à nos pieds. Je soupirais tristement, masquant mon souffle dépressif dans les accords légendaires de God Save The Queen pour ne pas éveiller les soupçons de mon ami qui lui chantonnait les paroles indémodables de ce cher Sid qui nous avait quitté bien des années plus tôt. C'était en quelque sortes ce qu'il adviendrait de moi.

Je regardais les paysages défiler, la route interminable qui se prolongeait devant nous et dans nos rétroviseurs, tout ce que je ne verrai plus jamais. Tout ce qui ne serait qu'un souvenir de plus, un sacrifice de plus dans ma vie. Je n'avais même pas pu remercier Michael comme j'aurai voulu le faire, lui qui s'était occupé du môme que j'étais, perdus dans cet orphelinat plein de sales gosses qui s'amusaient à brûler les pages de mes souvenirs marqués dans un petit journal qui appartenait à feu mon père. J'avais toujours leur photographie, elle ne me quittait pas. Mon portable vibrait dans ma poche, je le sortais en voyant que je venais de recevoir un message de Michael.

" Tu vas me manquer gamin ..."

Je laissais mon crâne heurter la vitre de la voiture en me mordant la lèvre. Axel tournait en vitesse son visage vers moi, visiblement inquiet.

- Vieux ? Ca ne va ...

Je lui tendais le téléphone qu'il inspecta directement, tombant sur le message de mon tuteur. Je le voyais se mordre les lèvre et fermer le clapet de mon portable avant de me le retendre pour que je l'abrite dans ma poche. Il avait compris derechef pourquoi j'étais totalement anéanti, le regard dans le vide et les yeux humides. Il n'avait pas le courage de parler. Moi je n'avais pas le courage non plus, m'efforçant de ne pas penser à l'homme qui m'avait permis de vivre cette vie.

Tout défilait dans ma tête, tout ce que j'avais vécu avec lui. Mes anniversaires, mes noël, je me souvenais même de la première fois où j'étais entré chez lui, à Bath. Je le voyais encore assis sur sa chaise à lire une petite gazette, les lunette relevée sur son nez, son bouc bien taillé et ses cheveux bruns plaqués en arrière. Sa façon de rire quand je venais le voir affolé pour quelque chose de vraiment normal, comme si je croyais que le monde allait s'écrouler ... Comme la fois où j'avais butté dans un vase en faisant un headbang ... J'avais perdu l'équilibre et il s'était retrouvé éparpillé en milles morceaux au sol; je m'étais jeté au pied de Michael en étant tout affolé en lui assurant que je n'avais pas fait exprès et que c'était un accident, j'en parlais tellement vite que j'en avais du mal à respirer. Il avait posé la main sur mon épaule pour me remettre d'aplomb et m'avais simplement dit en souriant " Ce n'est pas grave bonhomme ... Viens m'aider à ramasser". A cette pensée, mes yeux s'embuaient de plus en plus et je laissais tomber mes cheveux devant mon visage pour ne pas qu'Axel ne me voit ainsi.

La voiture sortait sur la bretelle qui allait nous conduire à Londres. Je m'approchais de l'aéroport à chaque minute qui passait. Tout ça allait bientôt finir. Je devrais effacer tout cela de ma mémoire. Maintenant, le vieil autoradio de Axel avait choisit Simple Man, de Lynyrd Skynyrd, rien de plus démoralisant. la mélodie du refrain résonnait entre mes oreilles, et pourtant j'avais l'impression de ne pas l'entendre. Mon regard se perdait sur les bâtiments qui décoraient les rues dans lesquelles je passais les trois-quarts de mes journées, a écouter de la musique avec Axel, Jimmy, Sebastian et les autres. Toute la bande allait me manquer, c'était assuré. Je regardais ces vieilles allées, les bars qui s'enchaînaient, les petits coins de verdures tous pollués par la fumée de nos nombreux joints. A côté de moi, je devinais que le blond imaginait ce que je pouvais ressentir. Il posa sa main sur mon épaule tout en murmurant.

- Soit fort ... Ca va bien se passer, ne t'en fais pas ... Envoie moi un texto quand tu seras arrivé ...

- Ne m'en parle pas s'il te plaît ...Tais toi ! Je veux pas partir !

- Mais je croyais que tu avais pris cette décision avec ton ... Enfin avec Michael ...

- Oui mais ... Je ne veux plus ...

Je l'entendais soupirer alors qu'il frottait mon épaule de sa main. Il ne savait pas vraiment où se mettre face à ma réaction quelque peu lâche, bien que normale. Il était logique de ne pas vouloir laisser con passé derrière lui, surtout pas 8 ans de sa vie où l'on a appris à connaître des gens fabuleux dans des endroits fabuleux. Toutes ces fêtes, ces concerts, ces sorties, ces rigolades et ces beuveries que l'on avait organisés ensemble, tout cela partait en fumée désormais. Tout ce que je chérissais dans ma vie, mes racines, ma culture, mes amis, ma "famille", mon monde ...

Bientôt il était possible de voir les avions passer au dessus de la voiture. Au loin se dessinaient les contours de ce qui allait être le passage vers la fin de mon "moi" que j'aimais tant. Dans deux heures je serai à bord d'un avion immense qui allait m'arracher à mon pays et à ce monde qui était le mien jusqu'à présent. Je fermais les yeux en soupirant pour tenter de me calmer et plongeait dans une légère léthargie bercée par les mouvements de la voiture sur la route légèrement dégradée, ce qui suffisait à me maintenir éveillé. Je cherchais à faire le vide dans mon esprit pour pouvoir plus facilement me détacher d'Axel quand le moment sera venu. Je commençais à sentir la voiture ralentir puis tourner puis finalement s'arrêter, j'entendais les touches du clavier du portable de mon ami claquer sous ses doigts et je me détachais avant de sortir du véhicule. Il m'imitait avant d'aller ouvrir le coffre pour s'occuper de ma valise. Il m'encerclait les épaules de son bras et me recommandait de fermer les yeux, ce que je faisais immédiatement. Quelques secondes plus tard je l'entendais hurler après quelqu'un :

- Mais reste planqué Ducon !

Je fronçais les sourcils et j'ouvrais les yeux une fois que Axel m'aie donné une claque sur l'épaule pour me les faire ouvrir. Je regardais autour de mois sans comprendre avant que quelqu'un ne me saute dans le dos.

- KEV !

- Ji ... Jimmy !!??

Je me retournais pour voir le visage du jeune homme au teint allé avec une iroquoise sur la tête. J'étais heureux de pouvoir le revoir et lui sautais dans les bras pour le serrer contre mon corps. Je ne savais plus quoi dire et je chassais pendant quelques minutes la tristesse qui avait empli mon cœur il n'y a de cela que quelques minutes. Je sentais quelqu'un me tapoter l'épaule, je tournais la tête pour voir Sebastian, avec ses cheveux noirs et son sourire rassurant, comme à l'habitude. Je lui faisais une accolade amicale avant de lui demander des nouvelles depuis la dernière fois que nous nous étions vus. Derrière lui se pressaient Julian, Eric, Cyril, Ann, Steven, Roman, Alan, Stef, Loic et Alexander, tous venu pour lui souhaiter bon voyage. En voyant tous ces visages familiers se présenter devant moi, je sentais les larmes me piquer les yeux.

Jimmy : - Oh ! HEy !! Arrête tu vas pas pleurer non plus !?

Eric : - Le pauvre petit, il va pas tenir le coup ...

Julian : Allé vieux ! Soit fort ! Et ne nous oublies pas parce que nous ..

- Mais ta gueule ! Tu vois pas que ... Que je suis en train de mourir de joie parce que vous êtes tous là ? ...


Je les regardais chacun leur tour en me mordant la lèvre, tous étaient venus sous ordre de Axel, celui que je considérais comme mon grand frère. Je leur sautais dans les bras à chacun en en profitant au maximum pour me souvenir de cela comme la dernière chose importante dans ma vie. Je n'en pouvais plus, une joie intense avait pris possession de mon cœur pour chasser la mélancolie qui m'avait prise sur le trajet. Mais cette sensation n'était que de courte durée : déjà les hôtesse indiquaient le vol pour le japon, là où je devais atterrir après plus de dix heures de vol. Je les fixais, mal à l'aise, ils me regardaient fixement avant de me dire au revoir, me distribuant de petits cadeaux comme des T-shirt, des pin's et même un perfecto en cadeau, de la part de Sebastian. J'étais à la limite de pleurer et je les serrais tous une nouvelle fois contre moi avant de partir, le cœur lourd.

Quelques minutes plus tard je m'installais dans l'avion et je sentais mon portable vibrer dans ma poche, un message de Axel.

" Je n'oublierais jamais ce que j'ai vécu avec toi ... Je parle au nom de toute la bande, tu seras toujours à la maison ici et on sera toujours la pour t'accueillir vieux ! J'espère que malgré tout ce qui va changer tu te plairas là-bas. Revient nous vite ! On te souhaite du courage et de la réussite ! Tu vas nous manquer !

PS : Spartiates ! Quelle est votre profession ?"


Je souriais avant de murmurer :

- Ahou Ahou !!!

Quelques secondes plus tard l'avion se mettait sur la piste et je pouvais apercevoir sur le parking une bande de gens aux cheveux colorés et au habits en cuir me saluer avec de grands gestes, je coupais mon portable pour le vol et le rangeai dans ma poche avant de fondre en larme.

~Fin~
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